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mardi 23 septembre 2014

Etat islamique : Après l'Irak, les Etats-Unis frappent la Syrie pour la première fois

Les barbares islamistes de l'EI rassemblent contre eux 

Les appareils de l'armée américaine ont bombardé mardi les positions de l'Etat islamique (EI) en Syrie
,
 
 Décollage d'avions de chasse US, le 23/9/2014, 
contre l'organisation de l'Etat islamique en Syrie
avec la caution de leurs alliés arabes. Selon le Pentagone, les frappes ont été menées au moyen d'avions de chasse, de drones et de bombardiers. Pour la première fois au combatles Etats-Unis ont même utilisé leur chasseur bombardier furtif F-22 Raptor, l'appareil le plus sophistiqué de l'arsenal aérien américain et qui peut attaquer sans être repéré. 47 missiles Tomahawk ont également été tirés depuis des navires américains opérant dans les eaux internationales de la Mer Rouge et du Golfe persique.

Il aura suffi d'à peine 3 heures de réunion hébergée par le Quai d'Orsay à Paris, pour que les  27 pays arabes et occidentaux et trois organisations internationales s'accordent pour déclarer que l'EI (Daesh, si on parle arabe, comme Fabius) constitue "une menace non seulement pour l'Irak mais aussi pour toute la communauté internationale". Ainsi, ce front de lutte contre ce groupe djihadiste s'étend-il d'Irak en Syrie, sur le territoire de Bachar al-Assad.
Les Sunnites de Jordanie, d'Arabie saoudite, des Emirats arabes unis et du Qatar comme les Chiites de Bahreïn ont participé à ces frappes, s'est félicité le président américain, lors d'une intervention mardi après-midi.  Barack Obama a souligné que la "force de la coalition démontre clairement au monde qu'il ne s'agit pas simplement du combat de l'Amérique". En marge de l'Assemblée générale des Nations unies qui se déroule à New York, il devrait rencontrer très prochainement les responsables de ces cinq pays. 

L'impact des frappes reste indéterminé 

Les bombardements ont visé des sites d'entraînement, des centres de commandement des bases, des dépôts, des véhicules armées et des camions de ravitaillement de l'EI dans les régions de Raqa, le centre du pouvoir de l'EI au nord de la Syrie, de Deir-Ezzor et d'Hassaka au nord-est et de Boukamal au nord du pays.

D'après le Pentagone, ces cibles ont été détruites ou endommagées et environ 120 djihadistes ont été tués au cours des frappes selon l'Observatoire syrien des droits de l'Homme. 

Retour de la Syrie dans le concert international... 

D'après le département d'Etat américain, Damas n'a pas été prévenu des frappes de la coalition. "Nous n'avons pas donné de notification à l'avance aux Syriens, ni donné d'indication sur le moment des frappes ni sur les cibles spécifiques", a affirmé Jennifer Psaki, la porte-parole du département d'Etat, tout en précisant que Washington avait informé Damas de son intention d'agir il y a quelques jours. Bachar al-Assad devient ainsi un interlocuteur honorable.   

Bachar el-Assad a déclaré pour sa part soutenir tout "effort international» contre le terrorisme. "La Syrie continuera avec fermeté la guerre qu'elle mène depuis des années (le début du soulèvement populaire remontant en effet à 2011) contre le terrorisme takfiri [extrémistes sunnites]3, a affirmé le président syrien. Leur idéologie exige l'élimination de tous les non-musulmans, notamment les viols, meurtres par égorgement et toute atrocité, parfois filmée.

En Iran, Téhéran ne partage pas la position conciliante de Damas. 
Le vice-ministre des Affaires étrangères iranien, Hossein Amir-Abdollahian, a dénoncé l'action militaire des Américains et de leurs alliés "sans avoir la permission du gouvernement de ce pays et sans respecter les lois internationales (...). La bataille contre le terrorisme ne peut pas être un prétexte à la violation de la souveraineté internationale."

La France n'a pas participé à ces frappes 

Djihadiste auprès d'une épave d'avion syrien 
abattu par EI, à Raqa, le 16 septembre 2014
"La France n'a pas peur", selon les termes de B. Cazeneuve à l'annonce de la prise en otage d'Hervé Gourdel, un ressortissant français en Algérielundi, par un groupuscule lié à l'EIDans la nuit, l'Elysée s'est donc empressé de déclarer que la France n'a pas pris part aux frappes. Les barbares islamistes ont en effet menacé d'exécuter leur prise dans les 24 heures si la France n'arrête pas ses frappes en Irak aux côtés des Etats-Unis.
L'EI n'était pas la seule cible visée par les Américains. Ils ont aussi frappé, seuls cette fois, le "groupe Khorassan" (du nom du territoire qui inclut l’Afghanistan et l’Iran moderne), formé d'anciens combattants d'Al-Qaïda aux alentours d'Alep (Syrie) et qui, selon Barack Obama, préparait "une attaque imminente contre les Etats-Unis et les intérêts occidentaux". "Tous ceux qui veulent frapper l'Amérique ne trouveront refuge nulle part", a une nouvelle fois averti le président américain.

L'EI appelle au meurtre 

Plusieurs dizaines de pays ont offert de participer d'une manière ou d'une autre au combat contre le groupe extrémiste sunnite annoncé par Barack Obama le 10 septembre et fédéré le 15 septembre à Paris lors d'une conférence pour la paix et la sécurité en Irak. 
Dimanche, le président américain a appelé à élargir la coalition contre le califat
En représailles, l'EI a appelé lundi ses fidèles, dans un message publié en plusieurs langues, à tuer les citoyens - notamment américains et français - des pays appartenant à la coalition internationale.

Quelques heures plus tard, le groupe djihadiste algérien "Jund al-Khilafa", qui a fait allégeance à l'EI, a revendiqué dans une vidéo l'enlèvement d'un Français, enlevé dimanche soir à Tizi Ouzou, à 110 km à l'est d'Alger. "Je laisse à Hollande, le président de l'Etat français criminel, le soin d'arrêter les attaques contre l'Etat islamique dans les 24 heures qui suivent la publication de ce communiqué ou son ressortissant Hervé Gourdel sera égorgé", déclare l'un des deux hommes armés qui entourent Gourdel dans cette vidéo.

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