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mercredi 28 mai 2014

La déroute du PS aux Européennes pose le problème Hollande

Les députés socialistes accusent mal le choc de la sanction populaire
Les députés socialistes ont exprimé mardi leur traumatisme
en présence d'un Manuel Valls grave, qui a appelé à "faire bloc",  après l'onde de choc des européennes avec un score PS historiquement bas de 14%, certains sont allés jusqu'à évoquer "un problème" François Hollande. L'ensemble de la gauche ne totalise que 30%, quand -à lui seul- le FN atteint 25%.  

Revenu devant le groupe PS de l'Assemblée pour la énième fois depuis son arrivée à Matignon, le Premier ministre a plaidé pour ne pas renoncer. Les mains vides, il a appelé les députés de la majorité meurtrie à la "responsabilité" et à "écouter les Français", en rejetant la "démagogie" et en obtenant des résultats !
Dans le huis clos de la réunion socialiste, Manuel Valls a exclu toute "alternative" à gauche de la politique du gouvernement, vu les mauvais résultats des écologistes radicaux d'EELV (8,95%) et du Front de Gauche (6,33%, communistes et Parti de gauche de Mélenchon, réunis), mais a une nouvelle fois évoqué "plus de justice sociale", une baisse des impôts amplifiée "dès l'automne" ou "une France qui se bat au niveau européen".

Dans l'hémicycle, il a été appelé six fois pour les questions d'actualité.
Une trentaine de députés a pris la parole deux jours après ces européennes calamiteuses. Pour le chef de file des députés Front de Gauche, André Chassaigne, "à force de renoncements aux promesses de campagne, François Hollande et son gouvernement portent la responsabilité du cataclysme électoral de dimanche".

"Un silence de mort" a suivi l'intervention du premier ministre, tant les inquiétudes sont profondes et tandis que quelques godillots continuaient à opiner.

"Un problème" dans la relation entre François Hollande et les Français a été souligné par l'élu PS de Lens (Pas-de-Calais), Guy Delcourt, un soutien de Jean-Pierre Kucheida et de Gérard Dassonvalle, deux élus socialistes condamnés en justice.

"L'intervention en décalage du président" à la télévision nationale lundi soir n'a fait qu'exaspérer d'autres députés, aux dires d'un élu.
"En donnant le sentiment de fermer la porte (à tout changement), le président a tiré la plus mauvaise des leçons de ce scrutin", a dit aux journalistes Pascal Cherki. Pour ce membre de l'aile gauche, comme le ministre de l'Education, Benoît Hamon,  "le roi est nu".

Le PS se projette douloureusement dans la présidentielle 2017

L'un des vice-présidents du groupe, Olivier Faure, s'est épanché devant ses camarades, estimant que les socialistes ne sont pas assurés d'être au second tour de la présidentielle de 2017 et a insisté sur la nécessité vitale de préserver l'unité.

Quant au premier secrétaire intérimaire du PS, Jean-Christophe Cambadélis, il a insisté sur "la responsabilité" de la gauche au pouvoir pour contrer l'extrême droite, rappelant qu'il y a trois-quart de siècle des Français avaient cru "un temps" que "Pétain les protégeait".

Michel Liebgott, député PS de la Moselle écrasée de chômage, est celui qui a tenté de dévier l'attention de l'échec socialiste, estimant que le fort taux d'abstention serait le "gagnant" de dimanche

Jean Glavany a cru détecter "un formidable besoin de République" après avoir observé dans son village haut-pyrénéen un bond du FN en pourcentage mais une forte chute en voix...

Le Bourguignon Laurent Grandguillaume a jugé nécessaire de travailler et de confronter les points de vue, hors "du novlangue" (Orwell) et de la macroéconomie, sur les ouvriers, les employés, les habitants des quartiers populaires, périurbains, ruraux.

Dans le déni, Malek Boutih s'est dit convaincu devant la presse que "le FN ne gagnera pas la prochaine élection", refusant de participer à "cette ambiance pleurnicheuse".

L'un des 41 députés rebelles qui ont refusé de voter les 50 milliards d''économies, Christian Paul a appelé Manuel Valls à donner corps à ses velléités d' "inflexions". Il a aussi invité François Hollande à mener "une politique nouvelle dans la deuxième étape de son mandat". Tout cela en niant toute volonté de "chercher des boucs émissaires"...

L'entourage du Premier ministre continue de mener les Français en pédalo

Silence dans les rangs!
Matignon promet la quadrature du cercle. 
Des changements restent possibles, selon l'entourage du Premier ministre, citant de nouvelles baisses d'impôts qui restent à financer par des économies supplémentaires, et promettant la fin des "zig-zag" de la ligne définie par le chef de l'Etat et sans remise en cause de l'équilibre entreprises-ménages.

 La plupart des élus socialistes se désespèrent de voir arriver les résultats sous ce quinquennat, où "la vitesse est une ressource clé". Il faut "accélérer les réformes qui doivent se répercuter sans délai dans le quotidien", a résumé l'une des porte-parole, Annick Lepetit surnommée Yaka

Des élus PS rêvent d'Italie
Le gouvernement transalpin de centre gauche de Matteo Renzi, qui l'a emporté aux Européennes avec 40% des voix, a réussi à enclencher des changements rapides ... ou à baisser les impôts plus qu'en France, tandis que la majorité socialiste encombrée d'idéologie cherche toujours la méthode.

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