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vendredi 21 novembre 2008

Pan sur « Le Vrai Canard », le livre polémique

A force de tirer dans les coins...

Karl Laske (journaliste à Libération) et Laurent Valdiguié (journaliste à Paris Match), sont allés à la chasse au "vrai" Canard Enchaîné et publient mercredi prochain 26 novembre "Le Vrai canard" (Stock), livre sur les dessous pas très nets du Canard Enchaîné, caillasse dans la mare du Canard Enchaîné. Hebdomadaire actuellement dirigé par Claude Angeli (à gauche) et Érik Emptaz (à droite), l'hebdomadaire satirique qui est passé du statut de journal satirique à celui de feuille d’investigation, a réussi à allier prospérité financière et insolence très ‘fashion’.

Il était indispensable et juste qu'un jour des enquêteurs, évoquant son armée de collaborateurs de l'ombre, se penchâssent enfin sur le cas douteux du Canard gavé de scandales qui n’échappe pas aux travers et scandales qu’il dénonce chez les autres. Les auteurs révèlent donc les turpitudes de ces libres penseurs, donneurs de leçons et gavés, et livrent une moisson de révélations sur les scoops, les ratages, l'argent et le pouvoir dans cet hebdomadaire qui fait peur et qui, pour cette mauvaise raison, se croyait intouchable.

Le double jeu et les connivences de ses journalistes

On apprend ainsi que la "gorge profonde" du Canard est très accueillante.

  • A sa page 2, béante, La Mare aux canards, où sont compilées -ou imaginées- engloutit et réclame toujours plus de faveurs des politiques, mais les innocents découvriront que les petites phrases que le Canard avale goulûment sont souvent instrumentalisées par ses informateurs, dont Brice Hortefeux, un des pourvoyeurs les plus généreux.
  • Vous apprendrez peut-être que sa rubrique, Le Journal de Xavière [Tibéri], était alimenté par Jean-François Probst, comme l'est aujourd'hui celui de Carla Bruni, par Pierre Charon, un conseiller de l'Elysée. Les lecteurs impécunieux qui ont économisé pour acheter ce journal subversif seront-ils convaincus en apprenant que les rédacteurs du journal n'étaient pas pour autant "tombés absolument sous le charme de Carla Bruni-Sarkozy" et que "le fait qu'un journaliste politique rencontre l'épouse d'un président de la République n'est pas un crime ni un délit de connivence". Conserveront-ils leur sympathie au palmidède ou se laisseront-ils gagner par un fort désir de passage à la casserole ?
  • Cette gorge profonde accueillait aussi les faveurs de François Hollande
    A gauche pareillement, chaque mardi, un certain François Hollande, premier Secrétaire du Parti Socialiste, apportait sa pitance au volatile et payait lui-même de sa personne pour informer l’animal après la réunion hebdomadaire des caciques du parti.

    Le Canard Enchaîné, une poule aux oeufs d'or
    Enfin, outre quelques considérations sur son pot de fin d'année très
    gauche caviare foie gras, Karl Laske et Laurent Valdiguié s'attardent sur la gestion de la Société Anonyme "éditions Maréchal / Le Canard enchaîné", au capital de 100.000 euros.
  • Un modèle pour France Télévisions
    De plus en plus prospère, avec un matelas financier de 92 millions d'euros et 6 millions d'euros de bénéfice net en 2007 -- ce sans aucune publicité et en rémunérant très bien ses vingt-cinq rédacteurs permanents (7.500 euros mensuels en moyenne) -- le journal a effectivement de quoi faire quelques jaloux dans le milieu des entreprises de presse.

  • Mais le Canard Enchaîné mange à tous les rateliers et, de ce fait, ses journalistes peuvent-ils se dire indépendants de leurs sources ?

    Le Canard Enchaîné est-il bien placé pour fustiger l’enrichissement, les niches et l’ISF ?
    6,2 millions d'euros de bénéfice net en 2007 : ses lecteurs fauchés croiront-ils que cette feuille fait les choux gras de ses auteurs anonymes ?
    Ce canard est si gras, on l'a dit, qu’il paie ses rédacteurs bien grassement et organise chaque année un pot très VIP où se mêlent sources, notables et personnalités du show-biz. Contacté, le directeur de la publication, Michel Gaillard, a annoncé que le Canard "répondra dans [ses] colonnes" à l'ouvrage. L'occasion d'augmenter ses ventes et son capital... Une prise de bec servie pour le réveillon de Noël ? Ou une participation au grand dîner de cons comme le Canard sait si bien en cuisiner ?...

    Mais les auteurs nous ont-ils bien servi toute la bête et n’ont-ils pas gardé pour eux les morceaux de choix, puisque les initiés disent être restés sur leur faim? La déontologie professionnelle ne nourrit que les crève-la-faim mais la presse repue la dédaigne...
  • 1 commentaire :

    1. Bonjour,
      Vous êtes surement fort aimables mais aujourd'hui qui croire dans ce "merdier" aqui nous cerne t nous concerne???
      Il en est de même pour les religions dont on constate de +en+ qu'elles ne fomentent que des divisions!!!
      Et tant-pis pour ceux qui pensent toujours avoir raison,il y en a plein dans les cimetières.Boffff !!!

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