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lundi 7 juillet 2014

La conférence "sociale" ouvre alors que bloque le dialogue avec les intermittents ou la SNCM

Les principaux syndicats contestent la ligne et la méthode Valls
La CGT et FO s'orientent vers un refus partiel
Alors qu'en deux ans le président socialiste ouvre la troisième conférence sociale du quinquennat ce lundi: à l'ordre du jour de ces deux journées de négociations, le pacte de responsabilité, le contexte socio-économique est plus que défavorable avec l'explosion du chômage et de fortes tensions sociales, notamment à la SNCM ou le climat est aux heurts plutôt qu'à la concertation, les syndicats les plus conservateurs accusent le gouvernement de céder aux injonctions du patronat. La grand-messe annuelle s'ouvrira lundi en début d'après-midi au palais d'Iéna par un discours du président de la République qui aura auparavant entendu les partenaires sociaux dans un débat centré sur le pacte de responsabilité.

Valls peut-il faire encore longtemps sans la CGT et FO ?

Le Premier ministre clôturera la rencontre comme si de rien n'était mardi.
Il fixera la feuille de route sociale de l'année à venir, sans tenir compte des syndicats récalcitrants, alors que les pseudos rebelles de l'Assemblée se sont rangés, le gouvernement sera omniprésent. 
Neuf ministres présideront mardi matin sept tables rondes, axées en particulier sur l'emploi et le pouvoir d'achat. Mais des menaces de boycottage planent sur la rencontre : les mesures annoncées mercredi par Manuel Valls, notamment sur la pénibilité, qui répondent aux voeux du patronat, mais à la demande des syndicats, ont mis le feu aux poudres.


Quand Hollande se prend un râteau de la CGT

Thierry Lepaon, numéro un de la CGT, syndicat d'extrême gauche, a annoncé qu'il participera finalement à la réunion lundi avec François Hollande - car "débattre avec le président de la République est un acte républicain" -, mais il a conditionné sa participation mardi aux réponses que le gouvernement apportera aux revendications de la CGT. 
"Il n'est pas question de cantonner les syndicats dans un rôle de figuration", a prévenu Thierry Lepaon qui a pris "contact" avec ses homologues de FO et de la CFDT. Dans une lettre adressée au numéro un de la CGT en réponse à sa demande de clarification, le président Hollande a affirmé que "le dialogue social est la meilleure voie possible pour le redressement" du pays et que celui-ci est basé sur "le respect de tous les partenaires sociaux". Thierry Lepaon n'a pas été "rassuré" par cette courrier.
"Chacun est libre et a le sens des responsabilités", raconte Michel Sapin. L'enjeu pour tous, c'est de porter leurs propositions et de voir leurs propositions retenues", estime-t-on au ministère du Travail. 

Mais le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, est dans le même état d'esprit que son homologue de la CGT. Il participera à la rencontre avec le président Hollande, mais pour la journée de mardi il "n'exclut rien". La direction de FO "décidera de sa position lundi, mais ce dont je suis sûr, c'est qu'on marquera le coup, d'une manière ou d'une autre", a-t-il dit. "Notre comportement ne peut plus être le même que celui qui était prévu avant la déclaration de Manuel Valls", a-t-il expliqué.

La CFDT maintient son allégeance au gouvernement
L'Union syndicale Solidaires avait déjà annoncé jeudi le boycottage de la rencontre : "La grande conférence sociale pour l'emploi... sans social et sans emploi, ce sera sans nous !"
Le gouvernement pourra en revanche compter sur la présence de la CFDT qui suce la roue de Hollande et ne communique pas. "La CGT nous a contactés", mais "nous avons expliqué que notre stratégie est de pousser pour obtenir des contreparties au pacte de responsabilité. Nous n'allons pas quitter la conférence", a affirmé Véronique Descacq, numéro deux de la CFDT.
"Nous misons toujours sur le dialogue social comme la clé de voûte capable pour mener des changements profonds dans le pays. La conférence sera une occasion de mesurer que c'est toujours possible", a-t-elle parié.

Le syndicat socialiste ne sait plus à quel saint se vouer
Les mesures annoncées par le Premier ministre avaient d'abord suscité la colère spontanée du leader de la centrale, Laurent Berger, qui avait dénoncé un "coup porté" au dialogue social. Mais il a fini par retourner à la soupe.

Après avoir brandi la menace d'un boycottage, les organisations patronales (Medef, CGPME, UPA) se sont ravisées
Elles se disent aujourd'hui satisfaites des annonces du Premier ministre. D'autres seront également présentes : UNAPL, FNSEA, UDES.

Valls promet un "bilan" des engagements

Dans un contexte particulièrement défavorable, plombé par les errements politiques du président Hollande, un deuxième premier ministre en deux ans, et une croissance atone, un chômage record touchant 3,38 millions de familles (sans compter l'Outre-mer qui fait grimper la courbe à 6 millions) et sur fond de conflits sociaux, les marins de la SNCM ou les intermittents du spectacle, le gouvernement table sur le pacte de responsabilité pour sortir le pays de l'ornière.

Mais après avoir répété en juin sur France Info sa détermination à ne pas céder aux cheminots, avoir jugé que le mouvement des intermittents " à bout de souffle" et avoir annoncé que la gauche "peut mourir", Manuel Valls a promis de procéder à un "bilan" des engagements pris par le patronat - tout en négociant avec - en matière d'emploi et d'investissement avant de lui accorder de nouvelles aides dans le cadre du pacte. 

La conférence sera d'ailleurs l'occasion de "faire le point" sur les avancées dans les branches professionnelles. L'apprentissage devrait être un autre sujet fort. 

Plus cynique que Valls et la gauche, tu meurs...
"Je dis aux organisations patronales, la balle est dans votre camp", leur a-t-il lancé jeudi, alors que les négociations dans les branches professionnelles sur le pacte sont encore balbutiantes du fait de syndicats hostiles au dialogue.  La conférence doit donner le coup d'envoi de négociations sur la modernisation du dialogue social...

La conférence sera d'ailleurs l'occasion de "faire le point" sur les avancées dans les branches professionnelles. L'apprentissage devrait être un autre sujet fort. 

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