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vendredi 27 juin 2014

Chômage: le gouvernement fait "fausse route", observent les syndicats

Les syndicats constatent, bras ballants

Le gouvernement n’a toujours pas inversé la courbe…



Ce nouveau coup dur est plus dur pour les Français que pour le gouvernement de Manuel Valls. Lui-même n'a pas pu camper sur le déni, admettant que ces chiffres sont "mauvais", mais ajoutant après plus de deux années d'hollandisme zigzagant qu’il n’y a pourtant "pas de fatalisme"
Et Valls nous met tous en cause. "L’heure est à l’action et c’est la responsabilité de tous", a-t-il affirmé en tant que premier ministre, en marge d’une visite d’une friche ferroviaire à Paris. Les responsables sont pointés du doigt. "Je compte sur les entreprises de France, avec les moyens que nous allons leur donner, la baisse du coût du travail, la baisse de la fiscalité", pour inverser la tendance, a-t-il estimé à son tour, après Ayrault.

L'opposition s'exaspère

Le premier secrétaire coopté du parti présidentiel, Jean-Christophe Cambadélis, a évidemment relativisé la responsabilité de l’actuel gouvernement dans ces chiffres. "A partir du moment où il n’y a pas de croissance, il est presque impossible d’inverser la courbe du chômage", a-t-il avancé sur i-télé (groupe Canal+). Sauf que le gouvernement est aussi responsable de la non-reprise de la croissance...

De son côté, François Fillon (UMP), s’est interrogé sur son blog: "Quel niveau de chômage faudra-t-il atteindre pour que le président de la République comprenne que sa politique ne marche pas et que notre système est bloqué depuis des décennies?"

Pour le FN, "le gouvernement s’obstine dans ses erreurs et sombre dans le déni»". "Déni quant aux effets désastreux de la politique qu’il conduit, et déni de sa responsabilité particulière, en refusant de s’exprimer, et donc de présenter aux Français la réalité de la situation du chômage dans notre pays", a réagi le parti politique d’extrême droite dans un communiqué, taclant au passage le ministre du Travail, François Rebsamen, qui a refusé d'assumer les chiffres du chômage en les commentant. D'ailleurs, si Michel Sapin continue à annoncer les mauvais chiffres, il a également cessé de les analyser. 

Passivité des syndicats réfugiés dans le "ministère" de la parole  

Pour le numéro un de FO, Jean-Claude Mailly, le gouvernement devrait se demander s'il ne fait pas "fausse route". "Quand il n'y a pas de croissance économique, il ne faut pas s'étonner de la hausse du chômage. La question qu'il (le gouvernement, ndlr) devrait se poser c'est : "Est-ce que je ne fais pas fausse route sur ma politique économique, est-ce que je ne dois pas changer de politique économique?"", a-t-il mollement déclaré sur LCI.

La CGT parle d'"urgence sociale". "Le gouvernement admet que ces chiffres ne sont "pas bons" [pour ne pas dire mauvais?] (...) il s'obstine pourtant à poursuivre une politique économique et sociale en totale opposition avec le besoin de relancer la consommation par l'augmentation du pouvoir d'achat des salaires et des pensions des ménages et des investissements". "Il n'y a pas un sou pour aider les salariés les plus en difficultés, mais 30 milliards d'euros sont accordés aux entreprises sans contrepartie pour les salariés", dénonce sans relâche le syndicat anti-libéral d'extrême gauche.

La CFDT, qui pourtant accompagne le pouvoir PS, a jugé "les chiffres alarmants"Partisane du voeu pieux, elle appelle le gouvernement à "redoubler d'efforts pour l'emploi"...

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