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samedi 12 juillet 2014

C'est çà, supprimons le défilé du 14 juillet !

"Raisonnement" paradoxal de Gattegno, porte-parole d'Eva Joly

J.-J. Bourdin sert d'ampli à Hervé Gattegno
Bien propre sur lui,
à l'extérieur
Et Gattegno sert la soupe de la bi-nationale Eva Joly, altermondialiste  
Editorialiste dans la matinale de Jean-Jacques Bourdin, Bourdin & Co sur RMC, où il tient une chronique quotidienne nommée Le Parti Pris de Gattegno, est un ancien collaborateur du quotidien Le Monde (1992-2007) et rédacteur en chef de la cellule investigation (France) à l'hebdomadaire Le PointIl est réputé proche de Nono Montebourg, jusqu'à peu et (provisoirement, sur la ligne Valls). Sur ses vieux jours, il collabore à Vanity Fair, un magazine d'origine américaine.

Nous célèbrerons lundi la fête nationale, fait remarquer Bourdin à Gattegno, et vous voulez profiter de cette perspective pour lancer un coup de gueule – le dernier avant les vacances.

Au contraire, c’est une idée qui irait dans le sens d’une meilleure défense de la patrie [pour autant qu'elle soit menacée] puisque notre bataille principale, elle se mène sur le front des déficits publics et de la dette extérieure. A côté de cette menace-là, la parade annuelle de nos armées est inutile et anachronique – il n’y a plus que les dictatures qui le font. C’est un déplacement de force déplacé. Et une démonstration de force gratuite qui est plutôt coûteuse (en argent, en temps et en carburant – sans parler de l’empreinte carbone) [ce défenseur de la "patrie" est un tantinet mesquin, lui qui ne mégotte pas sur les créations de postes de fonctionnaires...]. Donc on pourrait s’en dispenser sans transformer la fête nationale en défaite nationale. [journaliste visiblement besogneux refaisant un Victor Hugo hostile à Napoléon III, talent en moins] 

Est-ce qu'on ne peut pas quand-même considérer que le symbole républicain du 14 juillet doit rester au-dessus des considérations matérielles et budgétaires ?

D’abord, il faut dire que le symbole a été perverti. Le défilé du 14 juillet a été inventé en 1880 pour afficher le redressement militaire de la France [ce qui n'est pas négligeable], 10 ans après la défaite de Napoléon III contre la Prusse –avec l’objectif de reconquérir l’Alsace et la Lorraine [sur l'Allemagne]. De là vient l’esprit martial [de moins en moins vrai, notamment depuis les divertissements de la Place de la Concorde, telle l'animation assurée par les parachutistes: dommage pour le raisonnement daté du journaliste] de ce défilé, encore accentué après 14-18. Alors qu’à l’origine, le 14 juillet est une fête de paix et d’unité nationale qui n’a rien de militaire [occasion d'oecuménisme international - en 1994, des soldats de l'Eurocorps, dont des soldats allemands, ont participé au défilé à l'invitation de Mitterrand, président socialiste - et de réconciliation des armées: trois militaires algériens sont invités en 2014: dommage encore pour la démonstration à nouveau partiale du journaliste]: on célèbre la fête de la Fédération (1790) et non la prise de la Bastille – c’est le moment où Louis XVI accepte la République [Et, faut-il le rappeler à certains, les troupes saluent le président de la République, chef des armées]. Ça veut bien dire que notre défilé de soldats, de chars et d’avions de chasse marche en réalité… à contresens. [de l'Histoire? Nous y voilà! Mais le propos de Gattegno est coupable d'une autre déviance. Depuis de nombreuses années, sans remonter à l'enfance de Gattegno, d'une part notre armée fait assez peu la guerre puisqu'elle reçoit des missions humanitaires, de soutien aux pays amis menacés et de rétablissement de la paix. Sans remonter à 1790, elle est placée sous la responsabilité d'un ministre, non plus de la Guerre (jusqu'en 1945) ou des Armées, mais de la Défense (nationale, 1947)... Quant au défilé  -honni par Eva Joly et Gattegno et qualifié de "guerrier" par le Verts parisien, Sylvain Garel-   il rend les honneurs aux morts, civils et militaires, mais rend aussi hommage aux écoles de police, ainsi qu'aux corps non-combattants, tels les services sanitaires et les sapeurs-pompiers.] 

Politiquement, l'idée de supprimer le défilé n'a été défendue que par les écologistes (dont Eva Joly pendant la présidentielle de 2012) et le défilé est une manifestation très populaire. Est-ce que ce n'est pas vous qui êtes à contresens ?

En France, il y a une telle dévotion envers la chose militaire que toute idée de restriction est assimilée à de la propagande séditieuse [un chouïa excessif, l'élégant Gattegno!]. Le PR décide seul d’engager nos troupes en Afrique, les généraux exigent dans la presse la sanctuarisation du budget de la défense (alors qu’on ferme des tribunaux et des écoles [et Hollande ne crée plus de postes dans l'Education? C'est un scoop!], tout le monde se met au garde-à-vous [Gattegno n'aime-t-il donc pas les masses populaires?]. Mais en Espagne, au Portugal, en Italie, les défilés ont été réduits (et même supprimé en Grèce). Et il n’y en a pas en Allemagne ni dans les pays nordiques [Et pas de parade militaire au Royaume Uni, donc]. Chez nous, la seule raison qui aurait pu faire reporter le défilé (pas l’annuler), c’était que les Bleus gagnent la coupe du monde (le 13), pour laisser les Champs-Elysées aux supporters [Hollande aurait bien déplacé la date du 14 juillet pour convenances personnelles: il aurait tant eu besoin de se faire mousser auprès des Bleus!]. Ça relativise quand-même le caractère sacré de ce rituel républicain… [Il ne croit pas si bien dire, notre intelligent de la semaine].

A ce propos, l'annonce des économies dans les ministères montre que la défense n'a pas été entièrement épargnée. C'est une décision logique de M. Valls ?

Bien sûr. L’armée doit participer à l’effort de redressement des comptes publics [le malin de service est prêt à abandonner les pays africains qui appellent leur ex-puissance coloniale au secours]. Cela dit, les restrictions imposées à la défense sont surtout des suppressions de postes. Mais la bataille budgétaire a donné lieu à de grandes manœuvres et aussi de petites : le financement des opérations extérieures est prévu sur une ligne à part et Bercy a intégré des recettes qui viennent de cessions d’actifs militaires qui n’ont pas encore eu lieu… Donc c’est un budget en tenue de camouflage. Et les généraux n’ont pas fini de défiler… à l’Elysée et à Matignon. [C'est ainsi tout une institution que veut brader le collaborateur de Vanity Fair: plus de dépendance à l'OTAN (et donc aux USA) et d'allégeance à l'ONU, tels sont les ambitions des altermondialistes pour notre pays

VOIR et ENTENDRE Bourdin poser les questions rédigées par Hervé Gattegno, lequel lit ses notes, sujet sensible oblige:


Qu'il soit au Nouvel Obs ou à Libération, nul doute qu'un Laurent Mouchard-Joffrin  est sur la même ligne...



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