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jeudi 18 septembre 2014

Conférence de presse: Hollande a enfilé les lapsus

Le président contrôle-t-il quoi que ce soit?

Le président de la République a dû se reprendre plusieurs fois pendant son préambule

   
François Hollande est apparu plus emprunté que d'habitude pour les premières minutes de sa quatrième conférence de presse. Attaché à ses notes, les traits souvent crispée et la sueur inondant son visage, le président a même fait plusieurs erreurs pendant son discours préliminaire.

Au sujet de l'utilisation des armes chimiques en Syrie, François Hollande a confondu Irak et Syrie, évoqué le pays en parlant du "régime de Sa… Bachar Al-Assad", évoquant involontairement l'ancien président irakien Sadam Hussein, qui avait également  utilisé des armes chimiques contre les Kurdes. Le lapsus du chef de l'État est d'autant plus embarrassant, au retour du Proche Orient sur lequel il comptait tant pour se donner de l'épaisseur politique... 

S'étalant longuement sur la situation internationale dans cet espoir d'une construction de stature, François Hollande n'a réussi qu'à démontrer qu'il ne maîtrise pas, là non plus,  son sujet. "Je reviens d'Iran… euh d'Irak." Il a en effet voulu également parler de l'Irak, mais c'est l'Iran qui est venu à son cerveau surmené. 

Le président de la République s'est aussi trompé sur l'Afrique
Il a fait une annonce pour les malades d'Ebola. "La France va agir en installant un hôpital en Guinée équatoriale… Euh Guinée forestière". La Guinée forestière est une région du Sud de la République de Guinée, foyer principal de l'épidémie.

Moins perturbé au fil de la conférence de presse

Il a de nouveau plaisanté sur son rapport à la pluie. Glissant sur la foudre qui s'était abattu sur son avion pour Berlin, lors de son premier déplacement présidentiel, le contraignant à rebrousser chemin, mais il a évoqué les averses qui se sont abattues sur lui, sans parapluie sur l'île de Sein, pendant son discours, donnant l'image d'un chef de l'État prenant l'eau. Cherchant à se détendre, il a glissé: "En tant que président de la République, je ne peux pas arrêter la pluie," a-t-il lâché, insistant sur ses limites, mais aussi sur son imprévoyance. "Je ne peux pas la provoquer, même si certains ont pu émettre cette hypothèse ...", a insisté le flagellant.

François Hollande a également ironisé sur le revirement de la presse. 
"La presse est libre, nous le voyons tous les jours. En tout cas moi", a fustigé le président de la République, en retour. Les media qui l'ont porté apprécieront l'ingratitude de leur poulain de 2012.
  
Il a enfin joué de son pouvoir lorsqu'il a évoqué le service militaire. Marquant un léger silence un brin sadique au beau milieu d'une phrase, François Hollande a laissé planer le suspense sur la fin de sa réponse, laissant croire à un possible retour du service militaire. "Le service militaire a été supprimé,... il ne sera pas rétabli. Mais le service civique est une grande idée." Les candidats au djihad devront donc aller canaliser leur violence en Syrie, à moins que ce ne soit en Irak ou en Iran: demandez au président !

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