samedi 29 septembre 2007

Femme KO debout, Royal passe Jospin au vitriol

Royal refuse l'auto-critique et rejette la contestation
Elle pratique le ‘débat participatif’ à une voix
Règlement de comptes à OK Corral, revisité. La teigneuse ne veut pas ‘se laisser dire et n’en finit pas de blanchir son image. Au risque de bloquer la rénovation socialiste encore un moment, sa vie durant jusqu’à la fin des temps. Quand aura-t-elle fini de laver plus blanc?
Tout en refusant de s'abaisser à "polémiquer" avec Lionel Jospin, Marie-sEGOlène Royal a rappelé vendredi à l'ancien Premier ministre socialiste, auteur d'un livre au vitriol sur sa campagne présidentielle, que la "suite" appartenait aux militants du PS. Elle ne voit donc pas ce que ça donne : l’échec et la fuite des cerveaux, qui auprès de Sarkozy, qui au FMI. Sauve qui peut !

Elle fait le vide autour d'elle.
Pour l'instant, il est "trop tôt" pour qu'elle décide ou non de briguer la tête du PS lors du congrès qui doit se tenir en 2008, probablement à l'automne. En toute simplicité : "Je le déciderai le moment venu (...) si je le veux, si je suis bien accompagnée et si cela correspond à l'intérêt des socialistes et du pays", a déclaré l'ancienne candidate à l'Elysée sur Canal +, reprenant presque mot pour mot la rhétorique qui avait précédé son entrée en campagne pour l'investiture présidentielle du PS. Elle se plaît bien...


Dans son livre, l’ancien Premier ministre, Lionel Jospin, qui a eu l’occasion de l’évaluer dans son gouvernement, estime que Sa Cynique Majesté Royal est une "illusion" qui n'a pas la "stature nécessaire" pour mener le PS à la victoire en 2012. Il enjoint les socialistes à ne pas refaire un choix qu'il compare à une "impasse".


Mais, "d'abord il y a eu le vote des militants" en novembre dernier, puis la campagne présidentielle et 17 millions d'électeurs qui ont voté socialiste, a rappelé la présidente de Poitou-Charentes, nostalgique des sondages truqués. La malencontreuse candidate ne dit pourtant pas ce que les 17 millions qui se sont reporté sur elle sont devenus… L’ouverture et le réalisme en ont fait fuir pas mal ! "La suite aussi appartiendra à la démocratie. [Dans sa bouche, elle transforme tous les grands mots en gros mots.] La suite appartiendra aux militants du Parti socialiste", a-t-elle insisté. C’est Jospin qui parlait d’illusion ? Elle démontre qu’il n’a pas tort !


Mi-sérieuse autant qu’elle peut mais plutôt suffisante-, mi-amusée par affectation -mais plutôt grinçante, elle a suggéré à ses adversaires ayant rédigé toute une flopée d'ouvrages critiquant son parcours de faire don de leurs droits d'auteur à des associations. Pour les dommages et intérêts, est-ce que les électeurs socialistes peuvent s’adresser à leur candidate?
Souhaitant être la première bénéficiaire en tant que déficiente mentale, elle suggère finement : "Ce serait bien ça que les droits d'auteur de tous les livres qui disent du mal de moi et qui se vantent pas mal soient versés aux associations d'handicapés, ou de personnes en situation de chômage [langage PC, pour chômeur] ou (s'occupant) de jeunes en difficulté", a-t-elle encore grincé devant quelques micros et caméras , confirmant qu'elle préparait de son côté son propre livre d'analyses qui doit sortir "avant la fin de l'année". Un de plus ? Combien a-t-elle annoncé et combien sont parus ?... On dit qu’elle briguerait l’Académie Française. Si seulement c’était vrai ! Mais il n’est pas certain que ce soit non plus dans l’intérêt de l’illustre institution. Le seul intérêt serait pour nous : qu’elle débarrasse !
Contre-pied à "L'impasse", le titre du livre de Lionel Jospin, le bouquin de la Cynique susnommée pourrait-il s'intituler "L'autoroute", a demandé un journaliste. "Plutôt 'le ferroutage' ou "Le train qui va vers l'avenir", a ajouté, sarcastique, la souriante présidente de Poitou-Charentes, optant pour l'écologiquement correct. La parachutée de Poitou-Charentes n’a même pas pensé au marais poitevin et à son bateau qu’on appelle ‘batai’ ou ‘plate’ et qu’on pousse à la pelle ou à la pigouille ". Il reste aussi le Solex.


Cette femme KO debout a un petit cœur et a "bien sûr" été blessée par la charge de l'ancien chef de la "gauche plurielle", "mais ça n'a pas été très long", a assuré la cheftaine du 'PS isolé'. Si elle se reconstruit plus vite que le PS, ce n’est pas une raison pour le plomber.
Mais Sa Majesté avait encore quelque chose à déclarer. "J'ai une responsabilité politique au-delà de ma propre personne (...) Cette responsabilité politique. Je ne quitte pas la vie politique et je la continue", a-t-elle assuré, bornée, sans doute pour rassurer. Ca se veut une flèche à Lionel Jospin qui avait choisi de se retirer de la vie politique après avoir été éliminé dès le premier tour de la présidentielle, le 21 avril 2002. Dans la dignité, dont elle est totalement dépourvue.
La moule reste fixée à son rocher. Faudra-t-il espérer une marée noire ? Qu’en pensent le trotskiste Besancenot et ses amis anars?...

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vendredi 28 septembre 2007

Le PS l'a recalé, le Fonds Monétaire International a choisi DSK

Le FMI a voté pour Dominique Strauss-Kahn...
Les socialistes français -cadres et militants- ont vraiment le nez creux!
La nomination de Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fonds monétaire international (FMI) représente "une bonne nouvelle pour la France, pour les socialistes et (...) pour le monde," a estimé vendredi Pierre Moscovici, responsable des questions internationales PS.
"Aujourd'hui Dominique Strauss-Kahn devient directeur général du FMI," a déclaré M. Moscovici membre du courant de "DSK" au sein du PS, lors d'un point presse au siège parisien du PS, anticipant la désignation attendue de l'ancien ministre de l'Economie.
Le FMI doit désigner vendredi le successeur de son actuel directeur général, l'Espagnol Rodrigo Rato, démissionnaire.

Dominique Strauss-Kahn, 58 ans, soutenu notamment par l' Union Europeenne les Etats-Unis et plusieurs pays émergents, est donné gagnant sur son unique rival, le Tchèque Josef Tosovsky, soutenu notamment par la Russie.
"Cette nomination récompense un talent et est aussi le résultat d'une campagne intelligente, humble et cohérente",a poursuivi M. Moscovici.

Le président Nicolas Sarkozy a salué vendredi "une grande victoire pour la diplomatie française" à laquelle il a activement participé.Rue de Solférino en revanche, ni le Premier secrétaire François Hollande, ni la candidate socialiste battue à la Présidentielle, Sa Cynique Majesté Royal, n’a encore eu ni le fair play, ni la courtoisie de féliciter le camarade DSK. N'est-ce pas le comble de la médiocrité?

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L'affaire Leymergie devient l'affaire CGC

Le Point affirme que Leymergie n'est pas l'étrangleur de France 2
La presse et les journalistes prétendent nous former car il ne leur suffit pas d'essayer de nous informer objectivement. Résultat: avec l'affaire Leymergie, nous serions plongés en pleine déformation de la vérité. Nous nous savions manipulés; nous en avons une nouvelle preuve, administrée par la CGC.

C'est Emmanuel Beretta qui l'affirme sur le site de Le Point. Nous aurions été désinformés:
Affaire Leymergie : il n'y a pas eu d'étranglement
28/09/2007-12h34 - Emmanuel Berretta - © Le Point.fr
Le Point est en mesure de reconstituer les faits qui ont conduit à la mise à pied de William Leymergie. Il apparaît que le syndicat CGC a monté cette histoire en épingle. D’abord parce qu’il n’y a pas eu d’étranglement de la part de William Leymergie sur son chroniqueur, Jean-Philippe Viaud, contrairement aux allégations de ce syndicat. Le 19 septembre dernier, à la sortie de l’émission Télématin, William Leymergie demande à son chroniqueur de lui communiquer un document. Celui-ci refuse et envoie balader son patron. Le ton monte, les deux hommes s’emportent et s’invectivent mutuellement. William Leymergie menace de licencier son collaborateur et le pousse contre une armoire. "Un coup de chaud", disent les témoins de la scène. Mais jamais William Leymergie n’a porté ses mains autour du cou de son collaborateur. L’enquête de la direction de France 2 auprès des témoins démontre qu’il n’y a pas eu coups et blessures. Le malaise de Jean-Philippe Viaud n’intervient que vingt minutes après cette altercation. C’est alors que les pompiers sont appelés au secours. S’il y a bien un lien de cause à effet entre l’échange d’invectives et le malaise de Jean-Philippe Viaud, il ne s’agit pas d’un malaise consécutif à un coup porté, et encore moins à une tentative de strangulation. Néanmoins, la direction de France 2 a estimé que William Leymergie, en tant que responsable de Télématin, n’aurait jamais dû laisser cette altercation avec un subalterne prendre de telles proportions. Elle décide de lui infliger une mise à pied de quinze jours. Les relations entre Jean-Philippe Viaud et William Leymergie se sont normalisées. William Leymergie s’est excusé auprès de son collaborateur. Le producteur de Télématin reviendra à l’antenne, après 15 jours de mise à pied, à compter du 1er octobre.

Qu'ils s'étripent n'est pas vraiment notre problème. Mais que l'opinion soit prise en otage par des journalistes militants sans scrupules qui travestissent, manipulent, diffament mais restent intouchables, au nom de leur droit exorbitant de nous mentir au nom de la liberté d'expression, c'est intolérable au regard du respect et du devoir de vérité qui nous est dû, en contrepartie de la confiance que leur accorde la loi, attachée au privilège qui leur est accordé. C'est un coup bas portée à la presse honnête, que pour le coup, ils étranglent.
Manipulés par les syndicats, nous le sommes. A quel point, nous ne le saurons jamais.
La 'défiance citoyenne' s'applique aussi aux médias menteurs.

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France 2 aux mains de la CGT: le syndicat cafarde

France 2 contribue au réchauffement de la planète publique
On connaissait la pratique de la mise au placard et du lynchage ; voici celle tout aussi radicale de l’étouffement : on stragule hardi petit et de bon matin, à la télévision de service public…
Le climat délétère qui règne à France Télévisions est largement dû aux luttes intestines de pouvoir. Vivement le temps des gastros qui purifiera tout ça ! Radicale, la CGT se livre à toutes les attaques virales pour conserver sa position dominante et les coups bas se multiplient. La CGT se régale en effet à accabler actuellement William Leymergie, un patron, donc coupable de tous les maux. L’organisation syndicale fait également front derrière le chroniqueur de Télématin, Jean-Philippe Viaud (ci-dessus), pour une excellente raison puisqu’il s’est fait agresser physiquement, mais aussi pour une raison un peu légère, qui consiste à penser que les minorités sexuelles ont toujours raison. Il faut voir…

La CGT dicte sa loi et c’est donc intolérable.
Dans les cas politiques récents. La campagne présidentielle a été l’occasion d’une purge.
Béatrice Schönberg, née en 1953 de parents… hongrois et épouse de Jean-Louis Borloo, avait été harcelée par les syndicats et avait du ‘choisir’ d’arrêter la présentation du « 20 heures » après dix années de bons et loyaux services (1997-2007). Le 25 février 2007, elle fut contrainte de quitter son poste jusqu'à la mi-mai 2007 pour éviter toute polémique durant la campagne présidentielle 2007. La CGT a accepté qu’elle effectue son retour, mais recyclée dans une autre benne de France 2.
Marie Drücker, une autre victime du MacCarthisme de gauche, ensuite. La CGT a accepté, comme prévu avec France 3, qu’elle revienne aux commandes du « Soir 3 ». La journaliste, compagne de François Baroin, alors ministre de l'Outre-Mer avait ‘choisi’ (‘politiquement correct’ = PC) , le 13 décembre 2006, de renoncer à la présentation de Soir 3 durant toute la durée de la campagne présidentielle, soit du 23 février au 7 mai.
La consonance de leurs deux noms respectifs est-il un facteur aggravant ?
Mais aussi dans le cas particulier de Leymergie. Vous lui auriez donné le bon dieu sans confession? Plusieurs incidents ont déjà été signalés concernant l'attitude tyrannique de William Leymergie, avant que le maître de Télématin n’en vienne donc aux mains, en serrant Jean-Philippe Viaud à la gorge, au point qu’il s’est évanoui et a dû être réanimé par les pompiers de France Télévisions qui sont intervenus pour placer la victime sous assistance respiratoire pendant quelques minutes. Comment peut donc naître et se développer cette barbarie ? William Leymergie était déjà dans le collimateur des syndicats de France Télévisions où l'on parle de son autoritarisme et de méthodes humiliantes à l'égard des collaborateurs. Il y a quelques mois, France Télévisions avait déjà dû intervenir face aux protestations de collaborateurs de Télématin licenciés abusivement de leur point de vue. La direction avait alors soutenu le présentateur.
Leymergie a pourtant un passif plutôt salé que la ménagère de moins de 50 balais ne soupçonne pas. Maintenant, elle sait… « Ça fait plusieurs fois, explique Luc Deléglise, délégué syndical CGT croque-mort, qu’on dénonce ses comportements aberrants à l’égard des techniciens et des chroniqueurs. » Aberrants ? De l’avis général, Leymergie se comporte en despote. Maryse Richard, déléguée syndicale SNJ, membre du Comité d’hygiène, de sécurité et des conditions de travail (CHSCT), confirme : « De nombreux collaborateurs de Télématin sont partis à cause des pressions qu’il exerce. Il pousse les gens à bout intellectuellement [à peine croyable] et aujourd’hui physiquement. » Et d’ajouter un commentaire personnel : « Il doit avoir un problème avec le pouvoir, car il manage ses troupes avec une incroyable violence verbale et morale. » Christian Fruchard, caméraman à France 2 et membre du CHSCT, a « des souvenirs d’engueulades très vives entre Leymergie et des réalisateurs, il monte très très vite ».
Depuis des années, plusieurs salariés se sont ouverts du comportement de Leymergie auprès du CHSCT et des instances syndicales, qui ont ensuite alerté la direction. En vain. « Il est producteur d’une tranche matinale qui pèse 40 % de parts de marché, grince Luc Deléglise, c’est l’argument de la direction. » Pour Maryse Richard, France 2 a tout fait pour que ces histoires ne fassent pas de vague : « Est-ce que la direction a incité les plaignants à changer de poste pour que ça n’aille pas en justice et que ça ne devienne pas public ? Peut-être France 2 a-t-elle négocié leur silence… »
Si la direction ne bouge pas, les syndicats sont résolus à faire appel à l’inspection du travail. « Aucune sanction n’a été prise après le pétage de plombs de Jean-Luc Delarue, sous prétexte que ça s’était passé en dehors de France 2, rappelle avec malignité Maryse Richard, mais là, dans le cas de Leymergie, ils ne peuvent plus se retrancher derrière ça : aujourd’hui, un salarié a été blessé. »

Les critères d’appréciation, de part et d’autres, laissent à désirer : le producteur qui fait de l’audience pourrait se comporter de manière irresponsable et alarmante, tandis que la CGT le condamnerait pour la raison suffisante qu’il est patron sur son émission. Tout font le camp, à commencer par l’éthique.

Malsain, tout ça ! La CGT sert-elle les intérêts de l’entreprise publique et veille-t-elle par conséquent à la sauvegarde des emplois ou recherche-t-elle à envenimer les situations pour profiter du mal qu’elle génère? France 2 réalise aujourd'hui 16 à 18 % d'audience hebdomadaire. Que deviennent les 23% de notre redevance audiovisuelle attribués à cette chaîne que le personnel s’applique à couler ?

La nouvelle grille de cette chaîne ne promet pas grand-chose de bon. Passé le Tour de France, hormis d’une part et ponctuellement le mercredi 19 septembre, avec le téléfilm Monsieur Joseph, avec Daniel Prévost dans le rôle titre, qui a prouvé que les fictions françaises font de l'audience quand elles ne singent pas certaines excellentes séries américaines, et d’autre part, seule sur la durée, la blanche détective Lilly Rush (Kathryn Morris), pas franchement hexagonale, et pas même noire ni beur, France 2 s’enfonce.
Deux semaines après son arrivée catastrophique dans la grille des programmes, les 60 secondes du Colisée, présenté par Olivier Minne ont dû changer de titre pour éviter le naufrage (4 à 6 % de parts de marché). Depuis l'encéphalogramme reste plat, ou presque (7 % de PdM), pour 60 secondes pour rire, mélange de La Classe et du Petit théâtre de Bouvard. A 19h, le retour de la bande à Ruquier, aseptisée, s'est faite dans une indifférence polie malgré de nouveaux chroniqueurs et un nouveau titre d'émission, On n'a pas tout dit. Avec une moyenne de 12 à 13 %, l'émission de l'amuseur militant a provoqué de aigreurs, hauts le cœurs et autres renvois. Il est désormais très loin de ses années fastes quand sa précédente émission, On a tout essayé, flirtait avec les 20 % de part de marché. Et dans le sillage, le journal de 20 Heures ne réussit que très rarement à dépasser les 20 % de PdM (parts de marché). Le dimanche à midi, France 2 Foot est à terre. Quand Daniel Bilalian, le patron du service des sports du groupe, avait pour objectif "minimum" 25 % de part de marché, le magazine de football arraché 24 millions d'euros à TF1 n'en rassemble que 17 %. Sans parler d'une seconde partie sans réel intérêt et donc peu suivie (12 % PdM). Et un peu plus tard, les soirées cinéma du dimanche ne font pas le poids face aux blockbusters programmés par TF1. Enfin, côté fictions, Fais pas-çi, fais pas-ça, le samedi à 19 h, a du mal à trouver son public. Mais pour la première fois depuis sa création, cette série novatrice a dépassé les 10 % d'audience, le 22 septembre. Et la série estivale La Prophétie d'Avignon n'a eu de cesse de perdre des téléspectateurs pour finir, mardi 18 septembre, à 14 % de PdM.
La ‘défiance citoyenne’ pourrait s’exercer sur ce type de télé-réalité…

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William Leymergie, par devant il sourit , par derrière il étrangle

Le gracieux Bill violente le gracieux Jean-Phi Viaud
La France entière se demande ce qui fait que Thierry Beccaro (colonne de droite, ci-dessous) remplacera William Leymergie (ci-contre, à gauche). Non ? Eh bien si ! Pas de Leymergie à l’antenne, du 1er au 12 octobre, soit dix jours ‘ouvrables’. Ma foi, on ne manque pas d’air à France 2… Seulement Jean-Phi !
Ainsi, l’aimable mais affecté, William Leymergie,le pourtant si souriant présentateur de Télématin, cachait son jeu. Il fait l'objet d'une main courante (et non baladeuse, semble-t-il) déposée dans un commissariat parisien par Jean-Philippe Viaud, chroniqueur théâtre de l'émission (ci-dessous, à droite). Celui-ci accuse le présentateur d'avoir tenté de l'étrangler au point qu'il a perdu connaissance, ce qui a nécessité l'intervention des pompiers. France Télévisions est une grande famille ; Dallas, c’est sur TF1, la chaîne rivale et néanmoins amie…
France 2 "a décidé une mise à pied" et un retrait de l'antenne pour 15 jours (il faut sortir la calculette ?) de William Leymergie, à compter du 1er octobre 2007.
Déjà qu’il prend des congés à l’égal des vacances scolaires des enseignants, qu’allons-nous devenir ? Le sémillant sexagénaire, né en février 1947, surmené, a besoin de repos. Il exerce une profession à risques, comme les pompiers, les médecins ou les infirmières qui se font agresser, sauf qu’il bénéficie du privilège d’un régime fiscal spécial -en tant que journaliste- et qu’il est l’agresseur et non pas l’agressé. La rentrée est tellement lointaine qu’il aurait disjoncté malgré son urbanité.
Urbain, Leymergie ? C’est à voir… PaSiDupes y reviendra très prochainement.
Philippe Baudillot, directeur général de France 2, est revenu sur les ondes de …Europe 1 sur ce qu’il est convenu d’appeler une ‘altercation’ qui aurait donc opposé William Leymergie, le présentateur de Télématin, à Jean-Philippe Viaud, son chroniqueur. "Il s'agit d'une altercation due à des motifs idiots. [des petites agaceries] William Leymergie a posé une question à Jean-Philippe Viaud qui n'a pas répondu comme William l'aurait voulu.[Leymergie n’est pas un petit chef : le télespectateur n’observe pas de cirage de pompe à Télé-Matin] Le ton est monté [comme il est bien naturel entre mecs], il y a eu bousculade [un peu virile, certes, sans agressivité aucune] mais pas d'étranglement.[les pompiers ont eu recours au masque à oxygène mais pour la forme, donc] William l'a simplement pris à la gorge. [un geste d’affection dont le milieu est coutumier] Les deux hommes se connaissent et sont amis depuis 19 ans", a-t-il confirmé. [Ce qui n’implique pas une liaison] Langue de bois, désinformation, appelez ça comme vous voulez, vous êtes sur France 2.
Journaliste sans diplômes puisque ses études de lettres ne l’ont pas mené loin, Leymergie est pourtant producteur de l’émission qu’il présente, depuis 1990, 17 années. Bien qu’il soit sur le service public, et les redevables de la redevance télévision sont bien contents que William s’en mette plein les poches avec notre argent.
La redevance audio-visuelle est un impôt qui est collecté au bénéfice des chaînes du groupe France Télévisions (France 2 (24%), France 3 (31 %), France 5 (5 %), Réseau France Outre-mer (8 %) et France 4), Arte-France (8 %), des stations du groupe Radio France (19 % des recettes en 2004, partagées entre France Inter, France Info, France Culture, France Musiques, France Inter Paris, France Bleu, Le Mouv'), Radio France Internationale (RFI) et enfin (ouf !) de l'Institut National de l'Audiovisuel (INA), qui est chargé de la sauvegarde des archives audiovisuelles.
En 2005, la redevance représente 77 % des ressources du service public de l'audiovisuel, soit plus de 2 milliards d'euros.Le montant de la taxe est fixé en 2005 à 116 euros en France métropolitaine et à 74 euros dans les départements d'outre-mer. Depuis 2005, elle se déclare sur la feuille de déclaration des revenus des personnes physiques.

Ce matin, l'hystérique William était pimpant comme à l’ordinaire, comme si de rien n’était. Comme ce n’était pas le jour de la Charlotte Bouteloup, blonde, bruyante, vulgaire et creuse, l’ «équipe » de Télématin était radieuse : pas de sourires forcés, rien de surfait, et Jean-Phi a été cité vu et … apprécié, comme jamais.
En mai 2007, c’était Géry Leymergie, le fils de William Leymergie, qui était retiré de l'antenne. Supprimé en raison de mauvaises audiences, le magazine « Mag 2.0 » qu'il présentait avec Sabine Graissaguel sur France 2 n'aura duré que trois semaines. Quelles qualifications a-t-il, ce fils de ?

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Xavier Darcos : ‘Sarkozy, j’ai rétréci les enfants’ !

L’école à la campagne, dès le vendredi 16 h 30…

Darcos tronçonne, atomise !
Après le baccalauréat qu’il ampute de quelques sections pour ne lui laisser que le tronc (commun), il s’en prend maintenant à l’école primaire : il renvoie les écoliers dans leurs foyers, le vendredi à l’heure du goûter.
Les accros pourront toutefois venir faire des heures sup: ça soulage les parents et les professeurs des écoles feront de la garderie pour les mamans qui ont mieux à faire. Sachant que dans le même temps, il est question de les faire bosser aussi le dimanche, dans les centres commerciaux, les familles se découvriront lorsqu’il y aura des actions sociales: « Regarde, chéri, comme il a grandi, le petit ! » « Tiens, ils sont bien vieux mes parents ! » « Est-ce que je peux te tutoyer ? »
La presse interroge les mamans, ce qui donne du n’importe quoi.
- « C’est bien ! Il pourra dormir plus. » A condition de ne pas se coucher plus tard, puisqu’il n’y a pas école demain…
- « C’est génial ! On pourra aller à la campagne … » Ce qui réjouit les veaux…
- « C’est hyper sympa ! On pourra passer plus de temps ensemble. » On se demande ce qu’il font le dimanche…
- « C’est bien, si on me garde les enfants, parce que moi je travaille. Y faut bien, pas vrai ? »
- « Ouais, mais y faut que le gouvern’ment y fasse quelque chose, passe que pour les emmener au cinéma ou à la campagne, ça coûte… C’est pas les patrons qui vont payer, vous pensez bien ! »
Résumons : c’est super, mais à condition que je ne les aie pas sur le dos. Ils n’ont qu’à les garder !
Les profs des écoles font les faux culs :
- « Comment c’est qu’on va boucler le programme avec 100 heures de moins ? »
- « Les pôves chéris, y n’en peuvent plus : les journées sont longues ; vous savez, c’est comme pour nous ! »
- -« Bon, maintenant, si les crédits suivent, ce sera plus efficace. »
- -« Moi ? De toute façon, je fais ce qu’on me dit de faire… »
Le ministre de l'Education nationale Xavier Darcos a donc annoncé jeudi 27/09 la suppression des cours le samedi matin à l'école primaire dès la rentrée 2008. Donc, premier point, demain, vous vous les gardez. "Dès la rentrée prochaine, partout en France, dans les écoles primaires on ne travaillera plus le samedi matin", a-t-il déclaré lors du journal de 20h sur TF1, précisant qu'il souhaitait étendre "très vite" le dispositif au collège. Il faut bien puisqu’il est bien rare de ne pas avoir des gosses à chaque niveau. Le lycée devra-t-il donc s’aligner pour la même raison ?
Aujourd'hui, a-t-il expliqué, "il y a de telles disparités sur le territoire que plus personne ne s'y retrouve". C’est ben vrai, ça ! "Il y a les samedis matins qui sont libérés, les élèves qui travaillent un samedi sur deux, les familles qui sont sur la logique [logique bizarre !] des quatre jours, bref (...) une diversité énorme qui ne permet aux familles de s'y retrouver et, surtout, de se retrouver pendant le week end." (Voir plus haut…)
Les heures libérées le samedi matin seront dédiées aux "15% d'élèves qui sont en très grande difficulté scolaire", a ajouté le ministre. "Ces élèves seront pris séparément par les professeurs qui leur permettront de travailler d'une manière plus soutenue, plus personnelle", a précisé M. Darcos, précisant que ces heures seraient insérées "dans l'ensemble de l'emploi du temps de la semaine". Or, on sait depuis des lustres que l’enfant qui est ‘invité’ à venir faire des heures vit très mal d’être obligé d’en faire plus.
Le ministre a toutefois souhaité "que l'on fasse l'école ouverte" le samedi matin, "c'est-à-dire que l'école puisse s'ouvrir à des activités de type culturel, de type sportif (...) pour que les élèves ne soient pas livrés à eux-mêmes". Les professeurs encadrants seraient "volontaires". Les écoles-centres sociaux sont nées. Les centres sociaux ancienne formule vont-ils fermer ?
Interrogé sur la possibilité de basculer vers une semaine aux journées allégées mais au mercredi travaillé, Xavier Darcos a souligné que les petits Français, avec "936 heures" de cours par an, se trouvaient largement au-dessus de la moyenne européenne, "inférieure à 800 heures".
"Sans aucun doute, nos élèves travaillent trop. Il faut leur trouver des semaines plus équilibrées", a estimé le ministre, remarquant que les élèves étrangers, avec moins de cours, n'avaient pas l'air "particulièrement traumatisés". Certes ! Il est drôle, ce ministre-là, et il comprend bien les gens…
Le secrétaire général de la Fédération des conseils de parents d'élèves (FCPE, principale organisation de parents de l'enseignement public) Jacques Hazan a expliqué que la Fédération n'était "pas favorable à une suppression du samedi". Celui-là, pour le coup, il est franchement (ce n’est peut-être pas le mot, d’ailleurs) rigolo ! En voilà un qui n’est pas bien placé pour savoir qu’outre la raison de la désaffection pour le samedi énoncée par le ministre, les familles considéraient que leurs enfants n’y faisaient pas grand-chose, car les effectifs étaient déjà tellement allégés suite aux défections imposées par les familles festives ou paresseuses que les instits devaient s’adapter. Seuls les plus consciencieux rendaient la présence obligatoire de fait en pratiquant des activités non pas simplement interactives et ludiques mais proprement pédagogique. Que la FCPE apprenne donc ici que si la pratique scolaire du samedi est tombée en désuétude, c’est suite aux efforts conjugués de la FCPE et du SNIuipp !
Ce syndicat ne s’est pas montré très réactif sur un sujet aussi important. Se contente-t-il d’envoyer sa chose prendre le vent ?... Et la PEEP ?
La FCPE souhaite notamment une réforme du fonctionnement de la journée scolaire et l'instauration du calendrier de vacances unique pour que soit respecté le rythme annuel de sept semaines de travail et deux semaines de congés. Ce n’est pas déraisonnable, mais personne ne propose d’alléger la journée elle-même. Faire rentrer les enfants plus tard à l’école serait certainement judicieux, assurerait un meilleur rendement tout en réduisant la fatigue et ne briserait pas les rythmes quotidiens, d’autant qu’une coupure hebdomadaire de deux jours provoque des difficultés à l’allumage le lundi matin.
La semaine de cinq jours est la "solution la plus logique" et "la moins stupide", a maintenu M. Hazan, qui n’est certainement pas en désaccord avec le syndicat dominant des instituteurs… La semaine des quatre jours serait "la pire des situations", avec une double coupure pour l'enfant. La FCPE n'est "pas favorable à moins d'école", elle est "favorable à mieux d'école, c'est-à-dire moins d'heures par jour", a-t-il souligné, sans souci d’opposition au gouvernement. Si les professeurs des écoles préfèrent enseigner la balle au prisonnier ou le maniement du mulot plutôt que la lecture…

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Incendie criminel de bus à Chalon-sur-Saône

A Chalon-sur-Saône, les bus en flammes polluent plus que les voitures
Interdit de somnoler sur le trajet de retour du travail dans le bus: plutôt dormir au bureau et garder l’œil ouvert dans les transports en commun!
Un incendie criminel a entièrement détruit un bus qui transportait 40 personnes à Chalon-sur-Saône jeudi soir, « mais », selon les pompiers, aucun des 40 passagers n'a été blessé dans le ‘sinistre’, que, n’en déplaise au journaliste, pourrait légitimement être qualifié d’acte criminel. (Il est admirable, ce ‘mais’ de l’agence de presse qui se défend de tout sensationnalisme). Ils ont eu le temps de quitter le véhicule avant qu'il ne s'embrase et n'ont pas été blessés . ‘Mais’, pas de victimes, cette fois !…
En début de soirée, un jeune passager, probablement mineur [presse anti-jeune, va !], a mis le feu à une banquette avant de prendre la fuite. La quarantaine d'usagers qui était dans le véhicule de transport en commun a eu le temps d'en sortir, et ce dernier a été complètement détruit dans le 'sinistre', a indiqué la police. Le journaliste ne rend pas hommage au conducteur du bus : son sang-froid ordinaire prive la presse d’un nouveau drame, comme à Marseille, où deux jeunes criminels stupides ne savaient pas non plus qu’il ne faut pas jouer avec les allumettes.
A leur décharge, les ravages des incendies de l’été en Grèce n’ont pas troublé les petits durs de la campagne bourguignonne. Ils ne regardent pas la télévision le soir en famille, puisqu’ils font des travaux pratiques dans la rue. Ils n’apprennent donc pas leurs leçons, puisqu’ils ont appris à n’en recevoir de personne et sèchent les cours. Les gouvernements successifs ne lancent jamais de campagnes de prévention : elles sont d’ailleurs aussitôt critiquées par les associations et les crédits manquent… ‘Prévention’, le mot-clé, pourtant ! Pour la gauche multiple, un seul mot d’ordre, la solution à la délinquance, à la violence et au crime dans les quartiers, la ‘prévention’.
La Saône-et-Loire n’est-elle pas cette belle région du Charolais qui bénéficie des idées mirobolantes et du dynamisme du député de la 6° circonscription, un certain Montebourg Arnaud, fils de Michel Montebourg et de Leïla Ould Cadi, époux Hortense de Labriffe, petite-fille par son père de Pierre de Labriffe (propriétaire du Château de Gambais, une ville des Yvelines rendue célèbre par l’assassin Henri Désiré Landru qui faisait disparaître les corps de ses victimes en les brûlant dans la cuisinière de la villa) et par sa mère de l'Académicien Jacques de Lacretelle (1888-1985). Elle a été collaboratrice d'Édouard Balladur et de Philippe Douste-Blazy. Elle est aujourd'hui déléguée générale de l'API (Association des Producteurs Indépendants du cinéma français) et Secrétaire générale de Unicine (Union des Cinémas - France). C’est dire que ce député-là connaît la rue : pour lui, ce n’est pas du ciné.
Montebourg est donc associé à Gambais, une ville des Yvelines rendue célèbre par l’assassin Henri Désiré Landru qui faisait justement disparaître les corps de ses victimes en les brûlant dans le fourneau de la villa. Retour à Chalon-sur-Saône…
Ce Monsieur de Labriffe par mésalliance socialiste est donc député de la 6° circonscription de Saône-et-Loire et de …. Chalon-sur-Saône Sud. Les incendies de bus peuvent ainsi arriver dans d’illustres circonscriptions où la préférence pour la prévention sur la répression peut donc s’exercer à plein, avec succès que l’on sait. Mais Montebourde, qui fut l’un des porte-parole de l’équipe de campagne de Sa Cynique Majesté Royal n’est certes pas dans une phase de réussite…
Les enquêteurs estiment que l'incendiaire est "probablement un mineur" mais précisent qu'il "n'a pas encore été formellement identifié" ni interpellé. Pas d'activisme policier?
Les chauffeurs du réseau de la ville ont annoncé qu'ils allaient faire valoir leur droit de retrait, et qu'il n'y aurait donc pas de transports en commun vendredi à Chalon-sur-Saône (52.000 habitants).

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jeudi 27 septembre 2007

Les premiers ados jugés s'excusent auprès de Mama Galledou…

Les violences urbaines frappent les innocents les plus défavorisés
Des excuses du bout des lèvres et une question: les ‘provocations policières’ sont-elles un mythe fumeux ?
Justice spectacle ? La presse insiste : les deux premiers ados jugés s'excusent ! Leur souffrance sera bientôt sans commune mesure avec les souffrances de la victime.
Les victimes des violences urbaines ne sont pas les caïds en Lacoste qui roulent carrosse en BM, la musique à donf, et dont l’origine des ressources reste incertaine, mais plutôt de modestes travailleurs, comme l’étudiante africaine venue à Marseille parfaire ses études et qui s’est trouvée piégée dans un bus de la ville incendié par de jeunes désoeuvrés abreuvés de la violence des quartiers parisiens qu’ils voulaient reproduire à l’identique, pour passer à la télé… La débilité fait des victimes, mentalement dans leur cas, physiquement et psychologiquement dans celui de Mama Galledou.
La presse a amorcé l’intox avec l’ouverture du procès mardi 25 au tribunal pour mineurs de Marseille. Si le resquilleur de la Gare du Nord de 34 ans est présenté dans les médias comme un jeune (!) pour assurer la mobilisation des ‘vrais’ d’jeuns rôdeurs de la gare, Mama est classée ‘jeune femme’ à 27ans
Mama est Sénégalaise mais ce détail est effacé. Pourquoi ? L’excuse officielle sera la réserve des journalistes qui se refuseraient de connoter le drame ? Officiellement, préciser que la torche vivante du bus de Marseille est une jeune étudiante africaine serait assimilé à une prise de position politiquement incorrecte : il ne faut pas fournir de preuves que les victimes des violences urbaines sont des travailleurs, immigrés ou non, et que de ‘provocations policières’ il n’y a en aucune façon ! Les mythes ne sont pas faits pour être brûlés.
Une agence de presse rapporte, ou plutôt présente, les faits, à sa façon, dans un effort purement ‘pédagogique’!… Les deux adolescents, responsables présumés (c'est la loi qui en a de bonnes... ) avec six autres mineurs de l'incendie criminel en octobre 2006 d'un bus à Marseille, dans lequel une jeune femme, Mama Galledou, avait été grièvement brûlée, se sont excusés auprès des victimes, mardi au premier jour de leur procès, selon leurs avocats.
Les audiences se déroulent à huis clos devant le tribunal pour enfants de Marseille.
Les jeunes criminels sont conscients, la justice aura sans doute tendance à l’oublier : "Mon client a conscience de la gravité des faits mais dit qu'il n'a pas voulu ça. Il sait qu'il va être puni, ce qu'il juge normal", a déclaré l'avocat de l'un d'entre eux, Me Philippe Vouland, en espérant que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus.
L'avocat du second prévenu, Me Michel Lao, a expliqué que son client "vit avec le poids de ce qui s'est passé". "C'est un gâchis, toutes les familles sont meurtries". A la mince différence que certaines sont responsables et que d'autres ne le sont pas... Ces deux avocats-là font la paire!
Dans ce groupe de huit ados, aucun n’aura évalué le risque à sa juste valeur, puisque ce spectacle leur est servi à chaque repas pratiquement depuis l’automne 2005. Banal ! Cette presse souligne que les prévenus, âgés de 15 ans au moment des faits, sont poursuivis pour incendie volontaire ayant entraîné une infirmité ou une mutilation permanente. Ils encourent une peine maximale de 15 ans. Aucune mention de préméditation : si la presse était complète, les blogs n’auraient pas autant leur raison d’être.
Tous deux ont reconnu pendant l'instruction avoir participé le 28 octobre 2006, dans la cité de la Renaude, à l'incendie du bus de la ligne 32 dans lequel avait pris place Mama Galledou, organisé pour faire parler d'eux dans les médias. Ils ont affirmé aussi qu'ils ne voulaient blesser personne. Oser affirmer qu’ils y ont seulement songé est quelque peu abusif. Ils étaient livrés à eux-mêmes et habitués à copier leurs comportements sur celui de leurs aînés, au lieu de penser par eux-mêmes.

La journée de mardi a été consacrée à l'étude de la personnalité des prévenus, avec l'audition d'éducateurs et d'experts psychiatres. Il valait mieux ne pas être présents à ça...
Dans l'après-midi, la famille de Mama Galledou (outre les passagers qui ont pu se sauver des flammes) et quatre autres victimes piégées -trois occupants du bus et la conductrice Danielle Fernandez- ont reçu des jeunes gens les regrets qui leurs étaient soufflés par la défense, pour le ‘préjudice’ occasionné et les souffrances subies.
Mama Galledou n'était pas à l'audience. La jeune Franco-sénégalaise de 27 ans, brûlée au deuxième et troisième degrés, sur 62% de son corps, avait expliqué il y a quelques jours que le moindre geste lui coûtait (un euphémisme) et qu'en outre elle craignait d'affronter le regard de ses agresseurs et celui des médias. Ne seraient-ils pas bienveillants?
Son avocat, Me Alain Molla, n'a pas exclu qu'elle témoigne jeudi matin devant le tribunal, même si cette audition est facultative. Si elle se décide à témoigner, elle pourra le faire par le biais de la visioconférence, a souligné le procureur de la République de Marseille, Jacques Beaume, qui a précisé que ce serait une première dans sa juridiction. Justice spectacle?
Me Cyril Collard est sur le coup et assiste Danielle Fernandez, la conductrice du bus. Il a souligné le contraste "entre l'horreur des faits commis et la banalité de ces deux jeunes". "On a affaire à des enfants. En même temps, on a envie qu'ils soient traités comme tels mais en même temps ils ont fait des ravages", a-t-il dit, la main sur le cœur et prenant le vent.
Me Victor Gioia, avocat d'une des autres victimes, a estimé "que leur jeune âge ne les excuse pas". "L'image angélique donnée par les travailleurs sociaux dans la matinée a craqué. On voit que c'est un groupe, une meute solidaire dans le guet-apens tendu".
La journée de mercredi verra défiler les témoins de l'incendie, ainsi que les enquêteurs et les experts médicaux. Le jugement est attendu vendredi soir. En cas de retard, le procès se poursuivra jusqu'à lundi.


Les six autres incendiaires présumés, âgés de plus de 16 ans
au moment de l'incendie, en âge de prendre femme et de faire des enfants, âge auquel certains souhaitent abaisser le droit de vote, seront jugés devant la cour d'assises des mineurs des Bouches-du-Rhône, à partir du 3 décembre. Ils risquent jusqu'à 30 ans de réclusion criminelle.
Sans attendre le 3 décembre 2007, la peine de Mama Galledou est déjà prononcée, depuis la nuit tragique du 28 octobre 2006 et ce ne sera pas trente ans.
Me Philippe Vouland, un peu de pudeur, s’il vous plaît, (si possible), lorsque vous espérez que le jugement "ménage un avenir" aux prévenus : si vous avez un soupçon d’intelligence du cœur songez que l’avenir de Mama est scellé et qu’elle méritait mieux.

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Mama Galledou, victime du bus incendié à Marseille témoigne au tribunal: respect

Mama Galledou est arrivée en voiture au tribunal
Tandis que l'innocente victime souffre toujours atrocement , malgré les soins, et que les jeunes criminels expriment des excuses, le procès s'est ouvert, en présence aujourd'hui de la courageuse Mama, sans haine de sa part .
Que les jeunes des quartiers, qui n'ont à la bouche que les mots 'haine' -des autres- et 'respect' -pour eux-, prennent de la graine! (Rappel des faits dans PaSiDupes)

Mama Galledou, la jeune étudiante africaine brûlée à 60% dans l'incendie criminel d'un bus survenu à Marseille en octobre 2006, est arrivée jeudi matin au tribunal pour enfants de cette ville où elle doit témoigner dans le procès des deux mineurs, parmi les incendiaires présumés.
La jeune femme, dont le témoignage a été programmé jeudi matin, est arrivée en voiture. Sa famille avait pris place dans un autre véhicule. L'un de ses deux avocats, Me Alain Molla, a confirmé : "Elle est bien dans l'enceinte du tribunal". "Elle est dans une salle où personne ne la verra", a précisé Me Molla. la jeune femme, âgée de 27 ans, doit témoigner par le biais de la visioconférence, sur une requête de Me Molla acceptée par le tribunal.
"Elle est anxieuse, a dit Me Molla, mais elle tenait à venir. C'était important pour elle de témoigner". Seront présents avec elle un greffier et son autre avocat, Me Jean Boudot, a précisé Me Molla.
Mercredi, dans ce procès qui s'est ouvert mardi et se déroule à huis-clos, le tribunal avait commencé à procéder à l'examen des faits et entendu experts, psychologues et psychiatres qui ont évoqué la souffrance des victimes, a indiqué l'un des avocats présents à l'audience.
Le jugement est attendu vendredi soir.

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mercredi 26 septembre 2007

L’anachronisme du régime très spécial de retraite des cheminots

De la Bête Humaine de Zola à la CGT-Cheminots de Le Reste
Émile Zola publia en 1890 La Bête Humaine, un roman. La réforme des régîmes spéciaux de retraite en 2007 est un nouveau roman. La Lison n’est plus la locomotive à charbon dont s’est épris Lantier, son conducteur. Car la Lison s’appelle désormais Anne-Marie Idrac et Lantier s’appelle Didier Le Reste. L’œuvre a été revisitée : l’aspect documentaire social subsiste, mais La Bête Humaine est moins un roman noir qu’un roman rouge fortement marqué par le chantage de la CGT et non plus par l’alcoolisme des Rougon-Macquart.
La scène est transposée près d’un siècle et demi plus tard et le travail des cheminots n’est plus en rien celui décrit par Zola. Plus n’est besoin en effet de chauffeur pour charger la chaudière, alimenter ‘la bouche du four’, et le bruit du TGV n’a rien à voir avec le vacarme de la machine à vapeur! La spécificité actuelle des régîmes de retraites des cheminots ne se justifie plus aucunement.
Les passions restent vives, pourtant. Comme la scène finale du roman qui décrit la locomotive folle lancée dans la nuit après que les deux cheminots qui la dirigeaient se sont entretués et mène une foule de voyageurs ivres et joyeux vers l'accident ferroviaire, le massacre inéluctable, vers la faillite du régime des retraites, en quelque sorte. Que reste-t-il à la fin du livre de Zola de son chant à la gloire du progrès fondé sur l'organisation ? La technique tourne au désastre: la locomotive symbole du progrès est un bête affolée à la puissance incontrôlable; la vitesse est une course insensée vers la mort collective. La CGT s’applique à rester fidèle à l’œuvre du maître.
Epargnée en 2003, la SNCF se crispe : "Les cheminots sont désorientés ", analyse Didier Le Reste, 52 ans, le secrétaire général de la fédération CGT de cheminots. Il a succédé à Bernard Thibaut en 2000 et, sur ses 29500 adhérents pour 238000 salariés, 22000 sont des retraités ! C’est dire que le régimes très spécial des retraites des cheminots est vraiment très spécial car il est déficitaire et que ce sont les contribuables qui travaillent pour le renflouer.
Pour le climat dans cette entreprise publique, le moins que l’on puisse dire, c’est que ses rapports avec la présidente de la SNCF, depuis 2006, Anne-Marie Idrac (photo), 56 ans, sont plus difficiles qu’avec Louis Gallois, bien que cette ex-UDF ait réalisé le désendettement de la SNCF par la création de RFF, et l'expérimentation dans 5 régions de la décentralisation des trains régionaux (TER), généralisée en 2001 par Jean-Claude Gayssot (PCF).

Didier Le Reste déraille. Il aborde la concertation sous un angle très spécial. Il accuse en effet : « Ces régimes qui concernent moins de 5% des salariés français, ne sont pas l’urgence du moment. Mais le gouvernement donne un os à ronger à l’opinion pour détourner l’attention du pouvoir d’achat. »
Après ce biais douteux, Le Reste passe à la désinformation. Il rappelle que les cotisations de retraite des cheminots sont supérieures de 12% à celles du régimes général : « 62% des pensions versées sont inférieures à 1500 € brut » avance-t-il. Sachant que les 12% ne suffisent pas puisque les Français contribuent aux retraites des cheminots par l’impôt et qu’un conducteur de TGV gagne comme un professeur certifié à bac + 4, de qui Le Reste se moque-t-il ? Le gouvernement reverse 4,8 milliards d’euros de nos impôts pour le régime spécial de retraite des employés de la SNCF.
Le cheminot en chef refuse ce qu’il appelle « un alignement par le bas ». Amateur de phrases chocs, il ajoute à l’attention de l’opinion : « Je ne sais pas mener un dialogue social le pistolet sur la tempe. » Mais le blocage des communications ferroviaires, est-ce qu’il sait faire?
Pour illustrer sa volonté de dialogue, il passe à la menace : « On aura l’occasion d’en
appeler aux salariés » et au chantage : « En 2003, nous n’étions pas concernés par cette réforme, et il y a eu
62% de grévistes à la SNCF. »
Si la SNCF bloque l’économie du pays lorsqu’elle n’est pas concernée, on comprend bien que le pays lui paie volontiers une part de ses retraites…
Didier Le Reste (photo de gauche), représentatif du cheminot de 2007?...
La Bête Humaine se réveille. Pourtant, le cheminot n’est plus ce qu’il était. Et comment se reconnaît-il sur cette photo avec son secrétaire général CGT ?

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Augustin Legrand préfère les tentes aux ors de la République

L’Enfant de Don Quichotte choisit l’agitation contre l’action
Christine Boutin, la ministre du Logement, avait proposé mardi à Augustin Legrand, qui reproche au gouvernement ne de pas tenir ses promesses envers les SDF, de rentrer dans son cabinet pour prendre "conscience de l'ensemble des difficultés concernant le logement." "Il aurait l'accès à toutes les questions aujourd'hui restées sans réponses, il verra que ma volonté d'agir est totale et réelle", avait-elle ajouté.
Mais le suspense n’aura pas duré longtemps. La peur des responsabilités ? Le confort de ne pas s’estimer engagé par une action d’éclat ni par les personnes qui y sont entraînées ? La fascination du rôle de justicier hirsute mais médiatique ? Allez savoir… Augustin Legrand ne demande donc pas à voir et a décliné l'offre de la ministre du Logement, Christine Boutin, d'effectuer une mission sur les sans-abri et menace d'ailleurs toujours d'installer des tentes si des crédits ne sont pas débloqués.
Sans doute conscient de ses limites et des difficultés à réaliser des rêves d’un monde sans
problèmes, Augustin Legrand n’a pas osé prendre le risque d’un échec. C’est dire qu’il souhaite faire carrière. Il attendra son heure et de connaître la vie. Ou son Hiver 52 qui ferait sa gloire.
Modeste mais haut et fort, il a clamé :"Nous on essaie d'alerter, d'alerter. Il y a un moment pour l'alerte et il y a un moment aussi pour l'action", a expliqué le fondateur des "Enfants de Don Quichotte" sur RTL. "Christine Boutin m'a proposé une mission que je ne peux pas accepter. Il y a des gens beaucoup plus performants, qui ont une connaissance du terrain et des problématiques peut-être plus affinée que moi", a répondu le comédien.
Il a indiqué en revanche qu'il allait poursuivre le partenariat engagé de fait avec le ministère
pour faire face "à une urgence qui est terrible." Ce qui l’engage assez peu. Un jeune qui ne veut pas d’un CDD… C’est bon pour les vieux de la politique, la précarité !
Augustin Legrand, qui a présidé mardi à Lyon un comité de suivi du Plan d'action renforcé en faveur (Parsa) des sans-abri, estime que 14.000 places seront créées pour les sans-abri, alors que le gouvernement en avait promis 27.100. "Est-ce que c'était des promesses intenables, moi je veux comprendre", a-t-il dit.
Les "Enfants de Don Quichotte" avaient contraint les pouvoirs publics à prendre le problème des sans-abri à bras le corps il y a près d'un an en pilotant l'installation d'un campement de SDF au coeur de la capitale, canal Saint-Martin.

L'association adhère à la théorie de la ‘défiance citoyenne’ et pratique le chantage. Christine Boutin revient de loin : il menace de repasser à l'action, cette fois sur le pont des Arts à Paris, si le gouvernement ne dégage pas des moyens supplémentaires. Le chambard, c’est romantique, quand on est responsable et bien logé. Et qu'on aime les sans-abri.
Augustin Legrand avait cependant estimé mardi que Christine Boutin était "sincère", espérant qu'elle ne serait pas "virée en janvier lors du remaniement ministériel" évoqué par des membres de la majorité. Hum, la sincérité, en politique… Mieux vaut l’insulte !
Si des parpaings doivent voler, ce ne sera pas au ministère...

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Brice Lalonde entre en scène au côté de Sarkozy

Ouverture : Brice Lalonde, côté jardin


L'écologiste Brice Lalonde a été nommé aujourd’hui mercredi ambassadeur chargé des négociations sur le changement climatique, a annoncé le porte-parole du gouvernement Laurent Wauquiez, en soulignant "une façon de continuer l'ouverture" voulue par Nicolas Sarkozy. "
Brève bio :
Brice Lalonde, est né en 1946 de l’union de Alain-Gauthier Levy, d'origine alsacienne, et Fiona Forbes, écossaise, qui changérent leur nom en Lalonde en 1950. Brice Lalonde est cousin germain de John Kerry, sénateur démocrate du Massachusetts, candidat à l'élection présidentielle américaine de novembre 2004. Leurs mères respectives sont sœurs, issues de la famille Forbes.
Il milita longtemps au PSU (Parti socialiste unifié) et fut militant à l'UNEF comme étudiant. Il rejoint au début des années 70 l'association Les Amis de la Terre. Puis, il fut directeur de campagne du candidat écologiste René Dumont à l'élection présidentielle française de 1974.
Il fut secrétaire d'Etat puis ministre de l'Environnement dans des gouvernements de Michel Rocard et Edith Cresson de mai 1988 à avril 1992. Marie-sEGOlène Royal lui succéda. Il fonda également en 1990 le parti Génération écologie, fondé à l'initiative du Président Mitterrand, qui d'après Noël Mamère, cherchait à empêcher la montée de Les Verts aux régionales de 1992 à la suite de leurs excellents résultats de 1989.

Il s'éloigna ensuite peu à peu des écologistes radicaux, et se rapprocha d’autant des libéraux. Élu conseiller régional de Bretagne en mars 1992, il se découvrit plus d’affinités avec la majorité de droite de l'Assemblée et sera réélu en mars 1998 sur la liste d'union UDF-RPR-GE (Génération écologie).
Brice Lalonde est actuellement maire de Saint-Briac (Ille-et-Vilaine).


B. Lalonde, qui fut candidat écologiste à la présidentielle de 1981, "est évidemment reconnu pour ses compétences en la matière et notamment sur le développement durable", a ajouté L. Wauquiez.

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Augustin Legrand pressenti au côté de Christine Boutin

Ouverture : Augustin Legrand, côté cour, avec Sarkozy?
Augustin Legrand dans le cabinet de Christine Boutin ?
Samedi 22 dernier sur RTL, Laurence Ferrari animait un face-à-face (Journal inattendu) entre Christine Boutin, la ministre du Logement, et Augustin Legrand, fondateur de l'association "Les enfants de Don Quichotte". Au cœur de la polémique : le nombre de places d'hébergement pour les SDF. Dès dimanche, Christine Boutin le rencontrait pour intégrer son ministère : sur RTL, Augustin Legrand reconnaissait réfléchir à la proposition.

Apprendre à se connaître, avant de s'étriper…
Rapidement, le ton monta autour du sort des sans-abris en France, samedi dernier. Le débat mettait donc en présence Christine Boutin, la ministre du Logement et Augustin Legrand, le fondateur des "Enfants de Don Quichotte" médiatisé pour ses installations de tentes dans les grandes villes de France, dont Paris, le long du Canal St-Martin.
Augustin Legrand s'était déclaré "scandalisé" par les chiffres avancés par le ministère : "L'obligation de résultat n'est pas respectée avec 15 000 places d'hébergement pour la fin de l'année" affirma Augustin Legrand à qui plus de 27 000 places ont été promises en janvier dernier lors de la signature du Parsa, le plan d'action gouvernemental pour l'hébergement des SDF.
"Mon indignation est aussi grande mais on ne fait pas sortir des logements en claquant des doigts" lui avait alors répondu Christine Boutin avant de lui lancer sur RTL : "C'est assez facile de mettre des tentes, moins facile de trouver des murs construits ! Quand je claque des doigts, les parpaings ne se mettent pas en ligne !".

Augustin Legrand "affine" la proposition
Dès le lendemain de ce débat sur RTL, Christine Boutin proposa à Augustin Legrand de diriger une mission sur les sans-abri. "Elle m'a téléphone dimanche et nous avons eu une explication plus douce. Elle m'a proposé de faire bouger les lignes de l'intérieur" a raconté Augustin Legrand ce mercredi dans RTL Midi.
Pour l'heure, le leader des Don Quichotte hésite encore et attend que Christine Boutin "affine sa proposition"… "Je suis très curieux de savoir quel poste on veut me donner" ; a-t-il déclaré sur RTL, non sans coquetterie. Mais il comprend bien que la ministre souhaite le mettre au pied du tas de parpaings… et voir ce qui se passe quand il claque des doigts…
La condition de l’enfant de Don Quichotte ?
Conserver sa "liberté de parole". Il serait donc plutôt preneur du ministère de la parole et ce n’est sans doute pas au pied du mur que nous verrons ce bon maçon. NMNS ? Ni Maçon Ni Soumis, le garçon…
Avec Fadela Amara dans le bureau d’en face, les parpaings vont voler bas…

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L’insulte, arme des impuissants du PS, tel Benoit Hamon

Agoravox constate que ‘Le PS a l’insulte mythique’
Mais c’est encore beaucoup dire et glorifier l’insulte qui est au Parti Socialiste français ce qu’est le Viagra dans les bordels. Sa Cynique Majesté Royal nous promettait la ‘république du respect’ ; nous avons échappé à Royal mais elle a suscité la ‘république de l’insulte’. Qu’il est beau le projet municipal socialiste : des camps d'internement pour les petits et des camps de redressement pour les bossus ?
Les socialistes ont un problème constitutif que Frèche ou Hamon extériorisent pour apaiser leur tourment, leur souffrance personnelle et intime. Mais ils ne sont pas les seuls et Agoravox met le doigt sur la plaie béante du PS, en tentant de dresser son palmarès récent (extraits):
« (…)Le Parti socialiste estime que le président Nicolas Sarkozy est victime d’un complexe lié à sa taille. (…)
Nous avions eu droit en 2002 à la description par Lionel Jospin d’un Chirac "vieilli, fatigué, usé", dont le principal résultat fut de l’évincer définitivement de la course à la présidentielle, en y qualifiant Jean-Marie Le Pen. Nous avons essuyé en 2007 des remarques incessantes portant à la fois sur le
psychisme prétendu défaillant de Sarkozy (Marianne), sur les intimidations (selon Bayrou) - toujours improuvées - dont il se serait rendu capable, sur le chaos qu’annoncerait sa victoire. Quels effets ont eu ces attaques, plus odieuses les unes que les autres ? Seulement de conforter Nicolas Sarkozy, et de discréditer ses adversaires. Qui aujourd’hui récidivent, par la bouche de Benoît Hamon.
Car c’est plus fort qu’eux, cette haine de Sarkozy qui les habite, cette impuissance enfouie au fond d’eux qu’ils ressentent toujours plus palpable après chaque victoire, électorale ou médiatique, de Nicolas Sarkozy. Alors ils dérapent. La violence étant l’arme des impuissants, selon l’adage bien connu, ils tentent désespérément de sublimer leur impossible répartie sous l’apparat flasque de l’insulte facile.
Le "syndrôme du petit homme" est plus connu sous l’appellation de complexe de Napoléon"
complexe de Napoléon". C’est une théorie développée en son temps par Alfred Adler qui voudrait que les hommes de (plus) petite taille nourrissent un complexe d’infériorité les conduisant à une agressivité plus grande dans leurs comportements au quotidien.
Malheureusement pour Benoît Hamon, il a été prouvé, expérience à l’appui
expérience à l’appui, que ce complexe était en fait un mythe, tout autant que la bêtise des blondes, l’existence de l’Atlantide ou la verdeur [ ?] des Martiens. Il s’agit donc d’une discrimination gratuite basée sur le physique, au même titre que la couleur de la peau, l’âge, le sexe ou l’ethnie. [Que sont-elles donc devenues ces associations qui font commerce de ces sujets chargés d’émotion, de compassion ?] Les années passent, les éléphants succombent, et pourtant rien ne change au PS : si l’insulte y reste facile - y compris au sein même du parti - la crédibilité des arguments demeure aussi évanescente qu’une molécule de H2O en plein Sahara à la mi-journée. Welcome in Socialist land. »
Il faut bien observer que l’indignation quasi générale soulevée par la discrimination sur le physique par Benoît Hamon suffit à discréditer le prétendant à la direction du PS et le PS qui l’a fabriqué et que par conséquent il symbolise. D’habitude si prompt à condamner le Président Sarkozy, François Hollande se montre bien moins réactif sur l’épine Hamon ! Mais à l’heure des comptes où le PS occulte maintenant le problème des nombreux roquets socialistes qu’il a nourris au Bureau national ( !) et dressé à mordre sans qu’ils trouvent de meilleur sujet de réflexion à leur mesure que la taille du président, il convient de rappeler que feu Mitterrand culminait à 1,70 m. L’effort de réflexion leur coûte-t-il tant qu’ils préfèrent la facilité de la haine ? Les ‘perdants-perdants’ sont atteints jusqu’au tréfonds et ne parviennent pas à se hisser à la cheville du président élu. Ils nous font une fixation sur ses mollets qu’ils rêvent de mordre à belles dents de roquets. Incapables d’élévation, ils s’abaissent et se vautrent dans la bassesse. Nous avons déjà publié quelques illustrations de la hauteur morale des détracteurs anonymes. Illustration:


micro sarko clipo envoyé par filehip

Des xénophobes ont reproché à Sarközy ses origines hongroises ; il a été diabolisé par le vertueux magazine Marianne et par Le Canard Enchaîné, et bien d’autres, tout aussi déchaînés.
Voici un exemple de bassesse qui n'épargne personne à gauche, ici sur Canal+ qui a pignon sur rue mal famée. Attention, 'humour'!
VOIR et ENTENDRE:


Il est de bon ton de considérer cette émission insolente à souhait et tellement hilarante, voire décapante : c’est la preuve que, dans ce pays, la liberté de la presse est respectée quand la presse ne se respecte plus. Il faut préserver cet espace de liberté, nous assure-t-on. Liberté de tout dire et faire : d’humilier la femme dans la pub, de proférer des grossièretés gratuites et de montrer des attitudes veules et provocatrices, et aussi de brûler Mama Galledou pour passer à la télé. Les faibles d’esprit sont partout et d’abord dans les médias, mais l’INRA n’est pas épargné avec Bitoun, et pas moins que le CNRS qui compte des intellectuels (si !), signataires du ‘pacte présidentiel’ Royal. Ont-il pétitionné pour purger le PS de cet âne bâté de Hamon ?
Des équipes de campagne de candidat(e) à la présidence ont installé l’insulte dans les médias, sans que ces médias ne crient au viol de leurs belles consciences. La campagne terminée et les battus humiliés, Benoît Hamon continue dans ce registre infâme, par pure méchanceté, naturelle et stérile.
Le ton accommodant de la résignation coupable vient de loin -et de haut-, mais explique tout, les compromissions et les avantages: "Je ne me plains pas de la presse, soit que je me sois habitué, soit que je me sois résigné." François Mitterrand (qui y trouvait son compte?...)

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Question: la presse 'indépendante' l'est-elle de la gauche?

'Indépendance, indépendance', vous avez dit 'indépendance'?
Il faut le dire et le répéter, tant cette certitude a du mal à convaincre...
Le blog What's Next réagit pour nous (September 25, 2007):

C'est amusant, les hasards de l'actualité politique et syndicale française....
Au même moment où le Parti socialiste annonce
sa volonté de saisir le CSA sur "l'accaparement des médias par Sarkozy", on apprend que les syndicats de journalistes appellent à une mobilisation de leur profession "afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée à leurs yeux par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias".
Cette proximité d'action, et de pensée, entre le Parti socialiste et les syndicats de journalistes - si elle n'était pas purement hasardeuse - pourrait laisser penser que gauche et syndicats marchent main dans la main contre Nicolas Sarkozy... Ce qui n'est certainement pas le cas. Les syndicats de journalistes étant bien trop indépendants et occupés à défendre la Liberté de la Presse. Ils ne font en aucun cas de la basse politique...

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Bayrou et PS, des menaces de retour au MacCarthisme ?

Bayrou et le PS se réincarnent-ils en McCarthy?
Le blog Damoclès nous propose cette réflexion sur leurs efforts pour rebondir:
« McCarthy et son équipe sont devenus célèbres pour leurs diatribes contre le gouvernement fédéral des États-Unis, et pour leur campagne hystérique contre tous ceux qu'ils soupçonnaient d'être ou de sympathiser avec les Communistes. Cette période comprise entre 1950 et 1956, connue sous le nom de « Terreur Rouge » (Red Scare), a aussi pris le nom de Maccarthisme. Pendant cette période, tous ceux qui étaient soupçonnés de sympathies communistes devinrent l'objet d'enquêtes, collectivement nommées la « Chasse aux Sorcières ». Des gens des médias, du cinéma, du gouvernement et de l'armée furent accusés d'être des espions à la solde des Soviétiques. » (source: Wikipedia)

Cette suspicion que Joseph MacCarthy avait instaurée aux USA à propos du communisme, François BAYROU s’essaie à l’installer en France à l’endroit de Nicolas SARKOZY [qu'il l'accuse -sans preuve- de tenir les médias, ou qu'il le soupçonne d'alignement sur Bush]. Sur le terreau fertile d’un TSS [Tous Sauf Sarkozy, qui a produit la Journée sans Sarkozy, entre autres illuminations...] dont Eric BESSON a avoué qu’il [TSS] était la base [!] de la stratégie ségoléniste, BAYROU sème sa « Terreur Bleue » ['orange', peut-être, plutôt], visant à faire de chaque ami ou relation de Nicolas SARKOZY un comploteur médiatique potentiel. Cette stratégie, fondée sur la calomnie et la médisance, doit être rejetée avec la plus grande force par les français.
Ironie du calendrier, et sans doute explication plausible de ce qui précède, Maurice LEROY, porte-parole de François BAYROU pendant cette campagne, avouait moins d’une demi heure après François BAYROU, toujours sur l’antenne de RTL, qu’il rejoignait Nicolas SARKOZY au second tour. Et ce comme plus de la moitié des députés UDF. Que chacun juge en son âme et conscience."
Il n'est pas possible de toujours penser que "Les chiens aboient, la caravane passe." L'Histoire rappelle que les risques sont sérieux...

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mardi 25 septembre 2007

Les brebis égarées de la gauche : de la déception à la démence !

L’illusion Royal déçue produit des névrosés
"Rassemblement pour la démocratie à la télévision", ce qui peut apparaître simplement comme une association facétieuse, est en fait un de ces collectifs ampoulés, auto-proclamés et prétentieux, appelle à une journée "sans Sarkozy" dans les médias ! Gag ?
Cette association (RDT), dont on ne sait rien, sinon qu'elle est nouvellement créée, comme il en surgit chaque matin après une nuit bien arrosée au blanc d’Anjou, a choisi la date du 30 novembre qui est le jour anniversaire de l'annonce officielle de la candidature de Nicolas Sarkozy à l'élection présidentielle. Une association est-elle digne d’intérêt du seul fait de sa nouveauté? Le fait pour une association de compter davantage de membres fondateurs que d’autres membres est également un phénomène assez commun, surtout connaissant l’activisme associatif de la gauche. On est plutôt navré de mettre de l’argent dans cette presse sans discernement.
Le président de cette association, Pierre Biloun, est un sociologue de 52 ans, ce qui apparaît comme une information intéressante et gage de sérieux, au moins pour une presse engagée qui se fait l’écho du dérisoire et de l’insignifiant, dès l’instant qu’elle peut militer. Les inclinations idéologiques des sociologues désoeuvrés et en surnombre ne cessent de nous effarer. Il est clair en outre que personne ne connaît cet illustre sociologue et qu’une asso qui compte une poignée de membres, dont 64 membres fondateurs, ça force le respect…. Les illuminés décrètent que l’information de cette veille d’Hallowe’en sera amputée : "pas une image, pas un son, pas une ligne sur les faits et gestes de Nicolas Sarkozy ne doivent sortir, ce jour-là, des rédactions ! Ni éloge, ni critique, ni commentaires ! Rien de rien, s'il vous plaît". Pour que la journée du 30 novembre devienne "une grande journée de la démocratie et de la liberté de la presse".La démocratie bâillonnée ! Innovant, ou stalinien?
Il pourrait pourtant s’agir d’un certain Pierre Bitoun (et non Biloun),
sociologue à l’INRA (Ivry), auteur de Faux privilégiés, vrais nantis paru dans Le Monde Diplomatique, ou de “Réformer l’OMC”, paru dans L’Humanité, ou encore de « Voici pourquoi M. Raffarin, nous allons nous opposer à votre réforme », sur la réforme des retraites, toutes publications légitimement répertoriées sur le site de l’Institut National de la Recherche Agronomique… ! Avance-t-il masqué et honteux ? Ce n’est pas certains car des chercheurs de cet acabit sont légion dans le milieu…

Le RDT, qui se prétend "indépendant de toute organisation politique" (malgré les parutions dans L'Humanité?), "propose une action novatrice, ambitieuse, qui touche au coeur même du système d'influence: les sondages (interdire leur réalisation dans les trois mois précédents un scrutin électoral) et les journaux télévisés (démocratiser les journaux de TF1 et France 2)". Interdire !…Pour l'innovation, cette action est stupidement calquée sur les 'journées sans télévision' américaines, ou les nuits sans amour!
Ces activistes, perturbés autant que perturbateurs, ont une conception de la démocratie quelque peu paradoxale, car inciter les rédactions à taire des informations, c’est suicidaire ! Mais tellement inspiré! Du travail pour le psychanaliste, également autoproclamé, du PS, Benoît Hamon.
D’ici que cette association bidon fasse plus de tort à la démocratie et à la presse qu’elle ne pense... Des cinglés sont en liberté parmi nous, mais leur coup médiatique est venu sur la place publique. Bravo, la presse!

L’hebdomadaire Marianne qui participe volontiers au déboussolage de l’opinion, s’en est pourtant ému. PaSiDupes y reviendra.

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Discrimination physique: Benoît Hamon abaisse encore le PS

Hamon est frappé par « le syndrome du grand homme »
Chaque génération de socialistes possède son Frèche...
Il faut pouvoir tout VOIR et ENTENDRE ?

Sarko victime du syndrome du petit homme

Qui est le plus bas, croyez-vous, du PS et de Sarkozy?
Il n'est pas PC (Politiquement Correct) de dénigrer les obèses, les déviants sexuels ou les oreilles décollées, mais il est PS (Politiquement Scandaleux) de moquer le physique du Président, comme de toute personne. Les socialistes ne s'élèvent évidemment pas en critiquant la taille du président élu pour ne pas célébrer sa réussite. L'apparence l'emporte sur les faits, quand c'est plus pratique et que l'opposition est aux abois.

Voyons quelques exemples:



Découvrons l’homme providentiel du PS qui s'est enfin rendu célèbre pour sa bassesse…
Benoît Hamon est né en juin 1967 dans le Finistère. Député européen depuis 2004, parmi 72 autres Français(es), il n’a exercé aucun mandat électif auparavant... Dans l'attente d'une décision du Conseil permettant les élections directes, les membres du Parlement européen ont été désignés au sein des parlements nationaux selon la procédure fixée par chaque État membre. Les députés européens sont élus en France au suffrage universel pour 5 ans au scrutin proportionnel à un tour. Autant dire que le scrutin de liste a été favorable à la percée de B. Hamon, par la grâce de Lionel Jospin, plus que pour son mérite personnel... Il débuta en effet sa carrière en 1991 comme assistant parlementaire de Pierre Brana, un député socialiste de la Gironde. Jeune rocardien, il devint le Premier Président d'un Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) qui devint avec lui statutairement autonome du Parti Socialiste en 1993 (Congrès d'Avignon), alors que Michel Rocard en est le premier secrétaire. Il est fait conseiller pour la Jeunesse auprès de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS de 1995 à 1997. Il entre ensuite au cabinet de Martine Aubry, ministre de l'Emploi et de la Solidarité, comme conseiller technique chargé de l'emploi des jeunes (1997-98), puis comme conseiller chargé des affaires politiques (1998-2000). Il a été planqué à l'institut de Ipsos
(institut de sondages) en qualité de directeur du planning stratégique de 2001 à 2004.
Membre du Parti socialiste (France) depuis NPS, après les manifestations lycéennes contre la loi Devaquet, il est président et fondateur du Mouvement des jeunes socialistes (France) de 1993 à 1995, puis devient membre du bureau national du PS, animateur de Nouvelle Gauche et co-fondateur et porte-parole du courant Nouveau Parti socialiste (NPS), avec Montebourg, un autre spécialiste des écarts de langages.
Il est élu conseiller municipal de Brétigny-sur-Orge, non pas dans la Gironde, mais en région parisienne ( Essonne) en 2001, puis –sans transition- député européen en 2004. Partisan du "NON" au Référendum sur la constitution européenne sur le Traité Constitutionnel Européen, il se prononce en faveur de la synthèse lors du Congrès du Parti socialiste au Mans le 20 novembre. Il est nommé Secrétaire national du PS, chargé du projet européen le 28 novembre 2005.
En tant que député européen sans avoir été député national, il est également fait membre de la commission des affaires économiques et monétaires, membre suppléant de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs, Vice-président de la délégation pour les relations avec les États-Unis, et membre suppléant de la délégation pour les relations avec Israël.
Une belle carrière d’apparatchik, par cooptation et promotion interne, sans compétence particulière.
En 2006 , il a soutenu Laurent Fabius à l'investiture du PS pour l'élection présidentielle.
Démontrant le grand vide en cerveaux tout frais tout roses au PS, en mai et juin 2007, il est fait porte parole du PS pour les élections législatives. En juillet, il fonde un cercle de réflexion, La Forge, que tout le monde connaît…
Il est également amateur de rugby ce qui est fait pour impressionner quiconque n’a pas été face au gabarit de cet ailier.

Si les diplômes offraient une garantie de compétence, Philippe Bilger écraserait logiquement Hamon de son mépris, plutôt que Rachida Dati. Mais la licence d'histoire à bac +3 confère néanmoins à l’immense Hamon une compétence insoupçonnée en psychanalyse, puisqu’il ne s’interdit pas d’en faire à ses moments d’égarement. Le porte-parole du Parti socialiste déclara ès-qualités, vendredi 21 septembre, à propos du vainqueur de la Présidentielle:" En psychanalyse, c'est ce qu'on appelle le syndrome du petit homme, qui considère que tout ce qu'il fait est plus grand que tout ce qui est jamais arrivé." La ‘république du respect’ a fait un grand pas en arrière… C’est après avoir ironisé devant la presse sur la présentation, par le chef de l’Etat la veille sur TF1 et France 2, du "pacte social", que Benoît Hamon s’est disqualifié lamentablement, alors qu’il se pose en candidat potentiel à la présidentielle de 2012.
Benoît Hamon a ensuite tenu à préciser qu'il ne faisait pas référence à la taille du chef de l'Etat.
"Ce n'est évidemment pas la taille mais la communication présidentielle qui est en cause et son obsession à vouloir toujours expliquer que ce qu'il fait est toujours le plus grand, le plus beau qui a été fait depuis cinquante ans", a-t-il tenté de rectifier.

Autre attaque lancée sur un ton symptomatique du climat de bassesses au sein du PS, sans viser personne donc ? Benoît Hamon a commenté la volonté du président de conforter le premier ministre, en affirmant : "En bon père de famille, Nicolas Sarkozy a distribué des câlins, un gros câlin à François Fillon, ce qui veut dire qu'il a dû avoir un gros chagrin avant." Chacun jugera du niveau de réflexion atteint rue de Solférino. Les socialistes ne décollent pas du comptoir où ils noient leur chagrin. Comment s’étonner de cette nouvelle Brève de Comptoir.

Admettons à sa décharge que celui qui se rêve ailier de rugby a pu se pencher sur le sujet qui le tourmente personnellement, vu son imposante stature qui n’a d’égale que son immense culture et que cette publication –brève mais dense- lui ouvrira les portes du CNRS...

"CE N'EST PAS LA TAILLE QUI EST EN CAUSE", assure Benoît Hamon qui conserve encore un (double, serait inutile) décimètre, comme à l'adolescence, à portée de poignet.

Au PS, la grandeur se mesure en centimètres...

CHABAL, PRESIDENT

pour que la gauche n'ait plus peur...

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La gauche passe le relais de la contestation aux syndicats de la presse

Les syndicats de journalistes mobilisent
Ouverture à gauche ? François Hollande est pressenti pour le ministère de la parole.
Le PS a annoncé lundi qu'il allait écrire au Conseil supérieur de l'audiovisuel (CSA) pour qu'il prenne en compte "l'omniprésence" de Nicolas Sarkozy dans les médias. Le train de réformes lancé à un rythme inconnu du paresseux PS bouscule la gauche léthargique et bavarde. Tandis que le 'cabinet fantôme' socialiste à la française est inactif, le Président et son gouvernement apparaissent sur tous les fronts où l’action se déroule ce qui témoigne de la vitalité du pouvoir, mais indispose la gauche. L’opposition peine à suivre : le cabinet fantôme du PS ne se manifeste qu’aux 12 coups de minuit pour aussitôt retourner se coucher. L’anorexique PCF qui ne pense qu’à sa survie invite ses syndicats à se bouger à sa place.
L’émoi de cette opposition peut s’expliquer par le fait que le président n'est en effet compté à aucun titre dans la répartition du temps de parole sur l'audiovisuel public en trois tiers entre gouvernement, majorité et opposition, alors que contrairement aux habitudes, il est sur tous les fronts. Le vrai problème est en effet de réviser les modes de calcul des temps de parole et de les adapter à l’activité réelle effectivement déployée et de lui accorder une part officielle et proportionnée à son action. La gauche souhaite plutôt conserver cet autre ‘avantage acquis’ qui consiste à bénéficier d’un temps de parole sans rapport avec sa contribution à la marche en avant du pays. L’opposition n’agit pas en faisant des propositions utiles et constructives. Elle se contente de réagir, par ses déclarations verbeuses tous azimuts d’opposition systématique. Sa contribution est nulle. Il serait logique que le temps de parole aille à ceux qui font, et ont donc besoin de disposer des moyens pédagogiques et d’information en rapport avec le travail fourni. Pour les prises de parole oiseuses, la gauche -telle qu’elle se comporte actuellement- en a bien assez.
L'opposition s'alarme depuis quelques jours de ce qu'elle vit douloureusement comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs 'petits' événements 'annexes'! Cette gauche-là juge l’exécutif sur les critères qui la caractérisent : archaïque, sans imagination ni créativité, perdue dans des travaux de reconstruction qui ne voient pas le jour. Elle se déconsidère et réclame encore plus de temps de parole pour dénigrer le physique des petits maousse-costauds ou l’incapacité supposée d’une jeune magistrate dont le seul tort est de démonter qu’on peut être beurette et réussir à droite et vanter les mérites d’une illusionniste prétentieuse, d’un dilettante rigolo, d’une stalinienne nostalgique, de Verts centrés sur leurs chamailleries intestines ou de révolutionnaires rouges et noirs embourgeoisés. Mais qu’en avons-nous à faire ? Quelle est leur contribution ?
La répartition des tâches à gauche a trouvé une illustration ce mardi. Sans qu’on puisse discerner dans le PS une quelconque fonction de cellule de réflexion, c’est aux syndicats qu’échoie le rôle prestigieux de perturbateur stérile.
Les syndicats de journalistes français ont annoncé mardi des actions pour tenter de mobiliser leur profession, et la société civile dans sa portion radicale, afin de garantir l'indépendance des rédactions menacée –disent-ils- par la "mainmise" du pouvoir sur les grands médias. L’indépendance des rédactions s’avère être en fait sa capacité de propagande sournoise mais également provocatrice, jusquà France-Télévisions. Nous gardons en mémoire le matraquage, que dénonçait PaSiDupes, concernant le rassemblement de RESF que France-Info a promu une journée entière, mais dont la radio n’a pas assuré le suivi par le compte-rendu du fiasco. Mais on pourrait également rappeler la campagne de la même radio, manifestement indépendante, qui prédisait la défaite du gouvernement grec aux dernières élections, pour sa ‘mauvaise’ gestion des incendies de l’été, en assurant qu’un retour de flammes réduirait le gouvernement grec en cendres. Dans la même veine, le quotidien bobo Libération n’avait-il pas embauché des diseuses de malaventure ? Avec extralucidité, les pitoyables pythonisses roses ont ainsi prédit la victoire de Sa Cynique Majesté Royal, puisque, dans le marc de café et les entrailles de vache folle, elles ont vu la défaite de Grand sorcier Sarkozy… Une fantaisie qui a un coût et contribuera au coulage de l’entreprise, laquelle fera appel à un refinancement, qui à son tour suscitera l’acrimonie de la presse placée sous ‘la dictature des syndicats’ (LIRE le compte-rendu sur le livre à ce titre dans PaSiDupes).

"Face à cette situation d'une extrême gravité, les syndicats de journalistes ont décidé pour la première fois depuis 15 ans [1992, ce qui souligne le caractère politique de cette mobilisation] de se rassembler pour passer à l'action [une action, pour la 1ère fois en 15 ans : il était temps d’agir !]. Ils appellent les journalistes et les citoyens à s'engager avec eux pour gagner la bataille de l'indépendance", écrivent le SNJ, le SNJ-CGT, l'USJ-CFDT, le SJ-CFTC, le SPC-CFE-CGC, le SJ-FO dans un appel lyrique et commun. Commun ? Comme à la Présidentielle ?...
Cette intersyndicale met en cause le contrôle de grands groupes de presse par des proches du président Nicolas Sarkozy et fait probablement référence à Marianne et le Nouvel ObservateurIl fait état de plusieurs cas récents de ce qu'elle considère comme des interventions dans le contenu rédactionnel de médias, au moment où Marianne publie un débat entre Finkielkraut et … Bayrou, le frustré pathologique de la Présidentielle, le candidat privé d’organe (de presse), le Mime Marceau Béarnais?
Dans un exercice de comptage des participants, préparatoire du mouvement syndical du 18 octobre, les syndicats organiseront le 4 octobre prochain une réunion publique à Paris, au Musée social, dans le VIIe arrondissement, à deux pas de la SCI des Ségollande… Ils ont saisi parallèlement les partis politiques, la ministre de la Culture Christine Albanel et Pierre Méhaignerie, président de la commission des Affaires sociales de l'Assemblée, pour demander une réforme législative, ad hoc, sur mesure, à la mesure donc de leur incurie.
Les démocrates de gauche demandent un contrôle des "équipes rédactionnelles" qui soient dotées d'un statut juridique pour que leur indépendance soit mieux protégée, et aussi que les chartes nationale et internationale d'éthique (?) de la profession soient annexées à la convention collective. Que sont devenus l’impertinence et l’arrogance qui font la fierté des journalistes insolents ? Sont-ils à ce point à court d’arguments et leur réflexion politique est-elle à ce point tarie, que les provocations restent sans effets face au dynamisme et aux résultats du pouvoir.
Les jérémiades des assistés s’élèvent à mesure que la presse s’abaisse. Sans crainte pour la crédibilité de leurs gémissements, Dominique Candille (SNJ-CGT) clame : "C'est un appel à toute la profession pour qu'elle cesse de jouer à son corps défendant le rôle de faire-valoir du président". David Larbre, du SNJ, un autre syndicaliste-journaliste qui a perdu de sa superbe, déclare la faillite de cette presse militante et rasante: "Si demain rien n'est fait, c'est la démocratie française qui va être mise à mal". Cet expert-ès-démocratie fait appel à la rue mais n’est guère nostalgique des libertés d’expression et de la presse de la très populaire URSS.
L'opposition a plusieurs fois émis de fortes critiques envieuses sur la proximité entre l'Elysée et de grands patrons de presse. Arnaud Lagardère, ami déclaré du chef de l'Etat, est à la tête du plus grand groupe de presse et d'édition européen (avec la radio Europe 1, Paris Match et le JDD notamment). A ce propos, la presse indépendante ne nous dit pas si Sa Cynique Majesté Royal s’est offerte les services de Daniel Schneidermann (France 5), un illustre insolent qui est, dit-on, peu enclin à se soumettre aux désirs d’Arrêt sur Images de la Chèvre qui fait la présidente en Poitou-Charentes?
Les cibles sont désignées et nommées dans cette attaque frontale qui, dans un souci d'information complète et impartiale, épargne Perdriel et le Nouvel Observateur ou Libération et Le Canard Enchaîné, puisqu’il n’est de démocratie que de gauche. Tolérance et objectivité de la presse qui de mémoire d’homme soutenait le modèle soviétique de 'démocratie' et garde un faible pour celle qui fait tant d’heureux à Cuba. Sans tomber dans la presse caniveau, les journalistes indépendants rappellent en outre que le people Martin Bouygues, est parrain du fils du couple présidentiel et contrôle TF1, comme le PCF contrôle la CGT ou le PS la CFDT. Chacun son créneau. Bernard Arnault, témoin de mariage du président, contrôle La Tribune et projette de prendre le contrôle du premier quotidien économique, Les Echos, qui fait pourtant double emploi avec La Tribune. Dans cette affaire ronflante de démocratie, il s’agit surtout de maintenir des emplois de journalistes, en doublon, et de conserver le contrôle des organes de presse. A France-Télévisions, les syndicats créent un climat ignoble de suspicion sur des professionnels jusque là indépendants, mais à qui le ‘regroupement familial’ est tout à coup interdit. Les réseaux, collectifs et associations alliés de la gauche revendiquent le droit à l’amour entre clandestins, ou clandestins et Français, mais refusent démocratiquement ce droit à une journaliste qui s’éprend d’un ministre. Deux poids démocratiques, deux mesures syndicales? Mme Beatrice Schönberg doit choisir entre le JT et son Borloo de ministre, tandis que la journaliste Valérie Trierweiler peut conjuguer profession de journaliste à … Direct 8 (groupe Bolloré Médias…) et … Paris Match et liaison avec son Flamby 1er du PS… Les syndicats sont en pleine démence, au regard des faits qu’ils escamotent allègrement (Allègre est un nom honni, pardon !)
Puisqu’il faut rafraîchir certaines mémoires, Bolloré contrôle aussi les quotidiens d'information gratuits Direct Soir et Matin Plus, en partenariat avec Le Monde et Société française de production (SFP) en association avec Euro Media Télévision. La thèse des syndicats de presse tient-elle la route au regard des faits ? S’agit-il d’une campagne de dénigrement du pouvoir et d'intoxication de l’opinion ?
Les syndicats sont coupables d’un abus de position dominante, avec heureusement la même crédibilité, quand ils mentionnent ou rappellent néanmoins plusieurs épisodes de ce qu'ils prennent pour prétexte à des accusations douteuses d’interventions supposées dans le contenu rédactionnel de certains médias. Ils ne sont pas nommés et PaSiDupes ne peut pas les révéler, car l’agence de presse -dite démocrate- interdit la diffusion des documents comportant son nom… La semaine dernière, une dépêche de cette agence aurait été modifiée sur intervention du ministère de l'Education nationale, affirment-ils, mais sans preuve et avec recours au conditionnel, par crainte de poursuites pour diffamation! Manipulation de l’opinion ? Pensez donc !
Le Journal du Dimanche a renoncé à publier un article annonçant que Cécilia Sarkozy n'avait pas voté au second tour de l'élection présidentielle. Lorsque l’épouse du Président est l’un des émissaires du président et obtient la libération d’otages bulgares, la presse indépendante et des journalistes syndiqués jugulent sa compassion démocratique naturelle, mais si Mme Sarkozy ne vote pas pour son candidat de mari, les journalistes militants en font tout un flan médiatique ! Eut-elle voté pour son conjoint que la presse indépendante lui en aurait contesté le droit… Et si elle n’avait pas voté pour lui ?
D'autres épisodes que la presse militante ne cite pas ont fait gonfler le soufflet de la polémique, comme le retouchage récent par Paris-Match d'une photo du chef de l'Etat en vacances, qui s'est vu "alléger" de ses bourrelets. Le soufflet est retombé, alors ils attaquent sur l’autre flanc. Mais rien, en revanche, sur la Cynique socialiste susnommée, avant et après les retouches en institut de l’oval de ce visage gracieux, copieusement vanté par une certaine presse, sans insolence aucune, comme s’il s’agissait de celui dont la nature l’avait si injustement pourvue …
Pierre Méhaignerie, la ministre de la Culture et l'UMP n'ont pas jugé bon de donner suite pour l'instant aux plaintes des syndicats, en mal de légitimité démocratique à l’approche des élections professionnelles, considérant leur représentativité, mais, surprise, le Parti socialiste soutient, disent-ils, leur demande de réforme législative. Qui en aurait douté ? Et Bayrou qui va s’aligner, incessamment sous peu, en toute indépendance…
Par ailleurs, le PS et l'opposition font un procès d'intention révélateur de leur complexe, le 'syndrome des petits'. Ils s'alarment depuis quelques jours de ce qu'ils voient comme une stratégie du gouvernement et du chef de l'Etat, qui parviendraient à monopoliser les médias en organisant chaque jour un déplacement ou une conférence de presse sur un grand thème, en plus de plusieurs ‘petits’ événements 'annexes'. C’est vouloir ignorer le travail déjà accompli et dresser un rideau de fumée entre l’action en profondeur du pouvoir et l’opinion. C’est dire aussi quel est dans l’opposition le niveau d’acculturation en matière d’action. Les professionnels de la politique à gauche font l’aveu de leur incompétence et de leur impuissance et passent donc la torchère de la contestation aux
syndicats qui veulent vérifier qu’ils ne sont pas disqualifiés dans la rue comme la gauche l’a été dans les urnes.

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lundi 24 septembre 2007

Mortels IUFM qui passent les professeurs à la moulinette

Une machine à détruire l'enseignant
par Nicolas Lecaussin
(rédacteur en chef de Société civile, chargé d'études à l'IFRAP)
Le Figaro des 4 et 5/09/2004


Voici le texte intégral de l'article du Figaro, que je [Nicolas Lecaussin] n'ai pu résumer, ne trouvant rien à supprimer. J'ai inséré mes commentaires en caractères gras comme ceux-ci et mis un fond jaune sur quelques passages particulièrement importants. (PaSiDupes n'a pas les moyens de respecter à la lettre la volonté de l'auteur. Qu'il veuille bien nous excuser, ainsi que le lecteur qui pourrait hésiter sur l'attribution des propos. Les commentaires sont en gras et les passages plus importants sont en rose.)

Personne ne conteste le fait que la situation de l'école française est mauvaise. Taux d'illettrisme parmi les plus élevés au monde, dépenses exorbitantes pour des résultats catastrophiques, bureaucratie imposante, syndicats conservateurs, s'opposant à toute réforme du «mammouth», enseignants endoctrinés et désemparés, élèves démotivés et abandonnés, voici quelques caractéristiques de l'Education nationale en 2004. Parmi ces «défauts», il y aussi les fameux IUFM (Instituts universitaires de formation des maîtres), organismes «soviétiformes», créés en 1991 par Lionel Jospin lorsqu'il était ministre de l'Education nationale, au moment même où s'effondre l'idéologie communiste, pour «former» les futurs professeurs à la «nouvelle pédagogie» et les éloigner de leur véritable vocation: transmettre des savoirs.
Le qualificatif «soviétiformes» me paraît un peu excessif pour indiquer la volonté de l'Etat central socialiste d'imposer à tous les futurs maîtres la même approche.

La France consacre environ 7% (104 milliards d'euros) de son PIB aux dépenses d'éducation, au-dessus de la moyenne (5%) des autres pays de l'OCDE. Un employé de l'Education nationale coûte environ 44.000 euros/an contre 30.000 euros/an en moyenne dans les autres pays de l'OCDE, tandis qu'un élève de l'enseignement secondaire coûte plus de 6.000 euros/an contre 4.100 euros/an pour la moyenne de l'OCDE, soit un surcoût de 46%. Malgré cet argent, les demandes d'inscriptions dans les écoles privées ont doublé en 2003 par rapport à 2002. Le rapport Pisa-2003 (OCDE + Unesco) classe la France à la 15ème place pour le niveau de compétences de ses élèves, alors que le premier de la classe, la Finlande, ne dépense «que» 4.000 euros par an et par élève.
En somme, lorsqu'on compare les dépenses d'éducation en France à ceux des autres pays de l'OCDE, on constate que la France y consacre 40% de plus de son PIB, qu'un élève du secondaire y coûte 46% de plus et qu'un fonctionnaire y coûte 47% de plus. Tout cela pour être à la 15ème place du classement des compétences: à l'évidence, notre Education nationale est très mal gérée!

Inversement, avec 1,8% du PIB, la France consacre proportionnellement moins de ressources que la moyenne OCDE aux établissements d'enseignement supérieur et près de 17% de moins que la moyenne des pays de l'OCDE par étudiant de l'enseignement supérieur. C'est que depuis près de vingt ans, les gouvernements ont préféré développer un système parallèle de formation des maîtres, que d'améliorer les moyens des universités où ils étaient jusqu'alors formés.
Non seulement nos élèves qui arrivent dans l'enseignement supérieur sont moins bien formés que dans d'autres pays, mais nous leur consacrons moins de moyens pour leur donner une qualification professionnelle ou de chercheur! L'auteur explique ce manque de moyens par les dépenses de formation des enseignants dans les IUFM, qu'il démolit ensuite.

Les changements du système éducatif ne sont pas apparus tout seuls sur scène. Ils ont pris racine dans des rapports, des livres, des lois, ont été soutenus par des personnalités politiques et/ou intellectuelles et ont trouvé un écho dans une large partie du corps enseignant. Si le rapport Langevin-Wallon d'après-guerre pose les bases de l'enseignement nouveau, la néopédagogie, celle des IUFM, trouve ses sources principalement dans les ouvrages de Pierre Bourdieu et René Passeron et aussi dans ceux de leurs émules (Baudelot, Establet: L'Ecole capitaliste en France, 1972).
Il est exact que Pierre Bourdieu était un intellectuel gauchiste, qui a consacré sa vie à la lutte contre ses ennemis politiques de droite. Dans "Les Héritiers", publié avec J-C Passeron en 1964, il part d'enquêtes contestables, car effectuées exclusivement auprès d'étudiants en lettres, pour montrer que l'école de la République propage une culture et des valeurs de droite, celles d'une classe bourgeoise.

Que disent ces chercheurs? Que l'enseignement n'aurait jamais servi qu'à reproduire la «classe dominante» et tout ce qui se passe à l'école découle de facteurs extérieurs à celle-ci. Résultat: il faut transformer l'enseignement français. Cette théorie a été largement développée par Pierre Bourdieu dans deux livres célèbres, Les Héritiers (1964) et La Reproduction (1970) et s'appuie sur des faits considérés par son auteur comme empiriques. Malgré l'indigence scientifique et la fausseté de cette théorie (l'auteur a écrit son ouvrage après une «enquête» dans un lycée parisien. Un seul et à Paris. N'importe quel sociologue qui fait correctement son métier dira que cet échantillon n'est nullement représentatif de toute l'école française), son influence a été décisive sur les modifications idéologiques intervenues dans l'enseignement depuis les années 60.

Bourdieu et Passeron accusaient surtout l'enseignement classique de provoquer ces inégalités car, disaient-ils, ceux qui sont bons en littérature, mathématiques, physiques ou chimie ne peuvent être que des «privilégiés». Apprendre à l'école n'est pas donné à tout le monde, c'est réservé à une élite et il est obligatoire d'en finir avec l'élitisme et rendre l'enseignement plus démocratique. Ce qui équivaut à le détruire en le nivelant par le bas. Moins de savoir et plus de «pédagogisme». En substituant aux matières importantes des «sciences objectives», la diffusion des connaissances était condamnée à mort. Les IUFM, à travers la formation dispensée, seront les courroies de transmission de cette nouvelle «pensée» pédagogique qui sera concrétisée grâce, en particulier, au rapport Peretti de 1982, du nom de son concepteur, André de Peretti, polytechnicien, docteur en lettres et sciences humaines. Celui-ci conclut à la nécessité de remplacer les disciplines académiques par la pédagogie dans la formation des maîtres. II est directement à l'origine de la fondation des IUFM.
Partant de leur idéologie gauchiste de lutte des classes et de changement de la société, ces auteurs et leurs émules ont donc imaginé une pédagogie destinée à substituer à l'excellence, valeur de droite, l'égalité nivelée vers le bas, valeur de gauche. Ils ont aussi substitué à la règle d'obéissance et de respect de l'élève au maître la règle d'un maître au service de ceux des élèves qu'il a réussi à convaincre de l'utilité de ce qu'il veut leur apprendre.

Aujourd'hui, il y a 29 IUFM dans lesquels environ 90.000 personnes sont en formation. Sur ce total, seulement 25.000 jeunes seront titularisés tous les ans. Le nombre de formateurs permanents est d'environ 5.000 dont 800 enseignants et le budget annuel accordé par le ministère aux IUFM est d'environ 100 millions d'euros.

La première grande anomalie est le taux de réussite des élèves en première et deuxième années.
A la fin de la première année, seule la moitié réussit à passer entre les mailles. Les 50% d'élèves restant entrent en deuxième année et deviennent des stagiaires-fonctionnaires dont le coût s'élève à plus de 11000 euros/an. Mais, à la fin du cursus et après le concours de deuxième année, il faut rajouter 30% de pertes supplémentaires, ce qui représente des pertes totales de 80%. Pourquoi attendre la fin du cursus pour enregistrer tous ces échecs? Pourquoi ne pas instaurer un concours à l'entrée dans les IUFM et faire déjà une sélection comme cela se passe à l'Ecole normale supérieure? Cela permettrait d'éviter tous les gaspillages engendrés par ce taux anormalement élevé.

Mais ce qui est plus grave, c'est que la plupart de ces formateurs n'ont jamais été... enseignants dans une classe. Ou bien ils l'ont été, il y a quinze ou vingt ans avant d'intégrer un IUFM. La proportion de ceux qui n'ont jamais enseigné est difficile à évaluer étant donné que leur recrutement est contrôlé par les syndicats, mais on les estime à plus de la moitié du total des formateurs.
L'accusation de recrutement contrôlé par les syndicats est très grave. Dommage qu'elle ne soit pas étayée par des preuves.

Le principe des «enseignements» dans un IUFM? «L'apprenant (comprendre l'élève) doit être actif dans la construction de ses apprentissages.» Il ne faut pas «transmettre des «savoirs» mais «apprendre à apprendre». Les cours ne sont pas conçus pour apporter un contenu concret mais pour créer l'illusion d'une formation qui servirait plus tard. La lecture? Il n'est pas question de l'apprendre aux enfants. Les formateurs des IUFM y sont complètement opposés; une séance de «lecture» doit se dérouler de la manière suivante:
«- On distribue aux enfants des romans et des dictionnaires.
- Ils étudient les renseignements donnés par la couverture et feuillettent les ouvrages.
-Ils doivent ensuite répondre à un questionnaire sur les romans: "La couverture des livres qui sont sur la table te donne certaines informations, peux-tu nous dire lesquelles? Comment rangerais-tu ces livres dans une bibliothèque? Parmi tous ces romans, aurais-tu envie d'en lire un? Si oui, lequel? Essaye d'expliquer ce qui te donne envie de le lire."»
Il est incroyable qu'on espère qu'un enfant apprendra à lire de cette manière!

Les cours à l'IUFM présentent des activités «concrètes» à proposer aux enfants. Ces activités sont appelées «production d'écrit» et «déclencheurs d'écriture». Autrement dit, elles sont censées «donner envie» d'écrire aux enfants. Ces formateurs sont-ils au courant des résultats catastrophiques des élèves français dans les classements internationaux?
A l'évidence, ils ne sont pas au courant, ou ils ne veulent pas l'être.

Nous préférons dépenser l'argent en fonction des demandes des syndicalistes et non pas en fonction des besoins. Pour cela, l'argent est utilisé à l'embauche des professeurs (malgré la baisse du nombre d'élèves) et à créer de nombreux organismes à caractère «pédagogique». Au lieu de renforcer l'Université, véritable lieu d'apprentissage pour les futurs enseignants, les gouvernements successifs ont choisi l'empilement inutile. Ainsi, on a décidé en 1989, la création des IUFM, avec l'intention de «compléter» le travail universitaire et «d'enrichir» la formation des futurs professeurs. Le résultat fut contraire aux attentes: aujourd'hui, les universités sont dans une situation catastrophique, les anciennes écoles d'instituteurs se meurent et les IUFM contestés. Un sondage Sofres de février 2001 réalisé auprès des professeurs des écoles débutants montre que 73% d'entre eux ne sont pas satisfaits de la formation reçue.

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Un rottweiler voit Vert

Un élu Vert mordu par le rottweiler d'un vigile
Les Verts qui sont plus rouges que verts irritent jusqu’à la gente canine qui voit rouge.
Alors même que la multiplication des incidents impliquant des chiens justifie le débat sur la législation concernant ces animaux, l’élu Verts du Conseil de Paris, Sylvain Garel, 51 ans, a provoqué lundi un jeune rottweiler d'une société de vigiles. L'élu du XVIII ème arrondissement, hospitalisé à Lariboisière, devait être opéré lundi après-midi. Sylvain Garel a gardé une dent contre le craintif canidé et a annoncé son intention de déposer plainte contre les vigiles et contre le promoteur qui les emploie.
Sylvain Garel se présente ainsi : ‘J'habite depuis 20 ans à Montmartre. Militant écologiste depuis l'âge de 17 ans, j'ai rejoint les Verts en 1989. Longtemps secrétaire des Verts du 18ème et membre du secrétariat exécutif des Verts Paris, je suis responsable de la Commission des Verts contre l'extrême-droite. Je suis également membre de plusieurs associations actives dans le 18ème (il suit notamment les affaires relatives à la solidarité internationale, la coopération décentralisée, les questions culturelles (subventions aux associations, squats artistes, etc), les libertés publiques, le bio.. Candidat sur la liste des Verts aux élections municipales de 1983 et 1995, j'étais présent sur la liste pour les élections européennes de 1999 conduite par Daniel Cohn-Bendit qui a recueilli près de 20% des suffrages dans l'arrondissement. Aux élections municipales de mars 2001 j'ai été élu Conseiller de Paris. Enseignant [de ceux qui n’ont pas vu un élève de près depuis belle lurettte : Lire PaSiDupes ‘professeurs sans élèves'] et critique de cinéma [pour le Courrier de Mantes ! ], je sélectionne des films pour plusieurs manifestations cinématographiques. J'ai une petite fille, je me déplace à pied, en vélo, en bus ou en métro...’ Face aux automobilistes le Vert Garel 'aimerait que les contrôles de la police soient plus fréquents' (Conseil de Quartier du 19 décembre 2006)…
Selon SON témoignage et les précisions données par ... les Verts, l'incident s'est déroulé à 7h20, devant un chantier de construction d'un immeuble de logements de standing à sept niveaux au cœur de Montmartre, le quartier de prédilection du maire socialiste, Bertrand Delanoë, conseiller municipal de l’arrondissement dont le maire est le jospiniste Daniel Vaillant. On y trouve aussi Annick Lepetit et Christophe Caresche, adjoints PS. C’est dire si le rottweiler pouvait être nerveux, sachant en outre que Garel porte une queue de cheval et fait un mètre 90.
"On voulait empêcher qu'une pelleteuse entre sur le chantier", a raconté S. Garel, une figure de la gauche des Verts, qui s’active davantage sur le lieu des manifs qu’au Conseil. Il s'est couché devant la voiture des vigiles, dont un, selon ses dires, a démuselé son chien qui l'a mordu au bras droit. Il aurait pu choisir le bras gauche mais le chien n’est pas partisan et s’est simplement cru menacé.
Les Verts parisiens se réunissent régulièrement 17 place Saint-Pierre, pour, disent-ils, "obtenir sur cette parcelle la construction de logements sociaux et d'une crèche". Les crèches sont des projets très porteurs, au détriment des seniors, en nombre pourtant grandissant.
Ils ont été renforcés dans leur activisme par un voeu voté il y a une semaine par le Conseil d'arrondissement du XVIIIe, qui, notant que le permis de construire avait été délivré "à une période où le nouveau Plan Local d'Urbanisme ne s'appliquait pas encore", a souhaité "que des démarches soient entreprises entre les services municipaux parisiens et le propriétaire pour étudier la mise en oeuvre d'un projet alternatif".
Les Verts organisent sur place prochainement ... un rassemblement "pour protester contre les pratiques violentes de ce promoteur".
Plus globalement, "la mobilisation des Verts contre la spéculation immobilière va continuer", ont-ils affirmé.
Plus réactif que l'ex-candidate socialiste à la Présidentielle, Sa Cynique Majesté Royal, le maire PS de Paris Bertrand Delanoë , a dénoncé lui aussi cette agression, estimant que "rien ne peut justifier le recours à une telle violence" et affirmant que la gravité des faits "justifie qu'une enquête établisse dans les meilleurs délais les conditions dans lesquelles un élu du suffrage universel a pu devenir la cible d'un animal particulièrement dangereux". Le chien serait partisan, finalement !

Mais, comme chacun sait que les Verts font de l’ombre à l’étoile montante du PS en vue des municipales, certaines personnes bien ( ?) informées soupçonnent Delanoë de dresser les rottweilers de la capitale contre ses amis Verts du Conseil de Paris. Voilà où mène la défiance citoyenne… On dit que le molosse se serait senti menacé par un quadrupède rival couché devant la voiture des vigiles.

Le gouvernement doit précisement présenter cette semaine des projets de textes législatifs et réglementaires concernant les chiens dangereux. Sans attendre, Yves Pozzo di Borgo, président du groupe Nouveau Centre au Conseil de Paris, a exprimé sa "sympathie" à Sylvain Garel. Le sénateur a assuré que les projets législatifs et réglementaires en préparation "ne devraient pas se limiter à améliorer la prévention envers les chiens dangereux dans la sphère privée, comme le laissent entendre de récentes déclarations ministérielles, mais bien en interdire tout simplement la possession, à l'exclusion des forces de l'ordre".
Par ailleurs des sénateurs UDF ont rendu publique lundi une proposition de loi
visant à subordonner la détention d'un chien dangereux à un "examen sanctionnant une formation balisée dans un centre d'éducation canine, et donnant lieu à un certificat".
Cet incident intervient alors qu'une série d'agressions canines se sont produites en France, dont une a causé la mort d'une fillette samedi dans l'Oise. Dernière en date, ce lundi, une femme de 45 ans a été mordue au visage, dans le Tarn et Garonne, par son Rottweiler à qui elle coupait les griffes.

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Politiciens, journalistes et vérité

Le site Medias et Démocratie a publié cet article.
PaSiDupes souhaite vous en faire profiter:
Les politiciens, les journalistes et la vérité
Pour que les électeurs votent en connaissance de cause il est nécessaire qu'ils soient bien informés. J'ai écrit en 2004 un premier livre pour critiquer la manière dont les media et les politiciens informent - et souvent désinforment - les électeurs :

"La démocratie malade des médias - Nous votons sans savoir".
En 2006 j'en ai écrit un second, à l'intention des journalistes, universitaires et intellectuels étrangers, pour rétablir quelques vérités au sujet de la France :

"La France expliquée aux étrangers".
Ce texte-ci est destiné aux électeurs français. Il présente et critique quelques techniques utilisées par des politiciens pour convaincre et aussi, hélas, par des journalistes peu rigoureux.
La preuve par des exemples
Dans l'introduction du livre "La France expliquée aux étrangers" je critique un ensemble d'articles publiés le 1er mai 2006 par Time, magazine américain qui a des millions de lecteurs. Ces articles citent de nombreux exemples de faits concernant la France pour supporter une conclusion claire : la France va mieux et progresse plus qu'on ne croit.

Or l'approche consistant à présenter un sujet aussi vaste que la France et son peuple, et à juger de sa situation et de ses progrès à partir d'exemples est une faute de raisonnement : un tel sujet ne peut être appréhendé qu'à partir de statistiques. C'est pourquoi les innombrables textes d'analyse politique de mon site
http://www.danielmartin.eu/ sont truffés de chiffres officiels, dont les sources sont accessibles sur Internet au moyen de liens fournis.

Les journalistes présentent souvent des sujets vastes sur lesquels ils émettent des opinions à partir d'exemples qu'ils choisissent pour conforter leur point de vue. C'est d'autant plus critiquable qu'ils ne citent pas souvent leurs sources, ou pas de manière vérifiable.

Donc, face au message d'un journaliste ou d'un politicien, il faut détecter une éventuelle utilisation de « preuve par l'exemple » et s'efforcer de ne pas en tenir compte.
L'exemple utilisé comme argument
J'ai entendu le 24/02/2007 sur Europe1 un extrait d'un débat politique qu'ils venaient d'organiser. Dans ce débat, une socialiste ancien ministre a présenté l'argument suivant, pour prouver que la proposition de M. Nicolas Sarkozy de « travailler plus pour gagner plus » était inacceptable :
"Une femme qui travaille dans l'agriculture, qui se lève à 4h30 du matin et supporte ensuite 30 degrés à l'ombre, n'a pas la force de travailler plus pour gagner plus."

Cet argument essaie de prouver l'absurdité d'une proposition politique valable pour les 26 millions de travailleurs français à partir d'un exemple qui est un cas très particulier :
§ L'agriculture représente environ 4 % des travailleurs (sylviculture et pêche comprises), et parmi ces 4 % les femmes qui doivent se lever à 4h30 sont une minorité.
Cet exemple est donc un cas si particulier qu'il n'est pas utilisable pour prouver quoi que ce soit concernant une politique destinée à 26 millions de travailleurs, dont l'immense majorité a des conditions de travail très différentes.
§ Le nombre de jours par an où on doit travailler de manière si intense dans l'agriculture est limité à quelques semaines, en général lors de la récolte. En l'oubliant, on fait d'un cas particulier d'emploi du temps un argument contre une politique proposée pour l'année entière, argument qui est donc sans valeur.
§ En se levant à 4h30 du matin, on commence à travailler à 5h30 ou 6h. On termine donc vers 13h ou 14h. On n'a guère eu le temps de subir 30 degrés à l'ombre. Et il y a bien moins de jours par an où la température monte à 30 degrés que de jours où elle ne les atteint pas. L'argument de la température au travail utilise donc le même procédé de tromperie : généraliser un cas particulier.

Lorsqu'un politicien utilise un exemple comme celui-là à propos d'une politique générale, valable toute l'année, soit il manque de discernement, soit il compte sur le manque de discernement des citoyens qui l'écoutent et des journalistes qui ne le contredisent pas. Donc ou il se trompe ou il nous trompe, et il faut le sanctionner dans l'isoloir, lui et son parti !

Un exemple peut servir seulement à faire comprendre un raisonnement général, ou à montrer qu'il existe un cas où la politique proposée convient ou ne convient pas.
Emouvoir et non informer
Les journalistes ajoutent le plus souvent à leur texte d'information des photos, ou des séquences télévisées, destinées à provoquer le plus possible d'émotion. On y voit des morts, des femmes et enfants en pleurs, des destructions, des manifestants en colère, etc. Ils obtiennent ainsi de leur public une réaction affective de crainte, dégoût ou révolte. Ils font le maximum pour que leur public ne réagisse pas à leur message de manière logique, mais seulement de manière affective.
En somme, ils distraient bien plus qu'ils n'informent. En novembre 2005 les Américains ont vu dans leur media tellement de manifestations violentes et d'incendies en France qu'ils croyaient notre pays à feu et à sang. A partir de quelques images de violence le public généralise à tort, comme les journalistes à partir d'exemples.

Donc lorsqu'il voit au journal télévisé chaque semaine des salariés licenciés ou menacés de l'être, et que les journalistes oublient de préciser qu'en réalité l'économie française est en train de créer plus d'emplois qu'elle n'en détruit, le téléspectateur doit être actif, réfléchir et ne pas se laisser démoraliser à tort.
Ne pas fatiguer ou lasser le public
Les journalistes ont horreur des chiffres, censés exiger de l'attention, donc fatiguer leur public et le faire zapper ou sauter à un autre article. Ils mettent donc toujours suffisamment de matière distrayante dans leurs articles ou séquences télévisées pour que leur public se repose entre deux prises en compte d'informations. Et en matière d'économie - sujet capital qui intervient dans les choix électoraux par les aspects niveau de vie et chômage :
- une information non chiffrée n'est jamais suffisante ;
- une information simplifiée à l'excès désinforme.


C'est ainsi que, pour diviser par 2 le nombre de chiffres économiques cités, la télévision présente le plus souvent des chiffres français sans comparaison avec ceux des pays voisins.
La grande majorité des Français ne savent donc pas que fin 2006
le Royaume-Uni avait 5.5 % de chômeurs et l'Irlande 4.4 %, et qu'en 10 ans le niveau de vie de l'Irlande nous a rattrapés, puis dépassés et se situe 28 % au dessus du nôtre. S'ils le savaient, ils refuseraient de croire aux vantardises des politiciens au pouvoir, qui n'ont jamais réussi à faire descendre le taux de chômage français en dessous de 8.6 % depuis 1982 !

Les politiciens qui présentent leur bilan ou celui de leurs adversaires font l'économie des chiffres qui les dérangent. Pire même, ils se basent souvent sur des chiffres irréalistes. Je m'étais astreint à vérifier en 2002, dans les programmes des candidats à la Présidence, la validité des chiffres publiés sur Internet pour présenter et justifier leurs promesses électorales. Avec un bel ensemble, MM. Chirac et Jospin basaient leurs budgets sur des hypothèses de croissance d'au moins 3 %, irréalistes sur 5 ans comme le sait toute personne qui s'est un peu renseignée sur les performances économiques des pays européens. A l'évidence, ils comptaient sur l'ignorance des électeurs en matière d'économie.
Des messages toujours courts et simples
En dehors des chiffres, une autre cause de fatigue du public est la longueur d'une prise de parole ou d'un texte. Pour les journalistes, le public est censé être incapable de se concentrer sur un sujet plus de quelques minutes à la fois ; il faut donc le traiter de manière infantile. Jamais un animateur de télévision ne laisse la parole plus de 90 secondes à un intervenant, jamais un article de journal ne dépasse 2 pages A4, 3 au maximum.

Or les sujets importants comme l'économie sont suffisamment complexes et mal connus du public pour qu'on ne puisse rien expliquer, ni même présenter, en si peu de temps ou de place, et en comptant si peu sur la concentration des gens. De ce fait, et puisque la quasi-totalité de l'information des gens vient de leur journal télévisé et de la presse quotidienne et hebdomadaire, la grande majorité des électeurs sont très mal informés lorsqu'ils votent. Quelle valeur attribuer alors à leur vote ?
Les réponses d'énarque
Les journalistes posent le plus souvent leurs questions aux politiciens de manière à les embarrasser. Face à une telle question, le politicien interviewé peut ne pas connaître la réponse (c'est très fréquent en matière d'économie), ou la connaître mais refuser de la donner parce qu'elle révèle un défaut de la politique qu'il soutient. Beaucoup de politiciens réagissent alors « comme un énarque » : ils reformulent la question en la plaçant dans un cadre plus vaste, dont elle n'est qu'un cas particulier, puis généralisent encore le cadre si nécessaire jusqu'à ce qu'il leur permette de montrer que leur politique est cohérente et bénéfique dans ce cadre-là. Cette méthode leur permet de remplacer la question embarrassante par une qui les arrange, et de montrer qu'ils ont un esprit puissant qui voit l'ensemble du problème et le traite de manière cartésienne.

Face à une telle approche, qui noie le poisson quand elle n'utilise pas la langue de bois, le futur électeur qui suit l'interview doit tirer les bonnes conclusions : l'interviewé ne connaît pas la réponse ou elle est embarrassante pour lui ; et de toute manière il n'est pas assez honnête pour l'avouer.
Des promesses vagues que tout le monde veut croire
Lorsqu'un candidat promet d'améliorer la situation des Français ou de telle ou telle catégorie de citoyens - promesse à laquelle tout électeur voudrait croire - il faut écouter ce qu'il dit de manière critique.

S'il promet de faire baisser le chômage, qui est contre ? Mais dit-il comment il s'y prendra et ce qu'il fera qui n'a pas été tenté depuis 1982 ? Et sa recette ne viole-t-elle aucune loi économique ? A-t-il d'autres méthodes pour créer des emplois que d'en subventionner aux frais des contribuables ou d'embaucher des fonctionnaires ?

S'il promet d'augmenter le SMIC, que fera-t-il des travailleurs peu qualifiés qui deviendront trop chers pour trouver un emploi, comment empêchera-t-il les délocalisations vers des pays à main d'œuvre moins chère ? Comment nous persuadera-t-il qu'on peut payer le travail plus cher en France qu'ailleurs, sinon en omettant de citer le coût du travail dans les pays concurrents ?

S'il promet de « diminuer le train de vie de l'Etat » - pour faire des économies budgétaires, donc pouvoir baisser les impôts, ce qui augmentera le pouvoir d'achat et la compétitivité, donc créera de la croissance et des emplois - quels sont ses projets en matière de nombre de fonctionnaires ? La France a plus de fonctionnaires par rapport à sa population que n'importe quel pays avancé. Le candidat ose-t-il s'attaquer aux syndicats de fonctionnaires, prompts à faire grève à la moindre menace sur leurs privilèges ?
Conclusion
La démocratie ne peut être un système politique efficace, permettant aux électeurs de choisir les candidats les plus conformes à leurs attentes, si ces électeurs ignorent les faits économiques et ne savent pas juger les promesses des candidats. Comme les media français les plus utilisés pour s'informer - le journal télévisé, les quotidiens et quelques magazines hebdomadaires - remplacent trop l'information par de la distraction, chaque électeur doit faire des efforts
personnels avant de voter :
- Prendre connaissance de la situation économique de la France, en consultant les statistiques comparées de l'Union européenne sur
le site Eurostat, et en lisant quelques études de l'INSEE.
- Lire les programmes électoraux sur Internet, en vérifiant la pertinence de leurs propositions.
- Lire les livres des candidats, en vérifiant si leurs promesses sont vagues ou précises.
- Participer à une ou plusieurs réunions électorales, en demandant des réponses précises à des questions précises.
Mise à jour : 24/02/2007

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dimanche 23 septembre 2007

Philippe Bilger:un magistrat professionnellement déformé, s'est échappé

Un avocat général est-il juge de tout?
Philippe Bilger, 61 ans malgré la teinture des cheveux, avocat général près la cour d'appel de Paris après avoir été avocat général à la cour d'assises de Paris, ne répugne pas à faire tomber des têtes.
Au moment de la campagne présidentielle on entendit un soir sur RTL le très médiatique Philippe Bilger déclarer son adhésion au projet de Nicolas Sarkozy. Ce juge s’est médiatisé autant qu’il a pu mais, parvenu au sommet de la hiérarchie professionnelle, l’accession au gouvernement à laquelle il aspirait logiquement, selon lui, lui a été ravie par une jeunette, une femme et une beurette. C’était vraiment trop bête, pour un magistrat de son ancienneté classé plutôt à droite et au temps de l’ouverture à gauche.

Le voici donc de toutes parts saisi de grincements: les articulations, bien sûr à l’âge de la retraite, mais dans les synapses aussi, ajoutée à sa légère coquetterie dans l’élocution. Il grince aussi des dents. Le voilà donc qui couine plus que d’ordinaire et que quiconque, parmi les frustrés. Et son dernier mets de choix à la carte de ses aigreurs sera Rachida Dati, la ravissante ravisseuse du poste tant convoité, pour commencer.

Rachida Dati "n'a pas été choisie par le président pour sa compétence", a affirmé, péremptoire, jeudi dernier 20 septembre 2007, Philippe Bilger, ajoutant sur le forum du Nouvelobs.com avoir "découvert sur le tard que profondément Nicolas Sarkozy n'aimait pas la magistrature". Tir groupé ! Bilger règle ses comptes personnels avec le maître du jeu et un symbole qu’il ne définit pas: il dézingue sa rivale heureuse et son modèle.
A la question de savoir si Rachida Dati avait assez d'expérience pour gérer le ministère de la Justice, le magistrat répond: "Je dirais que non, mais elle n'a pas été choisie par le président pour sa compétence. C'est une femme, un symbole et le chouchou du couple présidentiel." En même temps, il admet sur le forum en question : ‘Je ne la connais pas personnellement. J’espère qu’elle est autre chose que l’ombre suiveuse de Nicolas Sarkozy. J’ai d’ailleurs indiqué recemment [avec un accent dit ‘aigu’] sur mon blog que dans son entretien au Parisien, elle s’était débarassée [avec 2 ‘r’, dès l’école élémentaire] à peu près de l’envie de s’abriter en permanence sous l’égide présidentielle. J’ai écrit qu’il était fondamental qu’elle ne soit pas seulement la voix du président mais la représentante naturelle de la magistrature auprès de celui-ci.
L’un empêcherait-t-il l’autre ? Et si, alors que, ces 25 dernières années, le ministre de la Justice était souvent la voix des syndicats, la garde des Sceaux devient aujourd’hui –en conscience– la voix de la nation, et non pas seulement celle de Bilger, on s’en contentera largement, avec ou sans Bilger. Et, mieux encore, si elle nous fait enfin entendre toute la loi et rien que la loi, on s’en satisfera pleinement.


Synthèse des manières socialiste et Bayrouiste, l’avocat général poursuit, en visant son autre cible, dans un même acharnement vengeur, tant la justice est sereine. "J'ai découvert sur le tard que profondément Nicolas Sarkozy n'aimait pas la magistrature et qu'il a promu une femme dont l'ambition n'est pas de complaire à l'institution dont elle a la charge mais, peut-être, de favoriser les seuls desseins judiciaires du président", ajoute le mal-aimé, auteur de plusieurs livres, se disant "frappé" [sonné ?] que Nicolas Sarkozy n'ait "jamais eu le moindre mot de respect pour notre administration capitale pour la démocratie". L’ambitieux Bilger a compris depuis longtemps en effet qu’il convient de complaire pour arriver où il est : la compétence n’est pas en effet la seule vertu cardinale, puisqu’il la partage avec bien d’autres ambitieux prélats en hermine.


Philippe Bilger se dit en outre convaincu que "la justice politico-médiatique (...) est indépendante" en France. Il n'exclut pas cependant que "le couple Dati/Sarkozy n'a pas parfois des fourmis dans la tête qui pourrait le conduire à rêver d'une justice plus soumise". Un magistrat qui fait froid dans le dos, quand on songe qu’il a déjà pu requérir sur les mêmes critères subjectifs, et c’est tout dire, puisque science juridique sans conscience n’est que ruine de l’âme…
Revenant sur les récentes déclarations de sa ministre, qui a affirmé être "le chef des procureurs", Philippe Bilger qui lui se croit dépouillé de ses rêves d’avenir, a cependant admis que "Rachida Dati exerce, c'est clair, l'autorité politique sur le parquet, mais cela ne veut pas dire que littéralement, dans les pratiques quotidiennes, elle soit le chef des procureurs". Dommage, car indépendance sans conscience n’est que ruine de l’âme…
S'il considère devoir appliquer – à sa façon, ‘en conscience’ les lois votées, il "ne tolérera pas qu'en amont, elle vienne se pencher sur (s)on épaule pour (lui) dire ce qu'(il) doi(t) requérir". Le pouvoir politique qui l’a fait ce qu’il est dusse-t-il s’en mordre les doigts, la chose se révolte contre son créateur. "En aval, je ne verrais aucun inconvénient à expliquer le sens de mes réquisitions si par accident elles n'avaient pas été comprises", précise le magistrat, non sans arrogance et mépris. Ainsi, ce Bilger-là condescendrait-il à s’expliquer si d’aventure l’incompréhensible était incompris !
Non seulement le bavard prétentieux ne sait pas se taire mais il parle beaucoup, puisque la réserve n’a plus court dans les palais de justice vétustes, dont on sait par ailleurs qu’ils fuient de toutes parts, tant sont nombreuses les infiltrations en tous genres. "J'ai d'ailleurs indiqué récemment sur mon blog que dans son entretien au Parisien, elle s'était débarrassée à peu près de l'envie de s'abriter en permanence sous l'égide présidentielle", souligne-t-il. "J'ai écrit qu'il était fondamental qu'elle ne soit pas seulement la voix du président mais la représentante naturelle et politique de la magistrature auprès de celui-ci." Si Bilger ne la reconnaît pas en tant que ministre de la République, il faut qu’il nous le dise, puisqu’il est inutile de lui demander s’il accepte et tolère d’autre autorité que la sienne .
Le porte-parole du ministère de la Justice, Guillaume Didier, n'a pas souhaité faire de commentaires sur les propos de Philippe Bilger. A quoi bon !


L'ordre judiciaire est monarchique et Philippe Bilger n'est plus favorable à l'intégration qu'à l'autorité des 'symboles' . La citoyenne Dati se verra-t-elle reconnaître le droit de passer le balai dans cette citadelle, puisque la capacité lui est niée?

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Le Mime Marceau s'est éteint: hommage

Il s'éloigne sans un mot dans un grand fracas
Le mime français Marcel Marceau est décédé samedi à l'âge de 84 ans, "entouré de sa famille", ont annoncé dimanche deux de ses enfants. "Il est mort hier soir et nous nous recueillons auprès de lui; nous communiquerons rapidement la date de ses obsèques au cimetière du Père-Lachaise", a déclaré sa fille, Camille Marceau.
Son autre fille, Aurélia Marceau, a précisé que les proches du mime ne souhaitaient pas divulguer pour l'instant les circonstances et le lieu du décès, afin de "prendre du temps avant de communiquer davantage".

Le Premier ministre François Fillon lui a rendu hommage, saluant "en lui l'artiste, le maître, le résistant"."Le mime Marceau incarnera pour toujours le personnage de Bip, clown mélancolique et poétique qui était son double depuis 60 ans", a-t-il déclaré dans un communiqué.
"Ces ‘histoires sans paroles’ ont conféré à Marcel Marceau un don rare : celui de pouvoir communiquer avec chacun, au-delà de la barrière du langage et des représentations. C'est ainsi qu'il était devenu l'un des artistes français les plus connus dans le monde", a-t-il ajouté."Il manquera à ses élèves et au monde du spectacle", conclut-il en exprimant "à sa famille toutes ses condoléances".
Marcel Marceau avait porté l'art du mime à son plus haut niveau
en promenant à travers le monde le personnage de Bip qui l'avait rendu célèbre.
C'est en 1947 qu'il avait créé Bip, ce Pierrot du XXe siècle , en proie aux difficultés du monde moderne, dont Jean Cocteau disait :"Il entre chez nous sur ses pieds de voleur avec le terrible sans-gêne du clair de lune".
Né le 22 mars 1923 à Strasbourg, engagé dans la Résistance en 1944, Marcel Marceau (Mangel de son vrai nom), une fois démobilisé, s'oriente d'abord vers la carrière de peintre et d'émailleur et suit les cours de l'Ecole des Arts décoratifs de Limoges. Mais passionné par le théâtre, il devient l'élève de Charles Dullin, débute sur scène dans "Volpone", au théâtre Sarah Bernhardt, avant de trouver sa voie chez le mime Etienne Decroux.
D'allure toujours frêle, mais d'une grande vivacité, il a été l'origine d'une renaissance après 1945 de l'art de la pantomime, influencée par la Commedia dell'Arte, après deux décennies d'effacement par le cinéma muet où prévalait le génie de Charlie Chaplin, Buster Keaton ou Laurel et Hardy.
En 1946, il joue avec la Compagnie Renaud-Barrault le rôle d'Arlequin dans "Baptiste", une pantomime tirée du film de Carné "les Enfants du Paradis".
L'année suivante, il fonde sa propre compagnie --la seule existant dans le monde-- et inscrit au répertoire des mimodrames et des pantomimes ("Le Manteau", d'après Gogol, "Le Joueur de flûte", "Exercices de style", "Le Matador", "Le petit cirque", "Paris qui rit, Paris qui pleure"). Il impose sa silhouette mince et nerveuse, son visage blafard sur lequel passent tous les sentiments, de l'allégresse à la tristesse la plus profonde.
La Compagnie Marcel Marceau joue sur les plus grandes scènes parisiennes et parcourt avec le même succès la France et l'étranger. De 1969 à 1971, Marceau anime l'Ecole internationale de mime, puis en 1978, il crée l'Ecole internationale de mimodrame de Paris.
Très populaire aux Etats Unis, au Japon et en Chine (où il a notamment effectué une tournée en 1982), Marceau a porté au cinéma quelques-uns de ses mimodrames avant de jouer dans "Barbarella", de Roger Vadim, et dans "Silent Movie (La dernière folie) de Mel Brooks.
Elu à l'Académie des Beaux-Arts en février 1991, il relance deux ans plus tard une nouvelle troupe, "la Nouvelle Compagnie de mimodrame Marcel Marceau" qu'il anime sur la scène de l'espace Cardin en 1993 et en 1997.
Officier de la Légion d'honneur, commandeur de l'Ordre national du Mérite, des Arts et des Lettres, le "Picasso du mime", outre ses activités de peintre, d'illustrateur et de lithographe, a écrit plusieurs ouvrages, dont "L'Histoire de Bip", "Les sept péchés capitaux", "Pimporello".
Encore très actif au début de la décennie, il avait été nommé ambassadeur de bonne volonté pour le troisième âge par l'ONU en 2002 et Chili et au Brésil.
(Source: agence de presse)

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samedi 22 septembre 2007

La Dictature des Syndicats, d’après Bernard Zimmern

Un livre utile et politiquement incorrect
Bernard Zimmern est le Président-fondateur, en 1985, d’un institut spécialisé dans la recherche sur les administrations, l’iFRAP, l’Institut pour la recherche sur les administrations publiques. Cet ancien élève de l’ENA et de Polytechnique a publié en 2001 un best-seller, « Les profiteurs de l'État » (Plon).

Il s’agit ici de son ouvrage intitulé La Dictature des Syndicats’
. Plon, son éditeur, en faisait cette présentation :
Qui dirige Bercy ? Matignon ? Le ministre ? Non : le SNI, le syndicat maison.
Et la rue de Grenelle ? Le SNES et la FSU. On pourrait continuer la liste.
Ce livre est un réquisitoire mais un réquisitoire argumenté, nourri par un travail de recherches de plusieurs années. Dans ce livre l’auteur dénonce l’imposture de syndicats qui passent leur temps à protester alors qu’ils se sont emparés de État depuis des années.
Car ils font la loi. Ils sont en grève quasi permanente comme à la SNCF - un tiers des journées non travaillées en France en 2001- ou dans l’éducation nationale. Ailleurs ils refusent tout changement et cassent les ministres qui essaient de promouvoir quelques timides réformes. Nulle part ailleurs la politique fiscale ou les avancements au sein de l’administration ne sont décidés par des représentants syndicaux ; nulle part ailleurs un gouvernement démocratiquement élu n’est forcé de s’incliner devant leur dictat. Et pourtant ils sont numériquement les plus faibles de toute l’Europe. C’est l’explication de ce paradoxe qui est au cœur de cet essai.
Quels intérêts défendent ces lobbies qui derrière la préservation des avantages acquis bloque la France et la tire vers le bas ? D’où vient leur argent ? Sont-ils la seule institution exemptée par la loi de tenir des comptes et donc d’en rendre ? Sont-ils honnêtes ou désinforment-ils et avec quels mensonges ?
Disparus du secteur privé, ils se sont réfugiés dans les administrations d’où ils narguent le reste de la Nation parce que État ne contrôle plus grand chose. Que peuvent faire les citoyens et les entreprises victimes de cette dictature pour s’en défendre ?
Autant de questions auxquelles ce livre apporte des réponses précises et claires, appuyées sur des faits dont les médias ne parlent guère. Un essai sur ces nouveaux maîtres de la France qui veulent nous dicter notre destin.

Le dimanche 09 novembre 2003, Dumait Alain commettait cette critique dont nous vous proposons la lecture :
" La dictature des syndicats ", qui vient de paraître [2003] aux Éditions Albin Michel, de décrire, par le menu, l’emprise des syndicats sur le fonctionnement interne de l’administration particulièrement de ses services les plus stratégiques.
L’auteur prend le cas de l’administration des impôts, avec l’incontournable Syndicat national unifié des impôts qui, sur 80 000 employés de cette administration, annonce fièrement 22 000 adhérents. Ce syndicat s’est, efficacement, opposé à toute réforme sérieuse de la Direction générale des impôts (DGI), ce qui, d’un point de vue syndical, peut encore se concevoir, mais en outre, prétend aussi inspirer la politique fiscale du gouvernement, quel qu’il soit, allant jusqu’à utiliser des données confidentielles pour démontrer que l’impôt n’est pas si lourd que ça, que les riches n’en paient jamais assez, que le trop d’impôts n’est qu’une fiction…
L’article 20 de la Constitution française stipule que le gouvernement détermine la politique de la nation, qu’il dispose de l’administration, qu’il est responsable devant le Parlement. Mais en vérité, comme on l’a vu ces dernières années, à différentes reprises, le gouvernement ne commande pas vraiment son administration, celle-ci obéit plutôt au lobby des syndicats.
Bien sûr, on aurait aimé en savoir davantage sur les finances des syndicats. Mais c’est un secret bien gardé, le législateur ayant lui-même organisé non pas la transparence financière à laquelle est désormais soumise la moindre association faisant appel à la générosité publique, mais au contraire une opacité telle qu’il est impossible de répondre à la question simple " d’où vient l’argent ? ". On sait simplement que toutes sortes de circuits, la plupart occultes, voire frauduleux, sont utilisés par les syndicats pour assurer leur train de vie.
Seule à publier ses comptes, la CFDT
annonçait en 2002, quelque 220 millions de francs de ressources dont 104 de cotisations. Pourtant, sur la base d’un peu plus de 3 000 permanents dont disposerait cette confédération, c’est plutôt d’un budget de l’ordre d’un milliard de francs qu’elle devrait être créditée. Extrapolée à l’ensemble des centrales syndicales, une telle reconstitution, sur la base des personnels permanents dont elles disposent, aboutirait sans doute à un budget de l’ordre d’un milliard d’euros, c'est-à-dire environ dix fois plus que les ressources dont dispose l’ensemble des partis politiques.
Bernard Zimmern termine son ouvrage en posant la bonne question : " que faire ? ". Attendre que l’administration se réforme d’elle-même et mette un frein à la toute puissance syndicale ? Autant rêver… La piste proposée par l’auteur est de rendre au Parlement les pouvoirs de contrôle qu’il a, de fait, perdus avec la Constitution de 1958, car c’est lui qui vote le budget dont vivent les fonctionnaires. C’est à lui d’assumer ses responsabilités. C’est à lui non seulement de voter la dépense mais aussi de demander des comptes sur l’exécution de chaque budget. Pour pouvoir sanctionner (s’il le voulait vraiment) une administration inefficace, encore faudrait-il qu’il se dote d’un corps de contrôle extérieur à l’administration, évidemment distinct de la Cour des Comptes, faisant appel à des experts compétents et indépendants. C’est la proposition concrète par laquelle Bernard Zimmern achève cette enquête qui, à notre connaissance, est la première du genre.

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Sarkozy est passé, Noah ne s’est pas cassé

Le champion est ‘out’
Grattons là où ça fait du bien ! La presse n’assure pas le suivi des déclarations ni des comportements ridicules et il faut bien admettre que c’est souvent un souci aussi vain que cruel. Mais tel est le lot des bloggers qui n’oublient pas …
Prenez l’exemple de Noah. ’Si tu savais’, Yannick ! Interviewé dans Le Parisien du 25 mai 2007 par Emmanuel Marolle, un journaliste complaisant et promis à un bel avenir, il se voit rappeler tout de même sa déclaration d’il y a un an et demi : "Si Sarkozy passe, j’me casse". Cette réaction à l’emporte-pièce, cette rime riche, révèlent à la fois la force créatrice de l’artiste, la puissance de l’athlète et le personnage surfait qu’il est, tout étonné d’avoir été pris au mot ! L’artiste, le champion et l’idéologue cherchent-ils à démontrer que l’homme médiatique n’est pas responsable ? Mais que les bloggers le seraient davantage ?
En effet, plutôt que d’affronter sans détour sa responsabilité, Noah préfère s’en prendre à Alain Genestar (décidemment !) et dénonce le fait qu’on ait, dans un entretien de deux heures, seulement retenu cette phrase qu’on a voulu bien sentie, mais qui ne fut que sottise de fin de match au vestiaire. Si on déchiffre bien sa puissante pensée, il avoue qu’en proférant cette menace (pour qui ?), il ne parlait pas sérieusement et que son engagement ne valait pas cher. De là à prendre l’exemple de Noah et à mettre sur le même plan la profondeur de l’engagement des artistes et la superficialité du ‘pacte présidentiel’ de Sa Cynique Majesté Royal, il n’y a qu’un petit pas glissé que nous nous retenons de franchir…
Après s’être vanté de n’avoir pas "retourné sa veste" siglée, comme tant d’autres entre les deux sets de la présidentielle (des noms ?), il émet encore une protestation molle et insignifiante, une balle derrière le filet, au sujet du ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale. Puis le toujours d’jeune se déclare pas "prêt" pour l’instant à rencontrer le président, lequel n’a rien demandé -à la différence de Delanoë qui en a des frémissements dans les reins-, mais "ça viendra peut-être" puisqu’on a "le temps, on est jeunes, non ?" Alors, Bertrand attend que ça vienne, …son heure ! Noah sera derrière lui, en soutien.
L’artiste face au journaliste du Parisien cherche à dissimuler son embarras derrière l’ironie déplacée, le ton rigolard de l’homme promu penseur socialiste (‘à l’insu de son plein gré’) , à la suite d’un propos qu’il avait tenu sans y croire, comme une boutade, une balle ‘out’ ou une chandelle, comme il vous plaira. Un coup foiré, de toute façon. Faut-il donc regretter que le journaliste n’ait pas tiré un meilleur parti de cette conscience militante, en lui permettant de développer, en lui accordant une deuxième balle, en quelque sorte. L’occasion de faire face à l’inanité de son discours belliqueux et à la perte de crédibilité qui devait naturellement s’ensuivre. Lorsque quelqu’un dont, par ailleurs, on célèbre les principes, le mode de vie et la famille élargie (puisque ce tennisman expert ne donne pourtant pas d’effet rétro à ses services), vient à reconnaître que ce qu’il a déclaré était léger, une posture (une position ?) jusqu’au-boutiste mais tellement mâle, on devrait y prêter une attention plus grande qu’à ses délires, ses désirs de voyages lointains. Pour la Suisse, ce sera pour la prochaine fois ? C’est à force de prendre des pétards mouillés pour de vraies réflexions que les médias donnent un lustre usurpé à des personnalités sensibles et influençables et participent de ce jeu actuel où, faute d’être parfaitement identifiés, la vérité et le mensonge, la sottise et le militantisme nouent des rapports ambigus et en définitive démagogiques et pitoyables. Le PS se reconstruit, nous dit-on. Il devrait donc se réformer, mais il n’a pas encore commencé les travaux. Mais l’édifice reste en zone tellurique, car le PS dérape encore, si on en croit les paroles discriminatoires et la musique rap de Benoît Hamon sur les ‘personnes verticalement défavorisées’ (en langage PC), qui sont selon lui de bon aloi puisqu’elles lui sont chères et puisqu’elles sont estampillées socialistes, les garants de la morale politique universelle. (Nous y reviendrons.)
Sarkozy est passé, Noah ne s’est pas cassé. Tant mieux, d’ailleurs. Et qu’il continue de nous enchanter par ses chansons plutôt que de véhiculer des rodomontades à la Josiane Balasko et de nous décevoir à la balle de match. Que la comique nous fasse rire et que le chanteur nous distraie, mais qu’ils réfléchissent avant d’entonner les mots des paroliers et dialoguistes du microcosme. Le faiseur de tubes s’est fait entuber par Delanoë et ses amis, ‘forty-love’! Ce ne serait pas dramatique si Yannick Noah et ses semblables réalisaient que le succès ne fait ni le chanteur ni le penseur. Dommage que Noah n’ait pas vu arriver le slice de la liftée socialiste. Sarkozy a fait un ace ; c’est le jeu ! Le meilleur gagne ; il ne peut le nier…
Noah aurait pu faire amende honorable et se contenter de chanter « J’aurais dû comprendre », puisque ce n’est pas donné à tout le monde. Croyez-vous qu’il a enfin compris ? Hélas ! Il n’y a rien à faire, car magnanime, il fait un amorti et déclare qu’il n’éprouve ni haine ni rancoeur … à l’encontre du "nouveau président" ! Difficile de croire plus longtemps qu’il faut être intelligent pour être champion.

Décidemment, Faudel le vaut bien !

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Sarkozy-Fillon créent de la surchauffe dans les syndicats

La CGT se sent débordée
On le sait, les syndicats s’éclatent en palabres dans des salles enfumées et les randos urbaines avec banderolles, mais n’arrivent pas à suivre le rythme des 35 heures. Alors que dire de l’activisme de plein air des joggers Sarkozy et Fillon?




Le gouvernement va "accélérer le rythme des réformes", a déclaré mercredi François Fillon devant les parlementaires de la majorité reçus à Matignon, promettant d'engager "avant la fin de l'année" les réformes sociales annoncées par Nicolas Sarkozy. "Le président de la République nous a donné hier notre feuille de route sociale. Il a fixé l'objectif, le calendrier, la méthode. Il n'y a plus qu'à faire", a dit le Premier ministre devant les députés et sénateurs UMP et Nouveau centre réunis à l'hôtel Matignon. "Toutes ces réformes doivent être engagées avant la fin de l'année", a-t-il rappelé. "Je ne vous propose pas un chemin de roses, je vous propose de la sueur et des séances de nuit", a-t-il prévenu.
La CGT stresse car elle renâcle à la seule perspective de l’effort. Le ‘travailler plus’ lui donne des boutons. L’hebdomadaire Marianne annonce que les syndicats craquent déjà.

Le journaliste Hervé Nathan écrit dans Marianne n° 543 du 15 septembre:
« Les confédérations syndicales en ont ras le bol de l’activisme de Sarkozy. Dans le trimestre à venir, elles doivent assumer trois conférences (conditions de travail, égalité hommes-femmes, emplois et revenus), le ‘Grenelle de l’Environnement’, le financement de la protection sociale (transmis au Conseil économique et social), et maintenant les régimes spéciaux, avec en perspective la réforme de la fonction publique. Ouf ! Dans ce maelström, les syndicalistes ont peur de se faire ‘instrumentaliser’ par le gouvernement. François Chérèque l’a fait savoir à François Fillon, lors d’une discrète entrevue le 11 septembre, et lui a demandé un ‘agenda social’ clair. Les conseillers du gouvernement se sont aperçus, de leur côté, que les syndicats manquent de forces pour suivre tant de dossiers, alors qu’ils sont admiratifs du Medef, capable d’aligner ‘des juristes et des économistes époustouflants’."
Une reconnaissance très voilée, en somme, de la culture du travail et du rendement au Medef, du dynamisme et de la volonté de réussite du gouvernement, mais du centralisme paralysant des syndicats et de leur encroûtement dans la parlotte et la paresse.

Si nous prenons ce ventre mou de Jean-Christophe le Duigou, le numéro deux de la CGT au regard vitreux, il ne sait pas ce que signifie mouiller la chemise et se plaint que le président Nicolas Sarkozy casse le manche. Le travail des autres épuise ce cadre du syndicalisme et la volonté de réforme du gouvernement est interprétée, pendant que la nation attend, comme une "stratégie d'accumulation des réformes" qui est "dangereuse du point de vue de la démocratie", gémit-il, craignant qu’elle menace sa paisible routine de syndicaliste planqué et son rythme cardiaque. L’absence d’activité engraisse en effet le cœur...
"Nous ne sommes pas contre la négociation et la discussion, mais nous pensons qu'elle est aujourd'hui déséquilibrée", a-t-il déclaré sur BFM. Il a jugé que le calendrier des réformes sociales proposé mardi par le chef de l'Etat ne laisse "pas le temps, sur chacun des points, pour le débat, la confrontation avec d'autres solutions". A la CGT, on n’est pas prêt à faire des heures sup pour les travailleurs.
Le secrétaire de la CGT chargé des questions économiques et sociales a estimé nécessaire une "forme de mobilisation des salariés", des randos et de sit-ins qui ne consomment pas trop d’énergie et a réitéré l'appel à une journée de manifestation le 13 octobre sur les victimes du travail, la franchise médicale et la pénibilité du travail. De quoi brûler 250 à 300 calories.
"Nous pensons que les enjeux étant sur la table, aujourd'hui, il faut que les salariés s'emparent de ce débat et interviennent", a-t-il ajouté, jugeant qu' "il y a bien urgence, mais pas forcément sur les questions que (Nicolas Sarkozy) indique". Le Duigou ne veut pas jouer la même partition et quand dans le langage cégétiste un secrétaire incite les salariés à s’emparer du ‘débat’,.ça veut dire prendre possession de la rue.
Le Duigou distingue la société de la CGT et annonce : "La société est prête à un certain nombre de changements. Mais le rythme du social, le débat nécessaire, tout cela doit être pris en compte. (...) On ne peut pas aller discuter dans le cadre des contraintes énoncées dans ce discours", a-t-il dit, fébrile, à propos de l'intervention de Nicolas Sarkozy mardi 18. La CGT a annoncé un mouvement (inter-) syndical pour le 18 (et non le 17) octobre, en préalable au débat ‘nécessaire’ avec les partenaires gouvernementaux. D’abord, la démonstration de force (espérée, mais non garantie) dans la rue, ensuite seulement la concertation…
Les confédérations syndicales nous ont habitués aux reproches, quoi qu’il fasse, au gouvernements de droite : jusqu’à présent, ils ne faisaient rien ou pas assez ou décevaient ? Voilà que celui-ci en fait trop ! Comment les contenter ? Il suffira que les Français le soient…
Et ce ne sera pas une partie de plaisir quand chaque ministre doit subir les attaques indignes de la gauche, incapable d’agir, réduite à réagir. Et de quelle manière ? Dans la bassesse. La taille du président, l’insulte à l’encontre de Rachida Dati, par exemple, qui sont les angles d’attaque de la gauche. Ils seront évoqués dans de prochains ‘billets’ de PaSiDupes.

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vendredi 21 septembre 2007

Le bac, dépecé, vidé et farci...

L’OCDE et Darcos tordent le cou au bac.
L’OCDE (rapport dans Les Echos-doc pdf-) est l’auteur du dernier gag en matière d’éducation. Sans rire, cette organisation observe que les bacheliers qui n’ont pas le bac rencontrent davantage de difficultés à trouver un emploi que les autres, c’est-à-dire les 90% qui se voient offrir le bac! Conclusion inattendue? Il faudrait encore plus de laxisme et l’attribuer à tous Défense de rire! L’OCDE fait du Besancenot qui préconise d’aligner tous les régimes de retraite sur les régimes spéciaux : plutôt 37 annuités et demi plutôt que 40, pour faire face au vieillissement de la population et au déficit budgétaire… L’OCDE propose en somme que le bac ne soit plus qu’un certificat de fin d’études, et non plus le premier diplôme universitaire, qui n’est d’ailleurs plus le sésame pour aller couler des jours heureux dans n’importe quelle filière, pourvoyeuse de chômeurs.
Le bac transformé de parchemin en peau de chagrin !
Le ministre de l'Education, Xavier Darcos, souhaite s'attaquer à la suprématie de la filière S. L’intention est louable…
La question est en fait de savoir si les lycéens passeront un jour un seul et même bac ? Pour rééquilibrer les filières entre elles,
le ministre de l'Éducation a évoqué la création d'une filière commune et donc d'un seul bac en tronc commun, avec des options. Au moment où le tronc commun est condamné au collège, on en reste baba (pas cool) !
Il s'agirait par exemple pour les lycéens de présenter les matières principales comme le français, la philosophie, les mathématiques, la physique et de passer en outre des options de mathématiques renforcées ou encore de … latin ( !). Et les langues? « C'est une orientation vers laquelle il faut aller mais ça ne peut pas se faire sans qu'on ait parlé très longtemps auparavant avec nos collègues », a-t-il déclaré jeudi 13 septembre sur RMC.
Le tabou d'une modification du bac serait-il levé ? Risque pas! Tous les ministres qui se sont penchés sur la question se sont cassé les dents lorsqu'ils évoquaient, notamment, un passage du bac au contrôle continu –ce qui n’a rien à voir avec le projet actuel-, espérant, au passage, économiser une partie des 45 millions d'euros que coûte cette institution chaque année à la collectivité –ce qui reste d’actualité, vu la multitude d’options, rien qu’en langues diverses et variées, mortes ou moribondes, sans critère d’utilité, puisqu’on sacrifie à la culture. Mais l'idée d'un bac unique est évoquée pour la première fois.
Dans l'entourage du ministre, on précisait le 13 avec prudence qu'il n'est « absolument pas question de supprimer le bac », mais qu'un rééquilibrage des séries, en amont, pourrait être envisagé. Des propositions en ce sens seront faites en janvier 2008. La dernière réforme d'ampleur sur le sujet qui date de 1993 n'a pas, en effet, produit les effets escomptés : revaloriser la filière L (littéraire -souvent peuplée d’élèves que les conseils de classes n’arrivent pas à caser ailleurs) et réduire la suprématie du bac S (scientifique, peuplée d'arrogants qui n'ont pourtant encore rien réussi, malgré le gavage en cours particuliers de ... maths). La décision -par les parents- du passage de première en terminales, même et surtout contre l'avis du conseil de classe, va-t-elle durer, pardon, 'perdurer', c'est tellement plus actuel.

Personne au ministère, mais encore moins à la FSU ou au SGEN ou encore au SNALC, pourtant bien pourvus à priori en intellectuels de haute volée, n’a envisagé de rééquilibrer les coefficients, dont certains atteignent de sommets qui donnent le vertige aux élèves et à leurs parents et aux profs qui enseignent les maths aux somptueux coefficients de 7, voire 9 (contre 3 en LV1, anglais par exemple, tellement inutile), en série S (scientifique). Il faut ajouter des coefficients 7 en science physique ou SVT, toujours en série S , pour comprendre que le choix stratégique élémentaire est vite pris de négliger d’apprendre à raisonner sur un texte (ou même à le comprendre…), à rédiger dans sa langue maternelle ou à parler la langue véhiculaire la plus répandue. OK ? L’avènement du bon sens n’est toujours pas annoncé au ministère depuis la dernière présidentielle.

Pour la quatrième fois en trois semaines, le ministre ne s'est pas seulement attaqué à l'élitisme du bac S (scientifique). La série ES (économique et social) est aussi dans l’œil du cyclone. Trop peu de bacheliers ES vont en classe prépa, considère-t-il, comme si c’était le critère ultime. « De même dans les sciences humaines et dans certains grands amphis de droit ou de langue, on voit des taux d'échec qui ne sont pas négligeables », assure le ministre. Observation justifiée qui nous renvoie aux coefficients démobilisateurs que le ministre veut ignorer. En réalité, Xavier Darcos souhaite casser la hiérarchie mythique des filières qui veut aujourd'hui que S soit considérée comme la voie royale mais qui draine des candidats peu scientifiques qui obtiennent le bac en ajoutant des coeff. de matières littéraires pour compenser les faiblesses en enseignement scientifique, lequel assure plus de débouchés et de nombreux déboires, aussi. X. Darcos s'inquiète que la série littéraire soit désertée ou mal pourvue et que S ait pour principale fonction « de sélectionner des élites tant scientifiques que littéraires », ce qu’elle ne réussit pas à faire. Il souhaite que plus d'élèves s'orientent vers L, et que ceux qui choisissent S veuillent vraiment faire une carrière scientifique. Une série, au lieu de trois , en bac général…

Ces propos ont suscité l'ire des professeurs d'économie (qui ont de beaux restes de latin…) mais aussi celle des lycéens, ou de leurs représentants, qui n’ont pas pu matériellement le temps de consulter leurs bases…. Pour Tristan Rouquier (toujours au lycée?), de la FIDL(bien à gauche) , l'un des deux syndicats lycéens, il faut surtout « se demander pourquoi les prépas aux écoles de commerce prennent en majorité des bac S ». Ce qui n’est pas faut, mais qui est une bizarrerie à laquelle le ministre tente précisément de s’attaquer. Le syndicat d’élèves de gauche considère par ailleurs que la question essentielle n'est pas celle des lycéens titulaires d'un bac général, qui réussissent peu ou pas en fac –un réel problème que la Fidl ne peut pas évacuer avec cette légèreté- quelle que soit la filière, mais plutôt celle des sections technologiques dont les taux de réussite au bac sont glorieux, mais dont les taux d'échec sont massifs à l'université. Les BTS (en deux ans) existent pourtant, avec la possibilité de continuer en IUT. Si la Fidl veut s’intéresser aux sections technologiques, il faut donc qu’elle le fasse sérieusement, sans misérabilisme, ni démagogie. La complicité de la presse spécialisée, qui ne peut pas ignorer les BTS et les IUT, participe d’ailleurs de cette hypocrisie…
Les professeurs de sciences économiques estiment quant à eux que les bacheliers ES n'ont pas à rougir de leurs parcours. Un témoignage peu enthousiaste et sujet à caution, puisqu’ils souhaitent sauver leurs postes… La presse, qui se déclare spécialisée, n’adopte pas une attitude impertinente dans tous les cas de figures ! A l'université, 74,9 % d'entre eux réussissent leur licence sans redoubler, contre 70,4 % des bacheliers S et 69,8 % des bacheliers L, notent les professeurs, qui ajoutent sans parti pris militant que le bac ES mène à tout « même à la présidence de la République », remarquent-ils, ironiques, puisque Nicolas Sarkozy est titulaire d'un bac B, approximativement l'ancien bac ES. Puisqu’ils en sont aux approximations tendancieuses, ils noteront, en leur for intérieur, qu’il ne s’en est pas tenu là et qu’à l’époque du bac B, l'examen était nettement moins dévalué : moins ‘démocratisé’ et plus sélectif… Comme les élections présidentielles!
Puisque ces professeurs sont drôles (ah! ah! ah!), nous compléterons leur éducation politique en leur apprenant que leur candidate favorite, Sa Cynique Majesté Royal, dont la courbe dans les sondages était si inflationniste, a fait une licence de ... Sciences économiques à la faculté de Nancy, mais s'est faite étendre à la Présidentielle 2007. Les facs de Sciences Eco ne produisent-elles que de bons produits? Darcos était pas arrivé à temps. Le PS ne s'en est toujours pas remis!
Revaloriser les universités semble bien être l’objectif à attendre et ce n’est pas du luxe…

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France-Info diffuse la propagande du RESF

Les abus de liberté de la presse menacent la liberté de penser

Tous les quarts d’heure, la radio nationale France-Info milite en faveur du réseau radical ESF aux frais des contribuables et au mépris du respect dû aux Français.

Loin d’informer, mais dégagée de l’obligation morale de neutralité et donc d’objectivité, cette radio viole leurs consciences. S’il est légitime et professionnel que France-Info rapporte le suicide de cette Chinoise de 51 ans, en situation irrégulière, qui se défenestre lorsque la police frappe à sa porte, au cours d’une enquête sur un propriétaire de son immeuble, il est parfaitement contraire à l’éthique professionnelle de donner à croire aux auditeurs que la police nationale la traque et effectue une ‘rafle’, comme nous avons pu l’entendre répéter ! Que la personne en situation irrégulière prenne peur est symptomatique de sa conscience de son délit et de la psychose développée par les organisations radicales qui persuadent les clandestins que la police leur veut du mal. Les clandestins assimilent ce que RESF appelle abusivement ‘rafles’ au sort des juifs dirigés vers les camps de la mort. La journaliste omet de préciser que les policiers qui ont malencontreusement provoqué la réaction irraisonnée de la clandestine sont syndiqués à FO, un syndicat très marqué à gauche ! Certes, ni FO ni les fonctionnaires de police ne sont en cause. La responsabilité de RESF est en revanche pleinement engagée. Comme est engagée celle de la presse qui colporte au mégaphone des radios que nous finançons, des propos hors de proportion avec la réalité. Il s’agit pour la police d’appliquer la loi.

Or, dans un débat, à 13h50 par exemple, puis encore 15 minutes plus tard, partiellement, ou en intégralité comme à 15 h 43 à nouveau –avec J-Ph.Deniau, chef de service Police/Justice-, France-Info met en présence deux compères qui sont d’accord ! L’un est le porte-parole Pierre Cordelier(ci-contre, à gauche), un irresponsable de RESF (qui clame en défiant la loi impunément : « Nous d'une certaine façon on désobéit à la loi, mais on veut le respect de nos textes référentiels » et l’instauration d’une république parallèle ?) L’autre est Nicolas Comte , présenté comme un responsable de base, en fait secrétaire général du Syndicat Général de la Police et membre de la Commission d'enquête parlementaire sur l'affaire d'Outreau.... Il se trouve en outre que le SGP est un syndicat de FO ! Les dés ne sont donc pas pipés!… Quel vrai débat peut-il y avoir entre deux radicaux ? Qui peut apporter la contradiction et permettre aux auditeurs de se faire une opinion personnelle. La propagande est manifeste et indigne du service public. Insultante pour les auditeurs confiants.

Manifeste ? Plus qu’on ne croit ! Toute la journée, France-Info aura incité à la participation à un rassemblement, initié par le RESF, par la diffusion de l’appel que le représentant de RESF impose à la journaliste à la fin de l’entretien mentionné plus haut, mais qui est non seulement diffusée, sans coupure, et

rediffusée plus tard par J.- Ph.Deniau (jeune, sur la photo ci-contre), qui précise encore en quel lieu et à quelle heure, comme à 15 h 43!… A 15 heures encore, Raphaël Ebenstein répète l’appel à manifestation, et Sophie Auvigne qui ânonne habituellement et bafouille au point de faire croire à des problèmes de lecture ou à une atteinte de la maladie de Alzheimer, est très limpide à 15 h 30 : elle fournit l’indication de l’arrondissement. Ainsi, de bulletin en bulletin, tous les éléments sont disponibles puisque le boulevard a déjà été précisé… A 16 h 00, c’est François Lepage qui prend le relais et rappelle l’adresse complète du rassemblement.

Est-il supportable que les Français soient formatés et incités par une radio nationale à la défiance citoyenne ? Tout abus de pouvoir des organes de presse doit être poursuivi et sanctionné.

La liberté de la presse s’arrête au point où la liberté de conscience du public est menacée.

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jeudi 20 septembre 2007

Pécresse étend et revalorise le système des bourses étudiantes

Un panier garni de chabichou à quiconque a entendu la gauche applaudir…
Valérie Pécresse va réformer, à la rentrée 2008, le système des bourses étudiantes, en élargissant leur bénéfice à 50.000 jeunes supplémentaires, en revalorisant leur montant pour les plus défavorisés et en améliorant des aides récompensant le mérite et la mobilité internationale.
Le coût du dispositif, présenté mercredi en Conseil des ministres, est évalué à 100 millions d'euros en 2008, qui seront inscrits au budget 2008 présenté par le gouvernement la semaine prochaine, a précisé le ministère de l'Enseignement supérieur.
Cette "nouvelle architecture du financement de la vie étudiante" prévoit une augmentation de 10% du nombre d'étudiants boursiers à la rentrée 2008, qui vont passer de 500.000 à 550.000. Il s'agit d'élargir le bénéfice de ces aides "aux classes moyennes", a souligné la ministre.
Valérie Pécresse a aussi annoncé que "pour les 100.000 étudiants dont les familles gagnent moins de 7.000 euros par an", les bourses seront revalorisées de "4,5%". Le montant maximal des bourses (3.753 € en cette rentrée 2007) passera ainsi pour eux à 3.921 €.
Deux bourses sont modifiées. Elles concernent l'aide récompensant le mérite et de celle favorisant les séjours à l'étranger, qui s'adressent aussi bien aux étudiants boursiers qu'aux non boursiers dont les parents ne sont pas soumis à l'impôt sur le revenu.
La bourse liée au mérite, qui est aujourd'hui de 400 à 678 € par mois mais ne peut être cumulée avec la bourse sur critères sociaux (BCS), sera de 200 € par mois, mais pourra s'ajouter à la bourse sur critères sociaux.
Cette bourse au mérité sera attribuée aux lycéens ayant obtenu une mention "très bien" au bac -ce qui est devenu de moins en moins rare, on peut même dire assez commun- mais pour la seule durée de la licence. Pour les deux années de master, elle sera versée aux "'lauréats étudiants', identifiés par les universités comme appartenant aux 5% des meilleurs de leur licence".
Cette mesure s'appliquera dès le 1er janvier 2008. L'objectif est de doubler le nombre de bénéficiaires (aujourd'hui de 15.000).
La bourse de mobilité internationale sera de 400 € par mois (95 à 389 actuellement) pour aider un étudiant partant un trimestre ou un semestre à l'étranger. Objectif: passer de 15.000 à 30.000 bénéficiaires.

Valérie Pécresse veut aussi simplifier le système d'attribution des bourses, actuellement fondé sur 18 critères. Le montant des bourses accordées sur critères sociaux, pour les étudiants de familles non imposables à l'impôt sur le revenu, sera ainsi fonction du seul revenu du foyer fiscal auquel est rattaché l'étudiant et du nombre d'enfants à charge du foyer. Espérons que les familles modestes de deux enfants ne seront pas exclues du système. Evidemment, les salaires moyens peuvent se brosser… Les chambres en cités ne sont pas non plus pour eux. Solution, parents ? Travaillez plus pour gagner plus !
Est aussi créé un "fonds national d'aide d'urgence" pour "faire face aux situations exceptionnelles", comme la perte d'emploi d'un des parents de l'étudiant.
En concertation avec les banques, l'accès à l'emprunt sera "facilité" grâce à
des "prêts accessibles à tous".
La ministre a veillé à simplifier les démarches administratives et à réduire les coûts de gestion : les CROUS deviennent les interlocuteurs uniques des étudiants en matière d'aides sociales et verseront toutes les aides.
Ce plan est un premier aboutissement du chantier "vie étudiante" lancé le 11 juin avec les organisations étudiantes, les présidents d'université, des représentants du ministère et du tissu associatif.
Il reprend certaines propositions du rapport de juillet 2006 de Laurent Wauquiez, alors député, actuel porte-parole du gouvernement.

Malgré toutes ces avancées, le syndicat étudiant UNEF s'est dit … ‘déçu’, mais oui, par des "mesures qui concernent moins de 10% des étudiants" et n'entreront en vigueur qu'à la rentrée 2008. L’UNEF a besoin d’apprendre comment on gagne de l’argent ! Nul doute que les 10% d’étudiants les plus défavorisés qui bénéficient de ces mesures apprécieront davantage que l’organisation étudiante gauchiste, qui décidemment peine à jouir des progrès sociaux.
En revanche, pas besoin de Viagra à l'UNI qui a "salué la modernisation et la simplification de l'aide sociale".

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Des syndicats de l'énergie prêts à disjoncter

La 3° mi-temps présidentielle sera syndicale, interactive et festive, aux bougies!
Les fédérations de l'énergie CGT -encore et toujours- "n'excluent pas" de faire leur fête aux Français: ils veulent se joindre aux cheminots, dans « l’intérêt général »...
Les fédérations syndicales de l'Energie "n'excluent pas" de se joindre au mot d'ordre de grève lancé par cinq syndicats de cheminots pour le 17 octobre contre la réforme des régimes spéciaux de retraite, selon un communiqué diffusé à l'issue d'une rencontre intersyndicale à Paris mercredi soir, avant les rencontres avec le ministre du Travail, Xavier Bertrand, ce jeudi. Un exemple de la méthode syndicale de concertation.
L'un des porte-parole de la Fédération nationale des mines et de l'énergie-CGT (FNME-CGT, majoritaire à EDF et GDF, entreprises publiques privilégiées), Maurice Marion, a précisé que les syndicats se reverraient "dans le courant de la semaine prochaine", pour arrêter leur décision.
Dans leur communiqué, les fédérations syndicales de l'Energie "condamnent avec fermeté le fond et la forme" des annonces de Nicolas Sarkozy sur les régimes spéciaux et parlent d'une "attaque" à l'encontre des gaziers et des électriciens qui relèvent de ces régimes de retraite. Ils nedisent rien de la sauvegarde des entreprises publiques dont l’impôt des contribuables ne réussit pas à empêcher le déséquilibre budgétaire.
Les syndicats parlent librement au nom des Français, bien que le nombre de leurs syndiqués ne les justifient pas dans ce comportement démagogique et incendiaire qui consiste à faire croire que les salariés du privés et de la fonction publique sont encore concernés, alors qu’ils ont déjà vu leurs régimes de retraites réajustés. Ces syndicats de privilégiés accusent donc le président d'"opposer les Français les uns aux autres". Les fédérations vont "interpeller ensemble" le ministre du Travail, Xavier Bertrand, chargé de mener la concertation sur les régimes spéciaux, et "n'excluent pas de s'associer à une journée d'action nationale le 17 octobre prochain", selon leur communiqué. La CGT pratique le dialogue à une voix!... Et le chantage habituel!

Mercredi soir, cinq fédérations de cheminots (CGT, FO, Sud, CFTC et CGC) ont appelé à la grève le 17 octobre à la SNCF, en laissant déjà planer la menace d'un mouvement reconductible, pour dénoncer les modalités de réforme des régimes spéciaux annoncées la veille par Nicolas Sarkozy. Le mouvement portera également sur des revendications internes à la SNCF, et notamment la poursuite de la restructuration du fret et les suppressions de postes.
Quelle est la marge de négociation face à la menace ? Faut-il encore engager des négociations que les syndicats abordent le poing levé et la menace de grève générale à la bouche ? Faut-il maintenir les ‘avantages acquis’ et permettre qu’une classe sociale conserve ses privilèges en prenant sa retraite à, disons, 52 ans, au lieu de 50 !…, alors que d’autres travailleurs ne le peuvent pas avant 65 ans ?

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Les cheminots refusent de monter dans le train des réformes.

CGT opposée à la révolution sociale annonce la paralysie du pays…
Ca se passe dans les entreprises publiques du SERVICE PUBLIC. Le slogan ‘Tous ensemble !’ n'est plus d’actualité dans les manifs de gauche . La solidarité des travailleurs n’est manifestement plus à l’ordre du jour … Et la lutte contre les privilèges de classe ?...

Paralyser le pays pour la sauvegarde de leurs privilèges, telle est désormais l’ambition des syndicats français, pour la défense de leurs privilèges catégoriels.
Cinq syndicats de cheminots sont d’accord pour rester sur le quai. Sans surprise, la CGT, Force ouvrière, Sud Rail, CFTC et CFE-CGC ont déjà appelé à une grève le 17 octobre pour "peser sur les régimes spéciaux de retraite, le fret et l'emploi" à la SNCF. Le 'poids' de ces régimes spéciaux est précisément insupportable.
Chacun reconnaîtra, à gauche, les régimes spéciaux des entreprises publiques pesant sur le peuple...
Français, il va falloir reconstituer vos stocks de sucre et de farine… La CGT veut maintenir la gabelle: pensez à faire aussi des réserves de sel! Didier Le Reste a précisé en effet que les trois autres syndicats - CFDT, UNSA et Fédération autonome des agents de conduite (FGAAC), dont on connaît pourtant le niveau de salaires que les enseignants leur envient,- font monter le suspense et ne fermaient pas la porte à une grève mais qu'ils devaient se réunir encore pour "prolonger le débat."
La fédération CGT des cheminots qui mène la danse, a déclaré par la voix de son chef de gare, Didier Le Reste, son secrétaire général, à l'issue d'une réunion intersyndicale, que "les fédérations de cheminots se sont réunies et se sont mises d'accord sur la nécessité de construire ensemble une mobilisation sociale de haut niveau, y compris par la grève".


C'est avec les cheminots qu'on ouvre donc les hostilités: on commence à l'échelon national, car avec la RATP, la CGT ne frapperait que les parisiens, qui n'auront pas ce privilège... Le doit de grève est constitutionnel mais la manière forte est-elle démocratique, surtout lorsqu'on annonce une grève en préalable à la négociation? "Une intervention des cheminots est nécessaire pour imposer d'autres choix en rapport avec l'intérêt général", a-t-il ajouté, sans préciser les modalités du mouvement de grève. L’intérêt général ? La CGT est donc favorable au déficit, mais l’intérêt général consisterait pour la confédération totalitaire à IMPOSER la poursuite de l’endettement et de son financement par la nation : en clair, c’est dans l’intérêt général que le plus grand nombre, précaires et autres contribuables, finance les privilèges particuliers des cheminots. Ils travailleront jusqu’à 65 ans pour permettre le départ à la retraite des cheminots à 50 ans, 15 années plus tôt.
Il a indiqué que la question du fret se posait de manière particulièrement aigüe au moment où se prépare le Grenelle de l'Environnement et où des modes de transport alternatif à la route sont mis en avant, comme le rail.


"Le gouvernement envoie des signes négatifs à la collectivité nationale", a-t-il dit. Ainsi, les cheminots cégétistes se prennent-ils à eux seuls pour la collectivité nationale ! La CGT défend-elle ses intérêts catégoriels ou cherche-t-elle à généraliser sa riposte particulière et donc à politiser sa situation personnelle et rétrograde, au détriment de la collectivité? Il ne reste aux travailleurs les plus modestes que le privilège d'être les plus menacés par l'action préméditée de blocage des transports.


Tandis que la CFDT ‘prolonge le débat’ avec ses syndiqués, à la CFE-CGC, avant même la consultation de la base, on connaît déjà le scénario. "On va s'inscrire dans le mouvement du 17 octobre dans un processus qui va sans doute prendre plusieurs étapes. Chaque salarié dans ce pays doit se sentir concerné", a renchéri Philippe Francin, un (ir)responsable de la CFE-CGC, non sans impudeur. Car, chaque salarié a déjà vu son régime de retraite modifié ; chaque salarié, depuis des générations exclu des privilèges des régimes spéciaux, subit déjà les effets de la réforme. Chaque salarié du privé ou de la fonction publique qui contribue déjà au redressement et à la pérennité du système des retraites par répartition sera-t-il assez stupide pour se laisser séduire par le chant du cygne de la CGC ?


Le ministre du Travail, Xavier Bertrand, a entamé ce mercredi une consultation des partenaires sociaux pour définir le cadre général de la future réforme des régimes spéciaux, avant le début des négociations dans les entreprises concernées.


Cependant, les syndicats des transports préparent la "riposte", et non pas seulement la SNCF. Une réunion est prévue jeudi à la Régie autonome des transports parisiens (RATP) pour définir un "ensemble d'initiatives" pour le "maintien" des acquis. C’est la paralysie du pays que préparent les nouveaux conservateurs, de gauche, cette fois. C'est ce qu'ils appellent le 'sens de l'Histoire'...
Outre que sur le fond les syndicats redoutent la perte de leurs privilèges, hypocritement appelés ‘acquis sociaux’, le calendrier est l'un des prétextes de l'achoppement de la réforme.
Xavier Bertrand a confirmé ce mercredi qu'"il faut que pour la fin de l'année on puisse avoir mené cette réforme", un délai jugé irréaliste par les organisations syndicales qui veulent faire traîner les choses, dans l"intérêt général'. Ils n’ont donc pas pris connaissance du projet présidentiel du candidat Sarkozy, ils n’ont pas su que le peuple s'est exprimé et que le pays a précisément élu Sarkozy, président ?


La volonté du peuple sera-t-elle remise en cause par la gauche ? Le 3° tour du scrutin présidentiel se déroulera-t-il dans le chaos ? Une troisième mi-temps festive, pour les radicaux.Ce sont cette fois les privilèges de la gauche qui seront défendus dans la rue, par la force et contre l’intérêt de la majorité des travailleurs, … par des syndicats réactionnaires.
L’opinion publique exprimera-t-elle sa ‘saine colère’ ? La riposte des Français pourrait prendre la forme d'une contre-manifestation...

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mercredi 19 septembre 2007

L’indépendance de la justice ou le contre pouvoir au législatif

La volonté du peuple peut-elle être contrecarrée ?
Le pouvoir exécutif doit-il être soumis au judiciaire ou au législatif ? Peut-il d’ailleurs être soumis ?
Les juges se disent menacés dans leur indépendance par Rachida Dati!A quoi sert donc un(e) Garde des Sceaux, Ministre de la Justice, si elle ne peut pas veiller au respect des lois votées par les élus du peuple. Mais de qui les juges sont-ils donc les élus ? Qui représentent-ils ? Qu’est-ce qui leur donne leur légitimité ? Quelles garanties les Français ont-ils de ne pas être livrés à l’arbitraire des procureurs ? Leur interprétation des lois est-elle de nature à les rassurer ? Or, on ne leur demande rien… En revanche, les procureurs sont jaloux de ce qu’ils appellent leur indépendance, laquelle est garantie par la Constitution, mais ne s’agit-il pas plutôt d’autonomie, laquelle n’est garantie que par les syndicats. Cette autonomie est-elle constitutionnelle ?
La presse qui aimerait s’arroger un statut identique, soutient cette autonomie qui ne serait soumise à aucun contrôle. Les ministres seraient-ils en revanche soumis au CSM ou au jugement de la presse? A la lecture de cette presse engagée, l’opinion a pu penser que le Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM) 'auditionna' la Garde des Sceaux, c'est-à-dire la 'convoqua', parce qu'elle aurait des comptes à rendre. L'agence partisane R**t**s ne titre-t-elle pas, d'ailleurs, le 18 septembre: 'Rachida Dati auditionnée par le CSM sur fond de grogne des juges'. L' opinion aurait ainsi pu penser que cette procédure serait légitime. Le CSM souhaitait des éclaircissements sur la récente convocation d'un magistrat du parquet de Nancy à la place Vendôme. Cette entrevue avait été demandée par le CSM, organe constitutionnel qui gère les carrières des magistrats, leur discipline et les questions relatives à leur indépendance. Etre contrôlé par ses pairs, ça doit les faire trembler : pas de conséquences à craindre en cas d’écarts, puisque les syndicats sont là aussi pour les relaxer…
Or, c’est la ministre de la Justice Rachida Dati qui a reçu mardi soir place Vendôme une délégation de trois membres du Conseil Supérieur de la Magistrature (CSM), et non l’inverse, une "première" institutionnelle sur fond de tension avec la magistrature, a annoncé le cabinet de la ministre. Le cabinet de Rachida Dati a fait savoir que l'entretien s'est bien déroulé. Le ministère a publié juste après l'entretien une déclaration où la ministre réaffirme le principe de liberté de parole à l'audience des procureurs, inscrit dans la loi.
"Le Garde des sceaux et le CSM ont souligné l'excellence de leurs rapports dans leur souci commun d'assurer le meilleur fonctionnement de la justice au service de tous les Français", a dit Guillaume Didier, porte-parole du ministère.
"Les membres du CSM ont précisé qu'il ne s'agissait pas d'une demande d'explications mais d'une demande d'information sur ce qui s'était passé. Rachida Dati a réaffirmé bien évidemment son soutien aux magistrats, son attachement à l'indépendance des magistrats du siège et au respect du statut du parquet, notamment la liberté de parole des réquisitions à l'audience", a-t-il ajouté. Ils sont donc tous d’accord…
Les syndicats de magistrats et la Conférence des procureurs considèrent que la convocation le 29 août du vice-procureur de Nancy Philippe Nativel, provoquée par des propos critiques à l'audience visant la loi sur les "peines-planchers" contre les récidivistes, est irrégulière dans la forme et porte atteinte sur le fond au principe d'indépendance de la justice.
Ces propos du vice-procureur sont qualifiés de ‘supposés’, alors qu’ils ont été prononcés en public... La bonne foi n’est pas avérée ! Rachida Dati a d’ailleurs contesté les deux points que la presse ni les syndicats dans son cas ne qualifient de ‘supposés’. En revanche, elle s'est présentée dans les médias en "chef de procureurs", formulation qui ne figure dans aucun texte légal et a irrité la susceptibilité des syndicats. Les procureurs n’ont-ils donc pas de chefs, ni de supérieurs ? Dans des fonctions aussi sensibles, le justiciable souhaiterait des responsables qui aient des comptes à rendre, pas seulement à leurs consciences…, et non pas des potentats.
Mardi après-midi encore, les magistrats de Strasbourg, réunis en assemblée générale, ont critiqué à leur tour la convocation de Philippe Nativel, qui avait refusé à l'audience de requérir une "peine-plancher" dans une affaire de trafic de drogue… Un (vice-)procureur a toute latitude pour interpréter la loi. Les élus de la nation débatteraient-ils à blanc ? Les syndicats de magistrats ont-ils pris la fâcheuse habitude de contredire le législateur ?
Le ministère a précisé que Philippe Nativel avait été convoqué place Vendôme en vue de le "protéger". Le responsable de l'affaire désigné par le ministère est désormais Gilles Lucazeau, procureur général de Nancy et supérieur hiérarchique de Philippe Nativel.
Derrière l'imbroglio, se profile un conflit sur la conception du rôle de la ministre. Celle-ci assume sa volonté de diriger la partie de la magistrature sur laquelle les textes lui confèrent une "autorité", c'est-à-dire le parquet, c'est-à-dire sur les procureurs…
A la suite d’années de laxisme et d’autogestion des tribunaux, les syndicats de magistrats contestent que le gouvernement puisse reprendre le parquet en main, remettre en cause cette sorte d’ "avantages acquis" et qu’il dirige les procureurs. Ils affirment être "au service de la loi". Or, les citoyens observent qu’ils sont davantage au service d’une idéologie que les syndicats entendent promouvoir et protéger.
Le conflit pourrait en outre s'envenimer en raison de la volonté affichée de Rachida Dati de faire entrer davantage de femmes et de jeunes gens dans le corps des procureurs généraux, dès le prochain mouvement.
La citadelle se sent menacée et les seigneurs de la place font à la ministre un procès en sorcellerie.

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Regroupement familial: évaluation requise du français pratique

PS : que la France soit le maillon faible de l’immigration en Europe !

Le premier article du projet de loi Hortefeux sur l'immigration, qui prévoit que les candidats au regroupement familial seront désormais évalués sur leur connaissance du français et "des valeurs de la République" dans leur pays d'origine, a été adopté mercredi. L'opposition a voté contre cet article.

Les élus ont également entamé avant la mi-journée l'examen de l'article 4 qui étend cette disposition aux conjoints étrangers de Français. La discussion a été âpre avec une gauche qui est longuement montée au créneau contre le gouvernement. Il s'agit de faire obstruction sur tous les sujets: aucun n'a encore été agréé par la gauche battue à la présidentielle et qui veut ignorer le vote populaire. On cherche encore les exemples de proposition constructive émanant du 'cabinet fantôme' ('shadow cabinet') socialiste, le bien nommé...

La presse militante refuse de souligner que la loi a été voulue par une majorité de Français(es), en conformité avec les politiques européennes de 11 pays voisins et insiste sur l'amendement le plus controversé du texte, sur les tests ADN, qui doit être débattu dans le courant de l'après-midi ou en soirée.

L'article 1 prévoit que les candidats au regroupement familial seront soumis dans leur pays d'origine à une "évaluation de connaissance de la langue et des valeurs de la République" française. Comme dans 11 pays européens, où on le sait les régimes ne sont pas moins démocratiques que la France, tels le Royaume –Uni ou le Danemark, l'un des modèles scandinaves qui inspirait Sa Cynique Majesté Royal en campagne présidentielle et en déficit d'idées…

Arnaud Montebourg (PS) qui réagit à défaut d’agir, l’action consistant, pour le PS et lui, à critiquer plutôt que proposer. Il a qualifié ces articles "d'humiliants", et Jean-Pierre Brard (PCF) de "liberticides". Ce qui ne fait pas avancer le problème et condamne la législation britannique, pourtant socialiste. "Vous voulez comprimer l'immigration familiale, environ 20 à 25.000 personnes par an. Or, ce qui a été multiplié par deux, ce sont les conjoints étrangers de Français, au nombre de 50.000. Votre texte vise à limiter cette immigration-là", s'est indigné Christophe Caresche (PS). Cette gauche-là veut ignorer les mariages blancs et gris.

Voix discordante au sein de l'UMP, Etienne Pinte, a jugé que l'évaluation du français "pose problème". E. Pinte est toujours vite dépassé.

Si le "test" est négatif, une formation sera organisée et l'admission sera accordée sous réserve d'une "attestation de suivi de cette formation dans des conditions qui seront fixées par décret". Un amendement de Nicolas Perruchot (NC) fixant un délai d'un mois pour la délivrance de l'attestation de suivi a été adopté.

Les députés ont par ailleurs abrogé une mesure adoptée en 2006 par le Sénat, autorisant les conjoints étrangers entrés régulièrement et vivant sur le territoire depuis plus de six mois à obtenir leur visa long séjour en France. Brice Hortefeux a jugé cette mesure "inapplicable". Les conjoints étrangers seront désormais contraints de retourner dans leur pays d'origine pour obtenir ce visa sauf s'ils sont déjà admis au séjour, comme les étudiants.

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mardi 18 septembre 2007

Les réformes sociales voulues par le Président Sarkozy

Le conservatisme de la gauche syndicale face au
réformisme de la droite gouvernementale

Le discours prononcé aujourd’hui mardi par Nicolas Sarkozy à l'occasion du 40e anniversaire de l'Association des journalistes de l'information sociale (AJIS) précise les propositions de réformes sociales qui font l’objet de négociations.
Quels sont les principaux axes des réformes proposées aux partenaires sociaux ?
REGIMES SPECIAUX
Le chef de l'Etat a demandé au gouvernement de "réformer sans tarder" les régimes spéciaux pour les "harmoniser" avec celui de la fonction publique. Le ministre du Travail Xavier Bertrand va entamer dès demain mercredi après-midi des discussions avec les syndicats, le patronat et les parlementaires, dont la durée sera limitée à 15 jours. A l'issue de ces entretiens, le ministre "précisera les principes communs de l'harmonisation". Ces principes "seront déclinés par la négociation, entreprise par entreprise, pour tenir compte des spécificités de chaque régime". Dans ces discussions, "tous les sujets seront sur la table".
POUVOIR D'ACHAT
Une commission indépendante fera chaque année des recommandations aux partenaires sociaux et au gouvernement sur la fixation du SMIC. M. Sarkozy a confirmé la tenue "dans la seconde quinzaine d'octobre" de la conférence sur l'emploi et le pouvoir d'achat présidée par la ministre de l'Economie Christine Lagarde. Il a souhaité que cette conférence "pose clairement la question des bas salaires".
ASSOUPLISSEMENT DES 35 HEURES
Nicolas Sarkozy a déclaré vouloir "aller plus loin" dans l'assouplissement des 35 heures pour "donner une place plus importante à la négociation d'entreprise et de branche dans la détermination de la durée collective du travail" et "permettre aux salariés de préférer la rémunération au temps libre". Il a évoqué en particulier "la possibilité de convertir des repos compensateurs et les journées stockées sur les comptes épargne-temps en argent plutôt qu'en congés" et les "heures choisies, qui pourraient être acceptées directement par le salarié".
EMPLOI DES SENIORS
Nicolas Sarkozy a demandé au gouvernement de "supprimer les verrous fiscaux, sociaux et réglementaires" qui pénalisent l'emploi des seniors. Il a souhaité en particulier "la suppression des mises à la retraite d'office avant 65 ans" et annoncé que "les préretraites seront plus lourdement taxées" dans le cadre du projet de loi de financement de la Sécurité sociale (PLFSS) présenté à la fin du mois. Les dispenses de recherche d'emploi des seniors "seront progressivement supprimées"
CHOMAGE
Nicolas Sarkozy a demandé mardi à la ministre de l'Economie Christine Lagarde de "lui faire dans les 15 jours des propositions sur le processus de fusion de l'ANPE et de l'Unedic", pour engager des "discussions" avec les partenaires sociaux. Il a demandé aux partenaires sociaux de définir "avant la fin de l'année des procédures et des sanctions, à la fois plus efficaces, plus fermes et plus justes" pour les chômeurs qui refusent "deux offres valables d'emploi ou une formation".
CONTRAT DE TRAVAIL
Le gouvernement tirera "à la fin de cette année" les conséquences des négociations ouvertes depuis le 7 septembre par les partenaires sociaux sur la réforme du contrat de travail. "Quand il y aura eu accord, la loi le reprendra. Là où il n'y aurait pas eu accord, l'Etat prendra ses responsabilités", a prévenu M. Sarkozy. Il a évoqué "différentes pistes" pour cette réforme, sans mentionner le contrat de travail unique qu'il avait proposé pendant la campagne présidentielle.
FRAUDE
Les fraudeurs à la Sécurité sociale perdront leur droit à prestations "pendant une ou plusieurs années, selon la gravité de leur fraude". Le gouvernement va mettre en place des "peines planchers forfaitaires" pour les fraudeurs.
SANTE
Nicolas Sarkozy a annoncé l'ouverture d'un "grand débat" sur le financement de la santé, dont les conclusions seront tirées au premier semestre 2008. Il a notamment évoqué la mise en place de produits d'épargne longue pour financer la dépendance.

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La presse régionale en voie de restructuration

Les régionaux du Monde et de Lagardère intéressent Hersant
La cession du Pôle Sud, ensemble de presse quotidienne régionale détenu conjointement par Le Monde et le groupe Lagardère, est imminente. Les principaux titres de ce pôle de presse quotidienne régionale sont La Provence, Nice Matin, Var Matin, Corse Matin et le gratuit Marseille Plus.
En 2006, Lagardère avait envisagé de regrouper ces journaux avec les titres régionaux du groupe le Monde (Midi Libre, l'Indépendant, Centre-Presse et Montpellier Plus) dans une structure commune. Mais les deux groupes ont décidé de se désengager du projet. Selon le schéma actuel, GHM rachèterait conjointement les titres régionaux de Lagardère et ceux du Monde.
Le groupe Lagardère a annoncé jeudi 19 juillet 2007 être en négociation exclusive avec le groupe Hersant Média. "Le groupe Lagardère est entré aujourd'hui, via sa filiale Quillet S.A, dans une phase de négociation exclusive avec le groupe Hersant Média qui lui a déposé une offre ferme et assortie d'aucune condition d'audit", a précisé un communiqué.
Comme il l'avait assuré lors de sa nomination à la tête du Monde fin juin 2007, Pierre Jeantet cèderait un actif qui risquait de peser sur les comptes du quotidien du soir. Le conseil de surveillance s'est réuni hier matin et a mandaté le directoire pour poursuivre les négociations avec les trois à quatre différents projets présentés, dont celui de Fabrice Larue, ancien président de DI Group (LVMH/La Tribune) et celui de Groupe Hersant Média (GHM).
Même si « les discussions se poursuivent », c'est le Groupe Hersant Média (GHM), ex-France Antilles, de Philippe Hersant, qui en deviendrait le nouveau propriétaire en prenant 75 % des parts, tandis que le groupe Le Monde resterait actionnaire minoritaire à hauteur de 25 %. Les journaux Midi Libre (148 061 exemplaires en diffusion France payée), L'Indépendant (64 304 ex.), Centre Presse (21 050 ex.), La Provence (153 250 ex.), Nice Matin (115 455 ex.), Var Matin (73 539 ex.) et Corse Matin (43 603 ex.) rejoindraient ainsi la panoplie d'actifs du Groupe Hersant Média en presse d'information locale, aux côtés de Paris Normandie et Le Havre Libre. Et lui assureront une position plus que confortable dans la presse régionale de Nice à Montpellier.

Président du conseil de surveillance, l'héritier du magnat Robert Hersant, Philippe Hersant, qui contrôle ce groupe de médias avec sa famille, oeuvre depuis plusieurs mois à la réalisation de ce projet qui représente un coût de 260 millions d'euros en valeur d'entreprise et pourrait donc l'emporter en raison d'une « prime d'ancienneté » sur le dossier. Une sortie totale du Monde à moyen terme n'est pas à exclure.

Avec cette acquisition, GHM réalise un projet dont il ne s'est pas caché : grandir en France et en Europe. Une ambition dont le groupe a les moyens puisque l'entrée dans le pôle Sud se ferait en solo. La Caisse d'Epargne, l'un des banquiers du Groupe Hersant Média, partenaire avec lui dans deux chaînes locales à Paris et Orléans, n'a pas été de cette partie-là.

Pour Le Monde, cette solution permet d'éviter de creuser davantage la dette du groupe qui s'élevait à plus de 100 millions d'euros net fin 2006. Hersant ferait donc œuvre de salubrité économique.

Lundi 13 août 2007, le groupe dirigé par Arnaud Lagardère a finalisé la cession pour 160 millions d'euros de ses quotidiens au groupe Hersant, avec lequel il était en négociations exclusives. Le pôle de presse quotidienne régionale de Lagardère dans le sud de la France a réalisé en 2006 un chiffre d’affaire de 222 millions d'euros. Les comités d'entreprise de Nice Matin et La Provence ont été informés et consultés sur cette opération dont la réalisation ne reste plus soumise qu'à l'autorisation des autorités françaises de la concurrence".
Les syndicats de La Provence ont de leur coté indiqué rester "extrêmement vigilants" sur le projet du futur actionnaire.
Le PDG de La Provence, Stéphane Duhamel, s’est félicité que le probable repreneur soit "quelqu’un qui connaît la presse écrite". "Ce que nous souhaitons, c’est que les futurs actionnaires soient des gens qui reconnaissent nos performances et accompagnent notre développement", a-t-il déclaré.

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Royal face à la défiance socialiste

Royal : de l’inconscience à l’outrance, et vice versa
Elle est ce qui pouvait arriver de pire au PS.
Pourtant Royal nes'excuse pas d'avoir mené en chantant les socialistes ravis à la falaise de la présidentielle, comme des moutons. Elle refuse maintenant de servir de mouton noir: ni en tagine, ni au méchoui, malgré tout le respect à Jeanne d’Arc.

La cruelle Frédégonde s’est interrogée à haute voix, lors d’une conférence de presse …improvisée: «Je me demande pourquoi tant de violence, pourquoi tant de haine ?» Epatée que des millions de votes se soient portés sur sa candidature, mais bien que nul ne sache combien il en reste..., elle s’est réjouie que les électeurs «découvrent les difficultés que furent les (s)iennes pendant la campagne électorale et la façon dont les responsables socialistes de premier plan ne (l)’ont pas aidée et (l)’ont combattue» !
La présidente de la région Poitou-Charentes a violemment critiqué une conception de la politique et du socialisme qui ne correspondrait pas, selon elle, à ce qu’elle appelle son idéal. «Je pardonne à tous ceux qui m’agressent parce qu’ils me font moins de mal qu’aux socialistes et à toute la gauche.»

Parallèlement à son pardon magnanime, l’extatique victime dénonce toutefois «le sexisme», qu’elle apparente à du «racisme», des attaques de Lionel Jospin. Sans outrance, ni haine, et le pardon aux lèvres, la Marie-Olympe de Gouge new-look ne l’a jamais cité. Sa Cynique Majesté Royal a répété haut et fort qu’elle était là, plus résolue que jamais. «Il m’incombe (sic !) de continuer le chemin et de reprendre ces idées neuves que certains socialistes n’ont pas comprises (des crétins, autant qu’ils sont, soit dit sans haine, ni violence…). Je ne leur en veux pas. [Et ça se voit !] C’était révolutionnaire dans la bouche d’une socialiste de parler d’économie, de dire qu’il était possible de concilier efficacité et liberté des entreprises et justice sociale.» Parler, dire. Et alors ? C’est finalement dans un ricanement qu’elle a évoqué le charisme [ ?] que certains lui reprochent, selon elle. «J’ai l’impression en lisant tous ces ouvrages que si j’étais Jeanne d’Arc, j’aurais déjà été brûlée vive. Heureusement que nous ne sommes plus à cette époque. Mes idées parfois trop avant-gardistes surprennent, mais ma façon de faire était la bonne. La politique moderne, c’est écouter les citoyens et leur faire confiance parce qu’ils sont les meilleurs experts de ce qui les concerne.»
L’expertise de Mme Michu en économie a en effet impressionné les spécialistes : ses conceptions sont tellement précises, limpides et innovantes que leur modernité en a laissé les économistes eux-mêmes se sont recyclés auprès d’elle. Royal est aussi experte en démagogie, avec ses gros sabots de pucelle Lorraine, prompte à s’enflammer.

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Royal, en procès de béatification

L’enfant prodigue socialiste ne sait plus à quel saint se vouer
La bienheureuse Marie-sEGOlène n’est pas en odeur de sainteté auprès de ses frères et sœurs socialistes et s’adresse au Père. La douce enfant a en effet toujours entretenu de bons rapports avec le Père, non pas le sien qui l’a produite et qu’elle a renié, mais celui, le croirez-vous, celui qui lui a tant pardonné, celui des croyants.
C’est donc la candidate flagellée à la Présidentielle qui le dit : ses camarades socialistes ne savent pas ce qu’ils font ! Hier lundi Marie-sEGOlène Royal a répliqué à ses détracteurs du Parti socialiste, parmi lesquels Lionel Jospin qui s’est permis de mettre en doute les "capacités politiques" de l'ex-candidate à la présidence, dénonçant en même temps le "sexisme" dont la parano se dit victime. "Au fond ce qui me vient à l'esprit, c'est peut-être cette parole de la Bible : ‘Pardonnez-leur parce qu'ils ne savent pas ce qu'ils font’. Donc, je pardonne à tous ceux qui m'agressent parce que d'abord je pense qu'ils me font moins de mal à moi qu'aux socialistes, qu'à toute la gauche", a déclaré la généreuse Royal, qui pardonne d’autant plus facilement que c’est son parti qui se fait du mal… La sainte femme !

La martyre du Poitou-Charentes s’adresse directement au ciel, non pas au P’tit Père du Peuple, ni même au père François, qui a fait trois enfants à l’immaculée par l’opération du Saint Esprit, mais au Père, tant il est vrai qu’il vaut mieux s’adresser au Père qu’à ses saints. (elle se la joue à gauche en Ste Blandine face aux (jeunes) lions...
La polémique a rejoint l'ex-candidate socialiste au Canada, son premier grand déplacement –disons plutôt ‘lointain’– à l'étranger depuis sa défaite à l'élection présidentielle. Partout où elle passe, où qu’elle soit, Sa Bienheureuse Majesté Royal provoque la polémique. Il ne s’agit pas cette fois d’une nouvelle bourde : elle s’est déjà illustrée pour sa compétence au Canada en parlant pendant sa ‘grande campagne internationale’ de … la "souveraineté" du Québec ! Mais la polémique la poursuit depuis la France, à la suite de la parution dans le quotidien Libération d'extraits de
L’Impasse, un livre à paraître du candidat socialiste à la présidentielle de 2002, Lionel Jospin, dans lequel il la cloue au pilori. Mais ses propos très peu laïcs donnent à penser que la socialiste se voit plutôt, modestement et simplement… ‘crucifiée’ !
Lionel Jospin exerce sa liberté de parole et estime, comme Claude Allègre précédemment, que Royal n'a pas "les qualités humaines" ni "les capacités politiques" pour diriger le Parti socialiste et a invité la formation politique à ne pas répéter en 2012 la même "illusion" que cette année (Lire PaSiDupes).

La pucelle gigote encore sur le bûcher allumé par les évêques Cochon du PS. "Je crois aussi malheureusement qu'il y a, et peut-être est-ce aussi inconscient (elle s’adonne à la psychologie ?), dans toutes ces attaques, du sexisme et à le voir à ce point aussi fort (elle le ressent violemment : elle a un petit cœur ?), j'en suis moi-même surprise, je pense qu'il s'apparente au racisme", a lancé Royal, qui en appelle à SOS Racisme et Julien Dray, lequel semble bien pourtant faire son Judas. "J'ai l'impression en lisant tous ces ouvrages que si j'étais Jeanne d'Arc, j'aurais déjà été brûlée vive", a-t-elle ironisé, dans un ricanement forcé, tout en s'interrogeant sur cette "haine" et cette "violence" dirigée contre elle. La LDH reste encore de marbre ? Qu’elle sollicite la LDF * !

L'ex-candidate socialiste 'tape l'incruste'... et réaffirme la ‘bornitude’ de son combat politique. "Je suis là, je suis bien là, et j'ai bien l'intention de continuer", a-t-elle répété lors d'un point de presse dans la capitale québécoise. Autrement dit, ‘J’y suis, j’y reste’ ! Si c’est au Canada, on ne s’en plaindra pas !...

Jusqu’où ira le sexisme de la béate ? *LDF = Ligue des Droits de la Femme

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lundi 17 septembre 2007

Rachida Dati pourra-t-elle secouer le cocotier de la justice ?

Le Nouvel Observateur dit ce qu’il ne faut pas dire
Le Nouvel Observateur propose une visite guidée "délirante" du tribunal de Nanterre. C'est un reportage de la journaliste-grand reporter Forence Aubenas, digne d'un inventaire à la Prévert, mais qui contredit la propagande 'délirante' d'une certaine presse sous influence: le Syndicat de la Magistrature (SM) devrait répondre par le fouet à l'hebdomadaire, pourtant comme lui nettement marqué à gauche .
La grande misère du deuxième tribunal de France après Paris, Nanterre, met en rage les justiciables, mais pourrait cette fois faire sourire, si ce n'était pas un sujet si sérieux.
On commence par les caves du tribunal : là, on entrepose les fameuses pièces à conviction saisies pendant les enquêtes. Elles s'y entassent dans un hallucinant labyrinthe. Il faut plus d'une semaine pour en trouver une. Théoriquement, elles sont détruites après quelques années. Eh bien à Nanterre, l'inventaire n'a pas été fait depuis 2003. Faute de personnel... Il manque vingt greffiers dans ce tribunal.
Mais le comble, c'est que dans cette maison de justice surréaliste, où les juges d'instruction traitent de 70 à 100 affaires en même temps, dont certaines (du coup) attendront six mois avant d'être étudiées, eh bien dans ce tribunal, certains magistrats se la coulent douce. Selon l'impertinent magazine d'information... Au parquet, des litiges commerciaux (reconnaît un juge, lui-même), il y a si peu d'affaires, que "si un magistrat a envie de dormir... il dormira tranquille !" Comme dans l'Education Nationale, il va falloir...restructurer!
Marianne et le Syndicat de la Magistrature jugeront-ils Rachida Dati assez diplômée pour faire le ménage dans les tribunaux?

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La ministre Rachida Dati, victime du délit de faciès !

Une bassesse de l’hebdomadaire moralisateur Marianne
Ce 17/9, Thierry Guerrier fait une révélation sur RTL. Faisant allusion en passant à Sa Cynique Majesté Royal 'crucifiée' par Jospin dans son livre à paraître chez Flammarion , L'Impasse', il révèle: « Une autre femme politique fait l'objet de critiques, pas toujours élégante, en ce moment : Rachida Dati, la ministre de la Justice, "épinglée", par Marianne. "Faut-il détester Rachida Dati ?" Le titre de
, cette semaine, est clair. Mais c'est de l'ironie, du second degré. Car le magazine recense, en fait, tout ce qui est reproché actuellement (parfois avec beaucoup de bassesse) à la jeune Garde des Sceaux, engagée dans une réforme de la justice qui bouscule les habitudes des juges.
Et il faut reconnaître qu'il y a de quoi devenir parano : Rachida Dati cite deux faits récents qui l'ont marquée.
Fille de parents musulmans (comme chacun sait), elle s'emporte quand on lui demande (comme vient de le faire Le Figaro) si elle va faire le jeûne du Ramadan... Bon, çà encore...
Mais Madame Dati se met carrément en colère quand elle raconte que le secrétariat de l'université parisienne où elle a fait ses études l'a appelée pour la prévenir que des journalistes exigeaient de voir ses diplômes de droit! Et Rachida de s'interroger, blessée : "Est-ce qu'ils vérifient ceux des autres ministres ?"... »
Ou au professeur-chercheur Julien Dray? Ou aux ex-Premiers ministres socialistes Bérégovoy ou Pierre Mauroy...
Qu'en pense Bayrou qui était porté à bouts de bras par Marianne pendant sa campagne présidentielle à un tour?...

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Rentrée 2007 - Scolarisation des enfants handicapés

Tentative de polémique à gauche
La loi du 11 février 2005 pour l’égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées donne aux enfants souffrant d’un handicap un droit à la scolarisation. L'amélioration de l'accueil des élèves handicapés en milieu scolaire se poursuit. La poursuite de l'application de cette loi contribue à cet effort d'intégration.
En cinq ans, depuis 2002, leur nombre dans les établissements ordinaires est passé de 89 000 à plus de 155 000. En juin 2007, dans le premier degré, 111 000 élèves en situation de handicap sont scolarisés - dont 7 % dans l'enseignement privé - et 44 500 dans le second degré.
L'effectif des élèves accueillis a progressé de plus de 16 % par rapport à 2004-2005.
Afin d’accentuer ces progrès, Xavier Darcos a lancé un plan d’action pour la rentrée 2007 avec la création de :
- 2 700 postes supplémentaires d’auxiliaires de vie scolaire afin d’assurer l’accompagnement individuel des enfants ;
- 200 unités pédagogiques d’intégration (UPI) supplémentaires, portant ainsi leur nombre à près de 1 200. Le but est d’atteindre 2 000 UPI d’ici à 2010.

Par ailleurs, le nombre des enseignants référents, principaux interlocuteurs des familles ayant un enfant handicapé en milieu scolaire ordinaire, passe de 1 100 à près de 1 200.

Depuis le 27 août, le ministère de l’Education nationale a ouvert un numéro Azur "Aide handicap école" à destination des familles désireuses d’obtenir aides et information : le 08.10.55.55.00, accessible du lundi au vendredi de 8h à 18h. Ce numéro fonctionnera pendant deux mois. Un plateau technique d’environ 30 personnes a été créé.

Xavier Bertrand et Valérie Létard ont également annoncé, le 8 août, l’ouverture de 1 250 places supplémentaires de services d’éducation spéciale et de soins à domicile.


Scolarisation des élèves handicapés
Dès l'âge de 3 ans, si leur famille en fait la demande, les enfants handicapés peuvent être scolarisés à l'école maternelle. Chaque école a vocation à accueillir les enfants relevant de son secteur de recrutement. Pour répondre aux besoins particuliers des élèves handicapés, un projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l'élève, assortie des mesures d'accompagnement décidées par la Commission des droits et de l'autonomie (C.D.A.).
A partir de l'école élémentaire, l'intégration scolaire peut être individualisée ou collective.
Scolarisation individualisée
Elle consiste à scolariser un ou des élèves handicapés dans une classe ordinaire.
A tous les niveaux d'enseignement, la scolarisation individuelle est recherchée prioritairement. Qu'elle soit réalisée à temps plein ou partiel, elle passe par une adaptation des conditions d'accueil dans le cadre du projet personnalisé de scolarisation (partie intégrante du plan personnalisé de compensation) permettant de prendre en compte les besoins éducatifs particuliers de chaque élève handicapé.
Les élèves peuvent être accompagnés par un auxiliaire de vie scolaire, qui constitue une des mesures de compensation décidées par la Commission des droits et de l'autonomie (C.D.A.).
En complément de la scolarité, l'équipe spécialisée d'un service d'éducation spéciale et de soins à domicile (S.E.S.S.A.D.) peut intervenir.
Scolarisation au sein d'un dispositif collectif
Elle consiste à inclure dans un établissement scolaire ordinaire une classe accueillant un nombre donné d'élèves handicapés (en général 10 à 12).
Dans les écoles élémentaires, les classes d'intégration scolaire (CLIS) accueillent des enfants présentant un handicap mental, auditif, visuel ou moteur, pouvant tirer profit d'une intégration en milieu scolaire ordinaire. Les élèves reçoivent un enseignement adapté au sein de la CLIS, et partagent certaines activités avec les autres écoliers. En 2006, la majorité des élèves de CLIS ont bénéficié de périodes d'intégration individuelle dans une autre classe de l'école.
Dans le secondaire, lorsque les exigences d'une scolarisation individuelle sont trop grandes, les élèves présentant un handicap peuvent être scolarisés dans les unités pédagogiques d'intégration (U.P.I.). Ce dispositif s'adresse à des enfants de 12 à 16 ans qui, bien que pleinement collégiens, ne sont pas en mesure de bénéficier d'un enseignement ordinaire en collège. Encadrés par un enseignant spécialisé, ils peuvent recevoir un enseignement adapté qui met en œuvre les objectifs prévus par le projet personnalisé de scolarisation, incluant autant qu'il est possible des plages de participation aux activités de la classe de référence de l'enfant, choisie parmi les classes du collèges qui accueillent des élèves de sa classe d'âge.
A la rentrée 2007, 200 UPI sont créées dans les collèges et les lycées. L'implantation de ces unités d'intégration est organisée de façon à ne laisser aucun territoire hors d'accès des élèves, en tenant compte des contraintes raisonnables de transport.
Établissements spécialisés
Dans tous les cas où la situation de l'enfant ou de l'adolescent l'exige, c'est l'orientation vers un établissement médico-social qui permet de lui offrir une prise en charge scolaire, éducative et thérapeutique équilibrée.
Enseignement à distance
Le centre national d'enseignement à distance (CNED) est un établissement public qui s'efforce de proposer une formation scolaire et professionnelle à tous les élèves qui ne peuvent fréquenter un établissement d'enseignement. Il propose ainsi des cursus scolaires adaptés. L'inscription peut se faire à tout moment de l'année. Un soutien pédagogique à domicile par un enseignant rémunéré par le CNED peut être proposé à l'élève.
Évaluation des besoins des élèves
AEEH,
Aides aux familles
Allocation d'éducation pour enfant handicapé (A.E.E.H.)
L'allocation d'éducation pour enfant handicapé (A.E.E.H.) est une prestation familiale destinée à aider les parents à faire face aux dépenses liées à l'éducation d'un enfant handicapé. Elle est versée mensuellement par la caisse d'allocations familiales sur décision de la C.D.A. Elle peut être assortie de différents compléments dans le cas de handicaps particulièrement lourds occasionnant des dépenses importantes ou lorsque la présence d'une tierce personne est indispensable auprès de l'enfant. Lorsque l'enfant est accueilli en internat dans un établissement médico-social, les frais de séjour sont pris en charge par l'assurance maladie et le versement de l'A.E.E.H. se trouve alors limité aux "périodes de retour au foyer".
La demande doit être adressée à la Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.) par la famille de l'enfant et doit être accompagnée d'un certificat médical spécifique (les imprimés sont à demander à la M.D.P.H.). L'attribution de cette allocation par la C.D.A. dépend du taux d'incapacité permanente fixé par cette Commission, qui revoit périodiquement le dossier de l'enfant pour suivre son évolution. L'allocation peut être versée dès la naissance de l'enfant et jusqu'à l'âge de vingt ans.

Carte d'invalidité
La carte d'invalidité procure à son bénéficiaire ou, pour les mineurs, à leurs parents ou aux personnes qui en ont la charge, certains avantages financiers ou matériels destinés à compenser les désavantages dus au handicap. En particulier, la carte d'invalidité permet à son titulaire de bénéficier d'une demi-part supplémentaire pour le calcul de l'impôt sur le revenu.
La demande de carte d'invalidité doit être adressée par simple lettre à la Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.).

Transports spécialisés
Pour les élèves handicapés qui présentent un taux d'incapacité égal ou supérieur à 50%, un transport individuel adapté peut être mis en place pour la durée de l'année scolaire. C'est la C.D.A. qui, au vu du dossier de l'enfant, apprécie l'importance de l'incapacité. Chaque élève handicapé, lorsqu'il remplit ces conditions, bénéficie de la prise en charge des frais de transport liés à la fréquentation d'un établissement scolaire.
Loi du 11 février 2005 relative aux personnes handicapées
Les actions en faveur de la scolarisation des élèves handicapés menées par le ministère de l'éducation nationale sont renforcées par la loi du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées. La loi affirme le droit des élèves handicapées à l'éducation ainsi que la responsabilité du système éducatif comme garant de la continuité du parcours de formation de chacun. Cette loi est applicable depuis le 1er janvier 2006.
Droits reconnus par la loi
La loi du 11 février 2005 fait obligation :
d'assurer à l'élève, le plus souvent possible, une scolarisation en milieu ordinaire au plus près de son domicile ;
d'associer étroitement les parents à la décision d'orientation de leur enfant et à toutes les étapes de la définition de son projet personnalisé de scolarisation (P.P.S.) ;
de garantir la continuité d'un parcours scolaire, adapté aux compétences et aux besoins de l'élève ;
de garantir l'égalité des chances entre les candidats handicapés et les autres candidats en donnant une base légale à l'aménagement des conditions d'examen.

De nouvelles instances
La Maison départementale des personnes handicapées (M.D.P.H.)Sous la responsabilité du président du conseil général, la M.D.P.H. offre un guichet unique pour améliorer l'accueil, l'information et l'aide apportées aux élèves handicapés et à leur famille.
La Commission des droits et de l'autonomie (C.D.A.)La C.D.A. prend les décisions d'orientation et propose des procédures de conciliation en cas de désaccord. Elle associe étroitement les parents à la décision d'orientation de leur enfant.

Conditions de scolarisation
Le parcours de formation de l'élèveLe parcours de formation de l'élève s'effectue en priorité en milieu scolaire ordinaire. Les modalités de déroulement de sa scolarité sont précisées dans son projet personnalisé de scolarisation
l'aménagements des conditions de passation des épreuves des examens et concours pour les candidats handicapés.

Le projet personnalisé de scolarisation
Le projet personnalisé de scolarisation organise la scolarité de l'élève handicapé. Il assure la cohérence et la qualité des accompagnements et des aides nécessaires à partir d'une évaluation globale de la situation et des besoins de l'élève : accompagnement thérapeutique ou rééducatif, attribution d'un auxiliaire de vie scolaire ou de matériels pédagogiques adaptés, aide aux équipes pédagogiques par un emploi vie scolaire.
Chaque parcours de formation doit faire l'objet d'un suivi attentif, particulièrement les transitions entre les niveaux d'enseignement : maternelle, élémentaire, collège, lycée et lycée professionnel ; de même, les conditions d'accès au post bac et l'amorce des parcours vers le supérieur.
L'équipe de suivi de la scolarisation qui comprend tous les intervenants concernés ainsi que les parents d'élèves a désormais l'obligation de se réunir au moins une fois par an pour faire le point sur le parcours de chaque élève.
Un dispositif expérimental en faveur des élèves sourds ou malentendants
A la rentrée 2007, l'enseignement de la langue des signes française (L.S.F.) mis en place à titre expérimental dans quelques lycées auprès d'élèves entendants volontaires à la rentrée 2006 se poursuit. Cette expérimentation vient enrichir la réflexion du groupe d'experts dans l'élaboration des contenus d'enseignement de la L.S.F. mais aussi dans la perspective de l'organisation d'une épreuve optionnelle de L.S.F. aux examens et concours (notamment le bac) dès la session 2008. En 2007, les candidats qui ont suivi cette initiation ont reçu une attestation officielle annexée à leur livret scolaire.
Des enseignants référents
A partir de la rentrée 2006, tout élève handicapé est désormais doté d'un enseignant-référent qui va le suivre tout au long de son parcours scolaire.
Tous les acteurs de la scolarisation (parents, enseignants, partenaires divers) doivent être en mesure d'identifier clairement l'enseignant référent et de disposer des moyens de prendre contact avec lui.
Cette information doit être transmise par écrit à tous les parents d'élèves de l'établissement scolaire, sans exception, dès le jour de la rentrée ou, au plus tard, dans la semaine qui suit.

Des auxiliaires de vie scolaire
Pour tout élève présentant un handicap, l'ensemble des dispositifs de scolarisation, collectifs ou individuels, permet, dans l'esprit de la loi du 11 février 2005, la construction de parcours de formation au sein desuqels les personnels, assistants d'éducation ou emplois vie scolaire exercent les fonctions d'auxiliaires de vie scolaire.
Au 30 juin 2007, 4 827 assistants d'éducation-A.V.S.-i (individuel) et 1 626 assistants d'éducation-A.V.S.co (collectif) étaient en fonction.
Pour compléter leur intervention, des personnels ont été recrutés sur des contrats d'accompagnement dans l'emploi (C.A.E.) ou sur de contrats d'avenir (C.A.V.) pour assurer l'aide à la scolarisation des élèves handicapés (ASEH) plus particulièrement dans les écoles maternelles. Plus de 7 185 personnes ont été recrutées à cet effet.
Environ 28 000 élèves ont fait l'objet en 2006-2007 d'un accompagnement individuel.
À la rentrée scolaire 2007, 2 700 nouveaux emplois d'assistants d'éducation-A.V.S.-i vont être recrutés et formés.
Ainsi le potentiel d'accompagnement créé et mobilisable à la rentrée 2007 est de plus de 16 300 emplois dont plus de 14 700 pourront se consacrer aux mesures d'accompagnement individuel décidées par les commissions des droits et de l'autonomie des personnes handicapées.

Actions de formation
En 2006-2007, dans chaque circonscription du premier degré, les inspecteurs proposent à tous les enseignants au moins une animation pédagogique intégrant nettement la nouvelle priorité.
Dans le second degré, un effort de même nature est conduit par les inspecteurs d'académie-inspecteurs pédagogiques régionaux, notamment ceux qui sont en charge des établissements et de la vie scolaire.
De même, les assistants d'éducation / auxiliaires de vie et les personnels engagés sur des contrats aidés doivent avoir reçu une formation initiale leur permettant d'aider au mieux l'enfant handicapé qu'ils accompagnent.

Textes de référence
La loi n°2005-102 du 11 février 2005 pour l'égalité des droits et des chances, la participation et la citoyenneté des personnes handicapées comprend des dispositions exigeant de nombreux ajustements réglementaires dans le domaine de la scolarisation des élèves handicapés.
Le quotidien communiste, L’Humanité, s’intéresse à ce qui ne va pas encore, sans saluer les progrès en 5 ans… Rappelons qu’au début du quinquennat, le Président Chirac avait lancé comme un grand chantier une amélioration des conditions de vie des handicapés.

Scolariser tous les enfants handicapés ?
Accueil . 38 000 élèves handicapés de plus font leur rentrée cette année. Mais près de 12 000 enfants restent encore exclus du système éducatif, faute de moyens.
« Une priorité absolue ». En visite dans une unité pédagogique d’intégration (UPI), dans un collège de Blois, hier, le chef de l’État a réaffirmé sa volonté de rattraper le retard de la France en termes d’intégration des enfants handicapés à l’école. Ils sont 38 000 de plus à faire leur rentrée cette année sur un total de 170 000, ‘contre’ [c'est-à-dire, ‘en plus des’] 89 000 en 2002. Reste à savoir dans quelles conditions ces enfants sont accueillis. [ !] Leur handicap nécessite un soin et une attention particulière [particuliers ?] qui a [ont ?] un coût. Le ministre de l’Éducation, Xavier Darcos, et Xavier Bertrand, ministre du Travail, annonçaient début août le recrutement de 2 700 auxiliaires de vie scolaire (AVS) supplémentaires pour accompagner l’enfant handicapé dans sa vie quotidienne à l’école, au collège et au lycée, ainsi que la mise en place de 200 unités pédagogiques d’intégration (UPI) de plus dans les établissements du second degré.
Problème, le recrutement des AVS se fait lentement [la journaliste fait-elle allusion à des candidatures en nombre insuffisant ? Probablement…], les postes ne seront donc pas tous pourvus lors de cette rentrée [le quotidien communiste qui licencie pourrait reconvertir ses employés au chômage dans ces postes]. De plus, soumis à des CDD d’un an, rémunérés au SMIC et le plus souvent à temps partiel, la réelle professionnalisation des AVS devra être engagée [des CDI qui permettent une formation et assure des garanties sur le recrutement en CDI, ne paraît pas déraisonnable considérant les responsabilités engagées dans l’assistance aux personne d’âge scolaire ‘en situation de handicap’. Car la réussite de l’intégration des élèves handicapés repose sur un partenariat entre l’AVS, l’enseignant, les parents et les médecins qui suivent l’enfant, notamment dans les institutions spécialisées. Les enseignants, loin d’être formés au handicap à l’IUFM, « ne pourront de toute façon pas tout faire ; leur rôle, c’est l’enseignement et la pédagogie à l’école », reconnaît Didier Arnal, directeur général de l’Association pour adultes et jeunes handicapés (APAJH). [Ajoutons que les situations de handicap sont variés et nécessitent une adaptation personnalisée.]
Ce partenariat nécessaire bouscule donc l’institution scolaire et devrait, une fois le dispositif rodé, enrichir tout le monde. [L’Humanité semble apprécier la situation dans toute sa complexité ; ce qui n’empêche pas la journaliste, depuis son bureau, de regretter que les choses n’aillent pas tout à coup encore plus vite.] Mais pour le moment, tous essuient les plâtres et, surtout, entre 10 000 et 12 000 enfants n’ont pas encore de place à l’école. « Des gamins [choix du vocabulaire !] sont laissés sans solution, entre leurs parents et les institutions, précise Didier Arnal [directeur général de la Fédération des APAJH], derrière les statistiques, c’est du temps précieux perdu en termes d’autonomie. » Car tout le monde s’accorde sur un point, l’intégration à l’école est un atout pour l’enfant handicapé. « Pour la première fois et grâce à la loi du 11 février 2005 (qui inscrit l’obligation de scolarisation des enfants handicapés - NDLR), on considère chaque individu handicapé comme un cas particulier, constate Michel Salines, vice-président de l’APAJH [Fédération des Associations Pour Adultes et Jeunes Handicapés] http://www.apajh.org/apajh/site_internet/accueil.178.html , chargé de l’éducation. L’important est de pouvoir s’adapter aux besoins de l’enfant selon son âge, son handicap, son évolution du moment. Un enfant souffrant d’un certain handicap pourra profiter au maximum d’une maternelle ordinaire mais aura peut-être besoin de poursuivre son cursus dans une classe d’intégration scolaire spécialisée (CLIS) ou en unité pédagogique d’intégration au collège. Mobilité et souplesse seront nécessaires. Mais pour cela, il faut du temps, on jugera des bienfaits de la loi de 2005 d’ici cinq ans. » En attendant, les parents peuvent joindre le numéro Azur installé par le gouvernement (08 10 55 55 00) pour les aider dans leurs démarches administratives.
Reste que les moyens supplémentaires accordés à la scolarisation des handicapés auront du mal à faire oublier la saignée programmée par le gouvernement pour la rentrée 2008 (11 200 postes supprimés !). Un sacré handicap pour la qualité de l’enseignement dispensé aux enfants, dans toute leur diversité.

En revanche, les postes créés, et affectés aux handicapés, compensent, ou ne seront pas mal employés. Qui sait s’ils ne le seront pas mieux…

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PS : réactions socialistes au livre de Jospin sur Royal

Défense pitoyable
Le camp Royal est fortement réactif au livre annoncé de Lionel Jospin.
Après la publication dans "Libération" d'extraits de « L’Impasse », le livre du camarade Jospin, où l'ancien Premier ministre se montre sévère envers Marie-sEGOlène Royal, François Hollande a déclaré aujourd’hui lundi : "On ne peut pas réduire un résultat, en l'occurrence une défaite, simplement à une campagne et à une candidate". A quoi faut-il juger cet échec, alors, puisqu'il n'y a pas non plus de programme ? Le PS se refuse comme sa candidate à toute autocritique significative, mais prétend-il interdire les jugements aussi éclairés que celui d’un ancien Premier secrétaire du PS et ancien Premier ministre ?... "C'est à mon sens une analyse plus profonde qu'il faut engager", a-t-il estimé. De quelle profondeur Flamby 1er est-il donc capable ? Sa part de responsabilité personnelle devra-t-elle être également occultée ? ‘C’est la faute à personne’, tel est le mot d’ordre rue de Solférino !

Une autre réaction marquée du sceau de la ‘profondeur’, de celles qui mènent à la défaite, c’est celle de Montebourde ! Le grotesque socialiste Arnaud Montebourg (voir le modeste en photo, ci-contre, en pleine bouffonerie) a estimé lundi que l'élimination de Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle de 2002 devrait l'inciter à "plus de modestie" dans ses critiques contre Royal.
Arnaud Montebourg s'est demandé sur LCI "à quoi sert ce grand déballage permanent". A quoi sert de regarder les choses en face ? Selon l'ex-porte-parole de campagne de Sa Cynique Majesté Royal, les socialistes ont "le devoir de se rassembler" et "les règlements de compte n'ont jamais servi la moindre cause". Pas même de retomber dans les mêmes erreurs ?
Passant illico des conseils à l’application, l’ineffable Arnaud Montebourg a fourni une illustration de ce qu’il vilipende chez les autres ("les règlements de compte n'ont jamais servi la moindre cause"), hormis la sienne en tant que responsable de campagne… N’a-t-il pas souligné que Lionel Jospin avait été "éliminé dès le premier tour" de la présidentielle de 2002, devancé par Jean-Marie Le Pen le 21 avril. Le délicat socialiste a encore gagné le pompon ! "Cela devrait l'inciter à un peu plus de modestie, de délicatesse dans la critique. Nous pourrions retourner à Lionel Jospin, qui est un des nos grands sages, un certain nombre de critiques", a-t-il menacé.
Cohérent et conscient, le député de Saône-et-Loire a expliqué que "plutôt que des attaques personnelles, il faut regarder ce que le PS propose de faire pour restaurer le lien de confiance avec les Français". Montebourde a-t-il quelque chose à proposer ?

Gilles Savary se mobilise également
Il a jugé que cet ouvrage "déshonore" Lionel Jospin et est "une offense aux 16,7 millions de Français qui ont voté pour Ségolène Royal au 2ème tour". Les égarés seraient-ils appelés en renfort ? Sans démagogie, puisque l’équipe de campagne ne sait pas faire ! "Il est inspiré à l'évidence par une haine irrationnelle sur fond de rancoeur personnelle", a-t-il ajouté dans un communiqué. Jugement à l’emporte-pièce, chargé de subjectivité et d’à prioris, qui semble bien peu inspiré par le fond du livre : l’a-t-il seulement lu ? Il n’est pas nécessaire de savoir pour parler…
Dans L'Impasse (à paraître le 24 septembre chez Flammarion), l'ancien Premier ministre écrit notamment que la Cynique Majesté Royal susnommée est une "illusion" et la "moins capable de gagner", selon Libération.
Valable pour le passé, comme pour l’avenir !

Une "chaude affection littéraire", selon Sa Cynique Majesté Royal, en cette rentrée littéraire... Autres lectures édifiantes:
- "La défaite en chantant" de Claude Allègre,

- "L'élection imperdable" de Claude Bartolone,

- ou "Au revoir Royal" de Marie-Noëlle Lienemann.

Nous avons l'embarras du choix, tellement les socialistes l'adorent!

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Jospin fait sa fête de la rose à Royal

L'illusion Royal ne doit pas se prolonger, estime Jospin
Le quotidien de gauche Libération s'est procuré les bonnes pages avant sa parution (lundi le 24 septembre chez Flammarion) du livre de l'ancien Premier ministre Lionel Jospin qui dresse de Marie-sEGOlène Royal un nouveau portrait inspiré, pour l’avoir vue à l’œuvre, au quotidien et au naturel, à la différence des militants... Pour lui, la personnalité de son ancienne ministre, son style de campagne et ses choix politiques sont les raisons de l'échec à la dernière présidentielle. Il la décrit comme "une illusion", une fantasmagorie qui, selon lui, ne doit pas se prolonger.
Dans ce livre intitulé "L'Impasse", Lionel Jospin explique que Royal n'était pas en mesure de l'emporter à la présidentielle de 2007, "non pas parce qu'elle était une femme, mais parce que j'avais pu me faire une idée assez exacte de ses qualités, notoires (ambigu!) , et de ses insuffisances, réelles". Lionel Jospin, qui lui reconnaît toutefois de l'aplomb (en admettant que ce soit une qualité…) et du courage, n’épargne pas Royal et parle ‘juste’. L'ancien Premier ministre écrit ce que bon nombre de militants pense mais n’ose toujours pas dire : elle est "une figure seconde de la vie publique" qui n'est "pas taillée pour le rôle". Selon le quotidien qui a milité pour la candidate Royal, la mission de Lionel Jospin au fil des lignes est de démonter ce qu'il considère être "un mythe", de dénoncer une candidature-créature des sondages et des médias, une erreur de casting, "une candidate qui était la moins capable de gagner."
Pour l’avenir, il affirme notamment que Sa Cynique Majesté Royal est "une personnalité qui n'a pas les qualités humaines ni les capacités politiques" nécessaires pour remettre le Parti socialiste en ordre de marche et "espérer gagner la prochaine présidentielle.
Selon "Libération", Lionel Jospin publie donc son livre, "L'Impasse", avec pour objectif de convaincre les militants socialistes de ne pas confier les clés du Parti lors du prochain congrès à la présidente de la région Poitou-Charentes, et encore moins lui donner une deuxième possibilité de présenter à l'investiture présidentielle: essayer de convaincre le PS et ses militants de ne pas récidiver en confiant à l'ex-candidate à la présidentielle les clés de la rue de Solferino lors du prochain congrès du PS, encore moins de lui fournir un deuxième visa de candidate à l'Elysée", écrit Libération.
Lionel Jospin n'est pas le premier socialiste à publier des mises en garde contre Marie-sEGOlène Royal. Mais il reste une figure historique du socialisme à la française, avec ses succès et ses échecs, et son avis continue de peser dans le parti.
"Avoir commis une erreur [en la désignant] ne justifie pas qu'on la réitère", affirme-t-il.
Autres publications de socialistes que Royal 'vénère'!
- "La défaite en chantant" de Claude Allègre,
- "L'élection imperdable" de Claude Bartolone
- "Au revoir Royal" de Marie-Noëlle Lienemann.

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samedi 15 septembre 2007

La carte scolaire, une réforme en cours bien engagée

Est-elle valorisée comme il se devrait par les médias
Qu’est-ce que la carte scolaire ?
La carte scolaire consiste en l’affectation d’un élève dans un établissement correspondant à son lieu de résidence. Introduite en 1963, elle est maintenant et depuis de nombreuses années jugée inadaptée aux besoins des élèves d’aujourd’hui. Sa disparition progressive a donc été entreprise dès juin dernier avec la réouverture de la période d’inscription dans les établissements scolaires. Les demandes prioritaires ont été celles relatives aux : - élèves handicapés ; - élèves dotés d’une bourse au mérite ; - boursiers sur critères sociaux ; - élèves nécessitant une prise en charge médicale lourde à proximité de l’établissement demandé ; - élèves devant suivre un parcours scolaire spécifique ; - élèves ayant un frère ou une sœur déjà scolarisé dans l’établissement demandé ; - élèves dont le domicile se situe à la limite du secteur proche de l’établissement souhaité.
13 500 nouvelles demandes de dérogation ont été déposées : 77 % d’entre elles ont été satisfaites pour le collège et 67 % pour le lycée. La presse militante ne s’est guère intéressée à ce score et n’a pas diffusée cette performance dans l’opinion, comme elle le mérite.
Feront suite à cette première étape le doublement du nombre de dérogations pour la rentrée scolaire 2008-2009 et, surtout, la suppression totale de la carte scolaire à l’horizon 2010. Sa disparition se déroulera dans la concertation et aura pour objectif de favoriser la qualité de l’enseignement et la mixité sociale.
Bilan de cette rentrée 2007-2008
Ainsi, la première étape de la disparition progressive de la carte scolaire a été engagée, dans les collèges et les lycées, dès le mois de juin 2007, les élections présidentielles et législatives à peine passées. Une liberté nouvelle est désormais offerte aux familles dans le choix du collège ou du lycée de leurs enfants. En décidant d'élargir les possibilités offertes aux parents, Xavier Darcos a réussi à satisfaire le maximum de demandes de dérogation dans la limite des capacités d'accueil des établissements.
Lorsque la capacité d'accueil ne permettait pas d'accepter toutes les demandes de dérogation pour l'inscription dans un établissement situé hors secteur, ces demandes ont été examinées en fonction des critères prioritaires suivants :
les élèves souffrant de handicap,
les élèves bénéficiaires d'une bourse au mérite,
les boursiers sur critères sociaux,
les élèves nécessitant une prise en charge médicale importante à proximité de l'établissement demandé,
les élèves qui doivent suivre un parcours scolaire particulier,
les élèves dont un frère ou une soeur est scolarisé(e) dans l'établissement souhaité,
les élèves dont le domicile est situé en limite de secteur proche de l'établissement souhaité.
Ce premier assouplissement important a permis de satisfaire la quasi-totalité des nouvelles demandes tout en favorisant la diversité sociale
À la suite de la réouverture de la campagne d'inscription, 13 500 nouvelles demandes de dérogation ont été déposées, dont 2 500 en région parisienne. Un tiers de ces demandes concernait l'entrée en 6e, les deux tiers l'entrée au lycée.
Grâce à cela, à Paris, par exemple, le rectorat a indiqué que 82 % des demandes répondant à des critères sociaux ont été acceptées. La municipalité socialiste s’attribuera-t-elle le mérite de l'assouplissement de la carte scolaire et retira-t-elle le bénéfice d’une plus grande diversité sociale aux prochaines municipales?
Au final, les taux de satisfaction des demandes des familles ont progressé en s'établissant respectivement à 77 % au niveau du collège et 67% au niveau du lycée %, en hausse de 10 et 6 points de plus que l'année dernière.
La suppression de la carte scolaire sera progressive, concertée et équilibrée
La suppression de la carte scolaire, à terme, se fera de manière progressive pour ne pas désorganiser les établissements. Les établissements qui perdront des élèves en raison de la suppression de la carte scolaire conserveront leurs moyens et les mobiliseront pour améliorer la réussite de leurs élèves, par exemple au travers de projets personnalisés de réussite éducative.
Au cours de l'année 2007-2008, une campagne d'information sera également mise en place à destination de toutes les familles, notamment les plus modestes, pour leur indiquer l'existence de cette nouvelle liberté.
La réforme ne remet pas en cause la règle générale qui permet aux familles d'inscrire leurs enfants dans l'établissement le plus proche de leur domicile. Elle ne remet pas davantage en cause le pouvoir des maires de maintenir une sectorisation pour les écoles primaires, qui ne sont pas concernées par ces mesures.
Par ailleurs, la suppression de la carte scolaire s'accompagnera de la mise en place d'outils de régulation destinés à assurer une véritable diversité sociale dans les écoles.
Finalement, cette nouvelle liberté offerte aux familles aboutira non seulement à améliorer la mixité sociale et géographique des établissements, mais aussi à renforcer l'égalité des chances. L'objectif est, à terme, de permettre à chaque élève de suivre sa scolarité dans l'établissement de son choix.
Le rôle de la presse est-il toujours d’informer, ou consiste-t-il désormais à dénigrer ?

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vendredi 14 septembre 2007

Des élus de gauche font de la ‘défiance citoyenne’

Ils sont maires mais se situent au-dessus des lois
La loi, c’est eux ! La prévention prônée par la gauche commencerait-elle par l’exemple de l’illégalité ?
Ils sont huit maires de gauche du département des Hauts-de-Seine, dans la région parisienne, qui se mettent hors-la-loi : ils annoncent dans une lettre ouverte au ministre de l'Immigration Brice Hortefeux qu'ils continueront de protéger les étrangers sans papiers et ne céderont pas aux menaces de poursuites. D’où viennent, croyez-vous, les actes d’incivilité dans la banlieu centre-nord de Paris?
"Nous rappelons que nous menons des actes citoyens (!) pour protéger les habitants qui vivent, travaillent, étudient dans nos communes. Nous sommes les maires de tous, quelles que soient la nationalité ou l'origine. Notre rôle est d'aider chacun à trouver sa place au sein de notre société commune", écrivent les élus dans ce texte transmis à la presse.
Les villes de Bagneux (Marie-Hélène Amiable, PCF -La députée de la 11e circonscription des Hauts-de-Seine Janine Jambu, ex-maire PCF de Bagneux, a été condamnée jeudi 18 mai par le tribunal correctionnel de Nanterre à quatre mois de prison avec sursis et cinq ans d'inéligibilité pour «prise illégale d'intérêts» dans une affaire de subventions.), Chaville (Jean Levain , Parti radical) , Clamart(Philippe Kaltenbach, PS) , Clichy-la-Garenne (Gilles Catoire, PS), Gennevilliers (Jacques Bourgoin, PCF), Fontenay-aux-Roses (Pascal Buchet, PS), Nanterre (Patrick Jarry, PCF) , Malakoff (Catherine Margaté, PCF) réagissaient ainsi aux lettres reçues de préfets, qui les mettent en garde contre les opérations de soutien aux sans-papiers.
L'aide au séjour irrégulier est un délit pénal. Les préfets dénoncent notamment les opérations de "parrainage" et diverses autres décisions de soutien en faveur d'étrangers en situation irrégulière.
En déplacement à Lyon, où il visitait un centre d'apprentissage de la langue française pour des réfugiés en situation régulière, Brice Hortefeux a déclaré qu'il n'avait pas encore pris connaissance de cette lettre.
Mais, a-t-il ajouté, "Il faut que la loi soit respectée. Il n'y a pas d'extraterritorialité".
Brice Hortefeux a réuni mercredi à Paris une vingtaine de préfets dont les efforts dans l’application de la loi en matière d'expulsions ne sont pas jugés probants.
Le ministre veille à ce que la loi ne soit pas bafouée et que le nombre des expulsions pour 2007, sur lequel Nicolas Sarkozy a été élu, soit atteint. Outre l'entrée dans l'Union européenne de la Bulgarie et la Roumanie, qui ont régularisé de fait nombre de résidents de ces pays, les autorités se heurtent à de vives résistances.
"Votre vision obsessionnelle du chiffre en matière de politique d'immigration est d'autant plus condamnable que ce sont des êtres humains qui sont en jeu", accusent ces huit maires sincèrement compassionnels de gauche –et pas démagogues, pour un sou de contribuable et qui ne pensent pas un instant aux municipales de mars 2008- (4 PCF, 1 Radical et 3 PS) s’adressant à Brice Hortefeux, mais peut-être davantage à leurs électeurs.

Un cours d'instruction civique s'impose!

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Les tests ADN contre l’escroquerie à l’immigration

Regroupement familial: des associations s'insurgent contre les tests ADN
Que cherchent les organisations ? La colonisation du pays ? Pas de repentance coloniale en vue...
Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux n'a pas exclu jeudi l'instauration de tests ADN pour vérifier l'authenticité des documents d'état-civil présentés lors des demandes de regroupement familial. "Aucun sujet ne doit être tabou", a déclaré B. Hortefeux lors d'un déplacement à Lyon, à la suite du dépôt d’un amendement UMP à son texte sur l'immigration qui prévoit l'instauration de tels tests.
"J'observe qu'aujourd'hui, 11 pays européens ont initié cette réforme. On ne peut pas faire l'économie d'une réflexion au Parlement", a ajouté le ministre. "Cela nécessite une évolution, mais je rappelle que ces tests ADN seront proposés à des volontaires".
La Ligue des droits de l'Homme (LDH) s'en indigne et fait aussitôt un procès d’intention au gouvernement. "L'hypocrisie qui consiste à prétendre que le test ADN ne sera que 'proposé' et non imposé (...) ne trompe évidemment personne: nul ne sera obligé de passer le test... ni d'obtenir un visa".
Figée dans ses principes inadaptés au monde tel que nous le connaissons, la LDH "Faut-il rappeler que l'article 16-13 du Code civil interdit formellement toute 'étude génétique des caractéristiques d'une personne' (exactement : ‘Nul ne peut faire l'objet de discriminations en raison de ses caractéristiques génétiques’- inséré par Loi nº 2002-303 du 4 mars 2002 art. 4 -Journal Officiel du 5 mars 2002), sauf 'à des fins médicales ou de recherche scientifique'? Seul un magistrat peut ordonner le recours aux empreintes génétiques pour établir une filiation. Mais ce qui est bon pour les Européens ne l'est plus pour certaines catégories d'étrangers qui relèvent apparemment d'une immigration que la majorité parlementaire ne veut plus 'subir'", dénonce la LDH dans un communiqué.
La citation du Code Civil par la LDH est tronquée : elle est partielle et partiale (clin d’œil à Miss Boulettes…), puisque, n’en déplaise à la LDH qui n’est guère fiable et nous trompe, l’article 16-11 stipule : « L'identification d'une personne par ses empreintes génétiques ne peut être recherchée que dans le cadre de mesures d'enquête ou d'instruction diligentées lors d'une procédure judiciaire ou à des fins médicales ou de recherche scientifique. En matière civile, cette identification ne peut être recherchée qu'en exécution d'une mesure d'instruction ordonnée par le juge saisi d'une action tendant soit à l'établissement ou la contestation d'un lien de filiation, soit à l'obtention ou la suppression de subsides. Le consentement de l'intéressé doit être préalablement et expressément recueilli. Lorsque l'identification est effectuée à des fins médicales ou de recherche scientifique, le consentement de la personne doit être au préalable recueilli. » Cette opération de contrôle des sources juridiques pourrait être effectuée par le journaliste… Elle permettrait aux lecteurs de faire confiance aux professionnels et aux organisations qui se piquent de moralité politique…Et d’épargner à PaSiDupes cette suspicion qui s’avère encore une fois légitime et justifiée!
Pourquoi la LDH met-elle en cause l’intégrité et la neutralité du magistrat qui seul peut ordonner le recours aux empreintes génétiques ? Le Syndicat de la Magistrature (SM) ne devrait pas tarder à exprimer son indignation !…
Ce qui fait question est d'une part le terme de ‘discrimination’ et d'autre part le parti pris de la LDH, qui n’est pas prête à muter en LDF (Ligue des Droits des Français).
Avant même d’avoir pris connaissance du texte de l’amendement, à l’inverse de ce que la LDH avance, l'amendement, adopté mercredi en commission des Lois lors de l'examen du projet de loi Hortefeux, qui sera examiné en séance publique à partir de mardi prochain, vise à permettre au demandeur d'un visa de long séjour dans le cadre d'un regroupement familial de demander la comparaison de ses empreintes génétiques ou de celles de son conjoint avec celles des enfants mineurs concernés par la demande.
Deuxième garantie ignorée par la LDH, décidemment sujette à caution-, cette comparaison aux frais du demandeur –et non du contribuable- serait réalisée "dès lors que les agents diplomatiques ou consulaires auraient exprimé un doute sérieux sur l'authenticité de l'acte d'état-civil présenté" pour la demande.
Auteur de l'amendement, le député UMP Thierry Mariani, rapporteur du projet de loi, soutient que sa proposition permettrait d'accélérer les procédures de regroupement familial dans certains cas. "Quand les gens demandent des regroupements familiaux (...), nos services consulaires passent un temps assez long à vérifier ces actes", a expliqué le député du Vaucluse sur Europe-1, précisant que "les actes d'état-civil dans certains pays sont faux, entre 30 et 80%, selon un certain rapport du Sénat". Un détail pour la LDH qui a frontières ouvertes sur le dos des Français, comme on a table ouverte.
Conclusion: "les gens qui sont honnêtes attendent par moments un an à un an et demi que leurs enfants les rejoignent et certains essaient de frauder", a-t-il ajouté, soulignant qu'un test ADN offrirait une "preuve immédiate" du lien de parenté. C'est "quelque chose qui fonctionne, qui respecte les libertés dans plus d'une dizaine de pays", a-t-il rappelé, citant le Danemark, la Norvège, ou la Suède (‘miroir de la France dans 20 ans’, selon ‘Segonordic’ (cf. libellé PaSiDupes à ‘Gonordisk’) et à sa créature, Sa Cynique Majesté Royal : que serait la France devenue dans 20 ans, après déjà vingt ans d’immigration non choisie ?…
Cet amendement a été évidemment dénoncé par l'opposition et a été accueilli avec réticence par une partie de la majorité. Lors de la réunion de la commission, l'ex-maire socialiste du 13° arrondissement, Serge Blisko (photo), qui n’a pas peur des phrases chocs, a protesté contre le risque d'un "fichage génétique" des étrangers et mis en garde sur les conséquences de ce "changement fondamental dans le droit de la famille". Le député PS de Paris a jugé la réforme inapplicable en raison de l'absence de laboratoire capable de conduire des tests génétiques dans les pays visés par la mesure.

La commission a adopté l'amendement Mariani. Plusieurs députés de la majorité ont toutefois partagé ces craintes. François Goulard (UMP) a ainsi rappelé que "la filiation, en droit français, ne repose pas sur la génétique" : la législation aurait-elle décidemment besoin d’un coup de jeune ?
Si la génétique n’est pas le critère unique, il n’est pas inutile de rappeler que la filiation naturelle a encore cours. Mais est-elle devenue tellement obsolète qu’elle serait bientôt remplacée par la filiation par persécution politique ou difficultés économiques n'est pas encore inscrite au Code Civil... ?

Chiffres pour mémoire:
- 1,7 million d’immigrés en France, soit 35% des immigrés et 2,7% de la population totale étaient originaires d’un pays de l’Union européenne étendue à 25.
- 1,5 million d’immigrés, soit 31% des immigrés et 2,4% de la population totale, sont originaires d’Afrique du Nord. Ce nombre est en hausse de 220 000 par rapport à 1999.
- 570.000 immigrés, soit 12% des immigrés et moins d’1% de la population totale, sont en provenance d'Afrique sub-saharienne. Ce chiffre est en hausse de 45 % par rapport à 1999.
-> Ainsi, et officiellement, plus de 2 millions d’immigrés viennent d’Afrique, origine majoritaire soit 43% des immigrés et 3,4% de la population française.

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jeudi 13 septembre 2007

Justice en France : plutôt tzigane que harkie

Frêche relaxé, mais préfet condamné…

La justice est-elle de gauche?

Le tribunal correctionnel de Paris a condamné jeudi le préfet d'Indre-et-Loire, Paul Girot de Langlade, à 2.000 euros pour "provocation à la haine raciale", en l'occurrence envers les gens du voyage qu'il a jugés dans une interview à "La Nouvelle République du Centre-Ouest", le 23 novembre 2006, " trop sur le département". Il justifiait son observation en disant que "chacun sait que quand ils arrivent quelque part, il y a de la délinquance".Il avait ajouté : "Ce sont des voleurs, et comme vous le dites bien, c'est avec l'argent sale qu'ils payent leurs superbes voitures et caravanes". Personne n'avait remarqué

Saisi par le MRAP, le tribunal a estimé que Paul Girot de Langlade "signifiait clairement à ses lecteurs que les gens du voyage constituaient un groupe nuisible et criminogène" et qu'il tendait ainsi "à susciter chez ses administrés un vif sentiment de rejet visant indistinctement un groupe de personnes à raison de leur appartenance ethnique".

Il a spécifié que cette condamnation sera inscrite au casier judiciaire du prévenu "afin que chacun puisse savoir que, même prononcés par un préfet de la République, les propos litigieux tombent sous le coup de la loi".

En 2004, le même tribunal avait relaxé Paul Girot de Langlade, alors préfet du Vaucluse, pour avoir déclaré le 23 octobre 2002 lors d'une conférence de presse à Carpentras que les gens du voyage "vivent d'escroquerie et de rapines". Si le procureur avait estimé que la diffamation était constituée, le tribunal ne s'était pas prononcé sur ce point, jugeant que le représentant des nomades, Michel Debart, avait mal formulé la poursuite. Le MRAP avait-il alors fait sa loi au tribunal ?

En revanche, ce MRAP était manifestement absent au moment de rendre justice et honneur aux harkis.

Georges Frêche (ci-contre), président de la Région Languedoc-Roussillon, poursuivi pour avoir traité des harkis de "sous-hommes" (les ‘unter Menschen’ ), a été relaxé jeudi en appel, une décision en faveur du probable candidat aux sénatoriales, exclu du PS pour ‘ses écarts de langage’, prononcée 'à la surprise générale, qu’aucune agence impartiale ne qualifie de ‘honte générale’. Aucune ne suggère un accompagnement psychiatrique.

Le champ de compétence du MRAP ? En première instance, Georges Frêche avait écopé d'une amende de 15.000 euros. Et lors de l'audience d'appel, l'avocat général avait requis la confirmation de cette condamnation pour injure raciale lors d'un hommage, en février 2006, à un ancien leader pied-noir : Frêche s'en était pris à des harkis qui avaient assisté le même jour à une manifestation similaire de l'UMP. Frêche n’a pas même l’ambition de l’entrebâillement, il est borné : c’est un âne lourdement bâté… "Vous êtes allés avec les gaullistes (...) Ils ont massacré les vôtres en Algérie (...). Ils les ont égorgés comme des porcs. Vous faites partie de ces harkis qui ont vocation à être cocus jusqu'à la fin des temps (...). Vous êtes des sous-hommes, vous êtes sans honneur", avait lancé Frêche. Ca a dû lui échapper, un mot malheureux, selon le tribunal. Le MRAP a-t-il fait son choix entre les Français, Paul Girot de Langlade ou les harkis et les tziganes ? Comment le MRAP réussit-il à ne pas considérer que Frêche tendait ainsi "à susciter chez ses administrés un vif sentiment de rejet visant indistinctement un groupe de personnes à raison de leur appartenance ethnique" ?


Ces propos avaient suscité une vive réaction en France au sein de la communauté harkie. Le MRAP n’en avait pas été ému. Ils avaient aussi valu au puissant président de la région Languedoc-Roussillon une suspension de deux ans de la direction du Parti socialiste.


Jeudi, son avocat qui est supposé participer à l’éclatement de la vérité’ ( ?) se réjouissait de "la fin d'un procès contre la vérité". La Cour d'appel, a analysé Me Gilles Gauer, "exprime d'une part que les propos ne s'adressaient d'aucune manière à la communauté harkie mais à deux individus"... Il faut oser : il l’a fait ! C’est tout à l’honneur de la profession qui ne s’indigne pas des propos d’un des siens. La profession est-elle pourrie ? L'avocat a souligné par ailleurs l'absence de connotation raciale dans les propos "puisqu'on dénonçait le manque d'honneur des personnes dont il s'agissait". On peut le dire des harkis (certains, nuance!), mais surtout pas des tziganes. Pas même de deux d’entre eux ?


Les associations de harkis en revanche, qui ont annoncé leur intention de se pourvoir en cassation, ont laissé éclater leur ‘juste colère’.

"Ce n'est même plus de la colère, ça devient de la haine. On avait confiance dans la justice mais aujourd'hui la justice ne respecte pas la communauté harkie", a déclaré Abdelkrim Klech, président du collectif national Justice pour les Harkis, partie civile. "On relaxe Frêche, alors la justice reconnaît que les harkis sont des sous-hommes", s'est-il indigné. Motus du côté du MRAP…


Quant à Abdelkader Cheibaïki, président de l'association Justice Information et Réparation pour les harkis, à qui les propos s'adressaient, il s'est déclaré "abasourdi" par l'arrêt de la cour d'appel: "C'est inadmissible, on ne se laissera pas faire", a-t-il lancé.


La relaxe intervient deux jours après une condamnation de Georges Frêche: mardi, il a écopé, en appel, d'une amende de 1.500 euros pour avoir affirmé (‘laissé entendre’, selon l’agence de presse) que des policiers brûlaient des voitures lors des violences urbaines de l'automne 2005.


Habitué des ‘écarts de langage’, Frêche a été exclu du PS au début de l'année, ... deux mois (!), après avoir jugé anormale la proportion de Noirs dans l'équipe nationale de football. Le MRAP a-t-il perçu "un vif sentiment de rejet visant indistinctement un groupe de personnes à raison de leur appartenance ethnique"?


Reste que le patron de la région Languedoc-Roussillon règne sur cette région en despote (mais ‘sans partage’, selon l’agence de presse impartiale) et a déjà dévoilé son avenir proche: il a annoncé son intention de quitter la présidence de l'Agglomération de Montpellier l'an prochain - prenant le soin de désigner lui-même son successeur - et de se présenter aux sénatoriales (neuf ans...). La région Languedoc-Roussillon aurait-elle opté pour le système monarchique ?


Et l'agence de presse d'en profiter pour affirmer qu'il fourmille de projets pour la Région: il espère la garder aux prochaines élections, malgré ses déclarations ‘à l'emporte-pièce’ (selon l’indulgente agence de presse militante). Une région qu'il veut voir figurer au 10è rang des régions françaises dans les trois ans, contre le 17è rang qu'elle occupe actuellement, a-t-il déclaré récemment sur France Bleu Hérault.


Ainsi, outre sa bienveillante banalisation de propos odieux, l’agence de presse semble bien faire déjà campagne pour l’ignoble individu. Et les occasions pour le moins douteuses saisies par ces journalistes pour militer sont merveilleusement bien adaptées au personnage. Elles sont révélatrices d’un certain état de la presse. Dans un autre registre, celle-ci ne vaut pas mieux que la presse people, ou ‘trash’ dans le cas Frêche. Ensemble, ils se situent au niveau du caniveau.


Le MRAP enfin se déconsidère toujours davantage au point de ne pas être plus crédible aujourd’hui qu’hier. Le MRAP est sectaire, par nature.


Justice en France : plutôt tzigane que harkie ? Et socialiste, de préférence, puisqu'à l'évidence la justice a des préférences... Rachida Dati, dans quel guépier vous êtes-vous fourvoyée?...

Mais est-ce ça, la France ? La justice, et certains de ses juges, sont dans une mauvaise passe : ils sont inexcusables, mais puissent les harkis leur pardonner !

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mercredi 12 septembre 2007

Retraites : régimes spéciaux anachroniques et injustes

Le gouvernement devra améliorer la méthode
Peu importe qu’ils menacent le pays d’un hiver 1995 qui vit la France paralysée par la grève des cheminots, obligeant Alain Juppé à capituler. La réforme des régimes spéciaux de retraite des grandes entreprises publiques est annoncée clairement dans le programme de Nicolas Sarkozy, elle est aussi assumée désormais par les socialistes eux-mêmes. «Cette réforme, elle est prête, parce qu'elle est très simple à faire. Il s'agit d'aligner les régimes spéciaux sur celui de la fonction publique, une mesure d'équité que tous les Français comprennent», a déclaré le Premier ministre sur Canal+.
Elle est nécessaire puisque les privilèges hypocritement baptisés ‘avantages acquis’ et consentis aux bénéficiaires de ces régimes spéciaux génèrent mécaniquement un déficit annuel de l'ordre de 4,5 milliards d'euros. En d'autres termes, la retraite privilégiée des agents d'EDF de la SNCF ou de la RATP est financée par le reste d'une collectivité priée de se serrer la ceinture.
A l'heure où l'on cherche des solutions pour sauver notre système de retraite dans son ensemble, autant commencer par ce qui saute aux yeux. Imagine-t-on un instant que la grande discussion de 2008 sur la deuxième phase de la loi Fillon, qui durcira nécessairement l'accès aux droits à la retraite de l'ensemble des Français, puisse débuter sans que le cas des régimes spéciaux ait été traité ? Peut-on accepter une société inégalitaire dans laquelle certains cotiseraient 41 ans et d'autres 37,5 ?
L'opinion est prête, l'opposition aussi. En dépit des rodomontades de circonstance, les syndicats eux-mêmes ont fini par s'y résoudre. Seuls les extrémistes de SUD-Rail et, dans une moindre mesure, la CGT, brandissant la menace d'un cataclysme social, persistent à défendre une ligne Maginot absurde. Leur surenchère démagogique, aussi ridicule qu’intenable : alignons le régime général des retraites sur les régimes spéciaux ! - achève de les décrédibiliser. Reculer sur un tel sujet face aux jusqu'au-boutistes, c'est renoncer par avance à tout le reste. Il s’agit pour le gouvernement de ne pas caler sur les régimes spéciaux, s’il veut mener les réformes indispensables dont la France a besoin pour sa modernisation.

Puisqu'il dispose du consensus quasi général des partenaires sociaux et de l'opposition, le seul défi de F. Fillon est une mise en place sans hâte ni brutalité. La fonction publique, à cet égard, n’a pas été ménagée : on peut parler d’une charge à la hussarde que la nécessité et l’urgence ne justifient pas lorsque l’humain est en cause. La question de la méthode est donc loin d'être secondaire et le Premier ministre devra faire la démonstration de son respect des Français.
François Hollande a d’ailleurs mis en garde dimanche le gouvernement contre toute «précipitation» et toute «brutalité». Le Premier secrétaire du PS a demandé un effort au Premier ministre et F. Fillon ne doit pas tout faire capoter ! «Il a une formule qui à mon avis n'est pas forcément la bonne de dire 'maintenant nous sommes prêts à prendre un décret ou une loi'. Non. Je crois que la bonne manière de faire, c'est ouvrir la négociation, laisser du temps aux partenaires sociaux pour conclure», a déclaré François Hollande. «S'ils n'y parvenaient pas, c'est aux pouvoirs publics de reprendre effectivement l'initiative. On peut donner un délai de trois à six mois», a-t-il jugé. «Aujourd'hui, ce n'est pas un signal qui doit être donné, c'est une négociation qui doit être ouverte.»
Les récentes cachotteries du gouvernement ont déjà irrité suffisamment les syndicats pour ne pas en rajouter. Plutôt que de faire de grands mystères autour d'un décret fantôme, pourquoi ne pas dire les choses simplement ? L'instauration d'une nouvelle relation de confiance avec les partenaires sociaux mérite bien un effort de transparence. Certes, Sud (-Rail) ne sait rien faire d’autre que de menacer : en refusant systématiquement le dialogue, il est en cohérence avec ses mobiles révolutionnaires, mais en se mettant hors-jeu, il ne doit pas pousser des cris d’orfraie. Quant au gouvernement, à l’occasion de ces négociations, il devra créer un nouveau climat relationnel qui permettra d’aboutir à un meilleur équilibre des finances publiques et des relations entre les Français, mais aussi préparer, pour les réformes à venir, les conditions d’une meilleure confiance dans le dialogue.

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Retraites : le PS évolue sur le sujet des régimes spéciaux

Valls, favorable à de profonds changements de la vision du PS

Le député socialiste Manuel Valls se prononce pour l'allongement de la durée des cotisations et la fin des régimes spéciaux dans un entretien publié lundi dans Les Echos et souhaite du même coup de profonds changements dans la position du Parti socialiste sur les retraites et les 35 heures.

Le député-maire d'Evry estime que le PS "doit se battre avec les partenaires sociaux pour préserver le système de retraites par répartition". Mais pour cela il faut "dire la vérité aux français: l'allongement de la durée de vie rend inéluctable la hausse du nombre d'années de cotisations et les régimes spéciaux doivent être alignés sur le régime général".

A propos des 35 heures, M. Valls estime que leur généralisation ne lui "semble plus adaptée". "S'il y a besoin d'augmenter la durée du travail dans certains secteurs (...) nous devons pouvoir le faire par la négociation". Il faut tourner la page des 35 heures et penser la durée du travail sur toute une vie".

Concernant l'entreprise, le député socialiste veut la mettre "au coeur du projet" socialiste, "notamment les PME car ce sont surtout elles qui créent de la richesse".

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mardi 11 septembre 2007

Le pouvoir de nuisance des syndicats en France

Moins de 2 M de militants peuvent paralyser un pays de 60 M d’habitants
C’est en France… Dans notre pays, le pouvoir n’est pas exercé autant par les élus que les électeurs le pensent et que ceux-ci seraient en droit de l’espérer, en démocratie.
C’est que l’Ancien régime et la république ont plus en commun qu’il n’y paraît.

Ce qui les distingue, d’abord, on le sait, c’est essentiellement la démocratie. Mais ce qu’on ne sait pas aussi clairement, c’est que le pouvoir démocratique légitimé par les urnes est détourné par une minorité, à son profit. Et tous les Français passés au moule de l’Education nationale marxisante, de tourner le regard vers le patronat, mais aussi bien vers le pouvoir politique ! Au moins sont-ils représentatifs puisqu’élus par des majorités d’individus ou/et légitimés par la réussite. Comment les syndicats se situent-ils à côté de ces groupes? Dans les partis et les syndicats, on se coopte, on se pousse et on travaille à se maintenir : outre la présence des médias, les avantages fiscaux et les régimes spéciaux de retraite les y motivent puissamment. Ils vivent dans des bulles.
Mais qu’est-il donc advenu des trois ordres de l’Ancien régime: le clergé, la noblesse et le Tiers-Etat. Le Tiers-Etat est toujours constitué des salariés, tandis que la noblesse a cédé le pouvoir aux classes dirigeantes (élus, patronat et décideurs en tout genre), mais au clergé se sont substitués les syndicats. Rien de changer sur l’essentiel… Voyez la CGT dans ses œuvres ! Le nouveau clergé est constitué du haut clergé et du bas clergé. Les apparatchiks forment le haut clergé, les dignitaires, les prélats et la base compose le bas clergé, laborieux et irritable, qu'ils soient les troupes du haut clergé ou ses auxiliaires, comme Solidaires ou SUD, syndicats non reconnus...
Hasardeux parallèle ?
Encore en 2007, les dignitaires du syndicalisme français annoncent en chaire, au JT de 20 heures, ce que la nouvelle noblesse peut dire, et décident de ce qu’il est permis de faire. Déjà le peuple (ex-Tiers-Etat) fourbit ses armes : la piétaille sera envoyée en première ligne, en bus ou en train (et en taxi comme en 14?), au signal des chefs, fourches ou banderoles au poings. Pas de retraits sur salaires toutefois pour le haut clergé des syndicalistes de haut rang…
Que nous prêche donc Monseigneur Jean-Christophe Le Duigou depuis sa chaire de France Info ?
L'annonce dimanche par le Premier ministre que la réforme des régimes spéciaux de retraite