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jeudi 3 juillet 2014

Pour la fin du syndicalisme chez les magistrats

La justice, suspectée à la 4e mise en examen d'un président de droite... 

Haro sur les présidents UMP
Les précédents

Jacques Chirac a été mis en examen à deux reprises, en octobre et en décembre 2009, dans une même affaire d'emplois fictifs au RPR pris en charge par la Mairie de Paris. La méthode sera affinée.

Nicolas Sarkozy a été mis en examen dans l'affaire Bettencourt en 2012: en 2013, une décision de non-lieu est rendue en faveur de Nicolas sarkozy. Mais la justice militante se défend aujourd'hui de chercher à abattre l'ex-président Sarkozy, tout en poursuivant son oeuvre en juillet 2014, avec une mise en examen suivie d'une garde à vue théâtralisée par la presse engagée.
Cet obsession de la faute présumée des présidents de l'UMP éveille évidemment des soupçons naturels, puisque les socialistes Mitterrand et Jospin n'ont jamais été incriminés, s'il est vrai que le premier est décédé avant de pouvoir se défendre des accusations multiples dont il reste l'objet.

Henri Guaino dénonce un comportement militant des magistrats syndiqués
Les termes à dessein infâmants de la mise en examen de Nicolas Sarkozy suscitent l'indignation de son ancien conseiller, ce jeudi, au lendemain de l’allocution radiotélévisée de Nicolas Sarkozy. La mise en examen de celui-ci pour "corruption active", "trafic d’influence actif" et "recel de violation du secret de l’instruction" est exceptionnellement humiliante: on peut dire à charge, tant elle est antinomique de la présomption d'innocence, dans le public. 

Henri Guaino réclame la suppression de la syndicalisation

Elle conduit en effet à placer au-dessus des lois des fonctionnaires non-élus, à la différence du président de la République issu du suffrage universel. Une niche juridique qui, comme celle des journalistes, discriminent les citoyens entre eux: le peuple de France ordinaire et son aristocratie. Comment dès lors peut-on exiger qu'un chef de l'Etat soit traité comme un citoyen ordinaire si ses juges ne le sont pas ?

Après le juge Gentil et la juge de Nanterre Isabelle Prévost-Desprez (mise en examen), les cas malheureux se multiplient et jettent la suspicion sur le milieu. Le quotidien gouvernemental Libération va répétant maintenant son sentiment que "le fait que la juge Claire Thépaut soit membre du Syndicat de la magistrature ne remet en aucun cas en cause son impartialité", mais une telle assertion demanderait à être étayée, puisque la réalité des faits de l'actualité contredisent les grands principes et la déferlante des déclarations de la gauche présidentielle.

Michel Sapin promet: "on va s'occuper des... par videomaniac
 
Bien qu'ultra minoritaire, le syndicat de la magistrature (SM), est très actif, voire combatif et même vindicatif. On le dit pudiquement "classé à gauche", mais on aura noté que ces juges-là ne montrent pas leurs visages? C'est ainsi le cas des trotskistes dont la plupart renonçaient jusqu'à peu à nombre des responsabilités communes, telles que médiatiques, voire familiales, pour se consacrer à leur sacerdoce révolutionnaire. Pour le justiciable, la juge Claire Thépaut, l'une des deux juges d'instruction qui a mis en examen l’ancien président de la République, est une fiche assez vide (42 ans). Delà à parler de "discrétion", il faut être syndicaliste dans la lumière pour l'affirmer sans ciller.

Pourtant, quand la juge transparente communique, c'est avec le site trotskiste ...Mediapart. Pour sa défense, Le Monde soutient que Mme Thépaut n'a pas publié une "tribune": jouant sur les mots, il explique qu'elle a en réalité répondu à des questions lors d'un reportage du site d'information au tribunal de Bobigny, où elle travaillait. 
Le reportage est lisible ici en intégralité."Et voici l'intégralité des propos de Mme Thepaut dans le reportage, qualifiés de violemment [sic] hostiles à Nicolas Sarkozy par les sarkozystes. On a vu critiques plus directes et plus acerbes" [notamment celle de Matthieu Bonduelle (SM, également): pourquoi ne pas le citer et en donner copie "intégrale": accessible dans le blog PaSiDupes...], commente le journal, comme si il y avait un quelconque intérêt.
Ce qui est certain, c'est que nous aspirons tous à retrouver du calme, de la sérénité et de la confiance (...) Puisque la Seine-Saint-Denis est devenue le symbole de la délinquance urbaine, raison de plus pour que l'on nous accorde du respect et des moyens. Etre taxés de juges rouges quand on ne fait qu'appliquer les textes de loi, ce n'est pas normal, lance la magistrate [sans évoquer le droit revendiqué d'"interpréter" la loi...]. Certains ont voulu nous opposer aux policiers, alors qu'ils sont performants et qu'ils travaillent dans des conditions difficiles. Eh bien il faut maintenant que la justice retrouve son rang face au ministère de l'intérieur, et que la séparation des pouvoirs soit enfin respectée. (...) Je ressens une certaine défiance du parquet [un sentiment qui mériterait d'être documenté] vis-à-vis des juges d'instruction, à qui l'on confie de moins en moins de dossiers ces dernières années, même dans les affaires criminelles » (...) « Nous étions 16 juges d'instruction en 2007, et nous ne sommes plus que 12 aujourd'hui. Même les policiers s'en plaignent [porte-parole de la police, aussi?]: il serait plus simple pour eux d'avoir le juge d'instruction comme seul interlocuteur, avec un cadre procédural simple, celui de la commission rogatoire, plutôt que d'avoir affaire à plusieurs magistrats du parquet. »
C'est cette organisation syndicale - le SM - qui était intervenue dans la campagne présidentielle en mai 2012

Elle avait publié une lettre ouverte incendiaire à Nicolas Sarkozy dans laquelle le SM - qui se prétend non politique et peu enclin à une justice partisane - accusait le président d'avoir "dégradé la loi", "travesti la réalité judiciaire" et "dénigré le travail des professionnels de la justice". Dans cette lettre, les magistrats concluaient par "un appel à voter [contre] lui au second tour de l'élection présidentielle".

"Dans n'importe quel autre pays démocratique (...), un tel juge n'aurait pas pu s'emparer de ce dossier", explique Daniel Fasquelle, député UMP du Pas-de-Calais, ce mercredi sur BFMTV. La dame ne l'a pas refusé. La suspicion légitime qui la frappe ne l'incite pas à renoncer à la mission qui lui est confiée. Qui a pris cette responsabilité?

Le SM a constamment sali le milieu judiciaire

Chacun garde ainsi en mémoire l'outrageant comportement de ces magistrats sectaires jusque dans les locaux mis à disposition par le ministère. En avril 2013, la découverte d’une vidéo montrant un "mur des cons" qui épinglait des hommes politiques (surtout de droite), des intellectuels et des journalistes, avait suscité la réprobation générale et jeté l'opprobre, non seulement sur le SM, mais la corporation entière et la Justice aux yeux des justiciables.

Les mauvaises manières et les règlements de comptes continuent 
"Le système judiciaire français est pourri par le syndicalisme, qui est devenu l'un de ses plus grands maux", dénonce Henri Guaino, jeudi matin, sur BFMTV.

Le corporatisme des juges est contradictoire d'une justice sereine
C'est la protection du citoyen qui est en cause contre l'arbitraire. Malgré son obligation de solidarité, Christophe Regnard, président de l'USM, largement majoritaire et de sensibilité de gauche, est mitigé sur la défense de son rival, si petit soit-il.
VOIR et ENTENDRE C. Regnard se retrancher derrière des principes visiblement bafoués, rempart des magistrats inquiets, et conseiller sereinement aux plaignants d'entamer le parcours du combattant des recours en justice... 
Dans cette intervention auprès de JJ Bourdin ce matin, le syndicaliste va même jusqu'à balayer le principe de présomption d'innocence quand il devrait s'appliquer à Sarkozy, simple justiciable:  

H. Guaino ne manque pas d'éléments justifiant sa demandede  la suppression du droit à se syndiquer pour les magistrats

"Il faut supprimer le syndicalisme dans la magistrature, et puisque c'est un principe constitutionnel, il faut faire un référendum pour que ça ne soit possible ni dans l'armée, ni dans la magistrature." 

Dans Le Figaro, le député Eric Ciotti rappelle qu'il a déjà déposé une proposition de loi en ce sens à l'Assemblée nationale, "pour que les Français soient convaincus de l'impartialité de la justice". 
Nadine Morano abonde aussi dans ce sens.
Faudra-t-il, à défaut, que les juges soient élus ?

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